Chantal Aspe
Chantal Aspe
« Les choses de la nature n'ont de statut que celui que les sociétés leur accordent ». C'est à partir de cette hypothèse que les auteurs de cet ouvrage analysent le changement actuel du statut de l'eau dans les pays du Bassin méditerranéen. Peu à peu, l'« eau agricole » laisse place à l'« eau environnementale ». Aujourd'hui, les ouvrages hydrauliques à vocation agricole sont conçus pour rendre des services environnementaux comme la protection de la biodiversité et du paysage, l'arrosage des jardins, la gestion des inondations et du débit d'étiage des rivières ou les recharges de nappe phréatique. Déjà, en 2000, une directive cadre européenne sur l'eau témoignait de ces mutations et les suscitait à travers la nécessité de faire des économies d'eau. Mais ces transformations ne se font pas au même rythme au nord ou au sud du Bassin méditerranéen. D'un pays à l'autre, les formes de résistance et d'adaptation sont très diverses. Les auteurs donnent de ces nouveaux enjeux de partage de l'eau un éclairage multiple, international et pluridisciplinaire. Sociologues, économistes, géographes, spécialistes de l'écologie ou de l'hydrobiologie, ils présentent des expériences issues de leur pays d'origine, la France, l'Espagne, le Maroc, l'Algérie, la Tunisie et l'Italie. Au coeur de l'actualité économique et sociale contemporaine, cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs, enseignants et étudiants qui s'intéressent à la gestion de l'eau en Méditerranée qu'aux décideurs et professionnels en charge de la recomposition de ce secteur.
Cet ouvrage présente une analyse sociologique de la question environnementale depuis son émergence en France à la fin des années 1960 jusqu'à nos jours. Enjeu de mobilisations et de revendications, elle a d'abord eu comme objet la remise en cause du mode de développement industriel avant de devenir un puissant vecteur de normalisation sociale, posant aux sociologues la question des relations entre le politique, l'économique et l'idéologique. La manière dont les différentes disciplines des sciences sociales mais aussi des sciences de la nature se sont emparées de cette question, participe de la construction sociale de cet objet et questionne sur le positionnement actuel des scientifiques face aux enjeux environnementaux.
Cet ouvrage présente une lecture sociologique de la question environnementale dans une perspective historique éclairant les dynamiques contemporaines. Enjeu de mobilisations et de revendications, la question environnementale a d'abord eu pour objet la remise en cause du mode de développement industriel. Elle est ensuite devenue un puissant vecteur de normalisation sociale, posant aux sociologues la question des relations entre le politique, l'économique et l'idéologique. Elle est donc à ce titre un indicateur de changement social et recouvre un champ foisonnant qui constitue son corpus : analyse des nouvelles pratiques et représentations de la nature, conflits d'usages, place et rôle des scientifiques, nouveaux rapports aux risques, émergence d'un mouvement d'écologie politique, repositionnement du secteur économique et prise en charge par le politique, etc. Cet ouvrage universitaire examine la question environnementale dans sa construction scientifique, économique et politique. À ce titre il peut intéresser aussi bien les étudiants que la communauté des chercheurs. Il offre aussi aux décideurs et aux professionnels de l'environnement un éclairage sociologique sur leur domaine d'intervention.
This book reflects the diversity of current approaches and thinking and promotes interdisciplinarity as the only route to a comprehensive understanding of ancient forests as natural and cultural assets.