Charlotte Lemoine
Charlotte Lemoine
"Je ne sais pas ce que je suis, mais je sais ce que j'ai lu", confie le romancier argentin Daniel Link au seuil de cet essai délicieusement personnel. Sur un ton à la fois érudit et badin, il nous parle de cette passion de la lecture à travers laquelle il choisit de se définir. Nous découvrons ainsi ses pratiques successives et éclectiques de lecteur en tant qu'écolier, étudiant, éditeur, journaliste et philologue, mais également en tant que citoyen sous la dictature féroce d'une junte militaire qui interdit des livres, persécute des auteurs et criminalise la lecture. Chemin faisant, Link nous donne les clés des bibliothèques qui l'ont accompagné au cours de sa vie et nous présente ses maîtres et ses auteurs de prédilection, passeurs de livres de tous horizons, qui ont notamment pour noms Borges, Sábato, Cortázar et Piglia, ou Saint-Exupéry, Barthes et Deleuze. Hommage à la lecture, cette Autobiographie vient nous rappeler que les textes qui nous marquent nous réapprennent chaque fois à lire différemment, mais nous aident aussi à mieux comprendre qui nous sommes et le monde auquel nous appartenons.
"Je ne sais pas ce que je suis, mais je sais ce que j'ai lu", confie le romancier argentin Daniel Link au seuil de cet essai délicieusement personnel. Sur un ton à la fois érudit et badin, il nous parle de cette passion de la lecture à travers laquelle il choisit de se définir. Nous découvrons ainsi ses pratiques successives et éclectiques de lecteur en tant qu'écolier, étudiant, éditeur, journaliste et philologue, mais également en tant que citoyen sous la dictature féroce d'une junte militaire qui interdit des livres, persécute des auteurs et criminalise la lecture. Chemin faisant, Link nous donne les clés des bibliothèques qui l'ont accompagné au cours de sa vie et nous présente ses maîtres et ses auteurs de prédilection, passeurs de livres de tous horizons, qui ont notamment pour noms Borges, Sábato, Cortázar et Piglia, ou Saint-Exupéry, Barthes et Deleuze. Hommage à la lecture, cette Autobiographie vient nous rappeler que les textes qui nous marquent nous réapprennent chaque fois à lire différemment, mais nous aident aussi à mieux comprendre qui nous sommes et le monde auquel nous appartenons.
Volatilisé en 1946, le Journal d'Alfred Rosenberg, l'« idéologue » du parti nazi, a été retrouvé aux États-Unis en 2013 après de longues recherches. Publié pour la première fois, il s'agit d'un document majeur et exceptionnel par un familier d'Hitler, qui écrit pour l'Histoire, conscient d'en être un témoin unique. Le Journal offre ainsi une compré¬hension du national-socialisme, du rôle d'Hitler et de la mise en oeuvre de la Shoah. Mais pas seulement...Acteur à l'influence considérable, responsable des persécutions et du pillage de l'Europe - pour ses crimes, il sera jugé et exécuté à Nuremberg -, Rosenberg livre une version détaillée des événements, rend compte de ses échanges avec Hitler, qu'il conseille servilement au quotidien, toujours prêt à changer d'avis si la nécessité fait loi. Sans effets particuliers, son écriture témoigne de ses obsessions, l'antisémitisme au premier chef mais aussi la détestation de tous ses pairs à l'instar de Goebbels et Himmler.Néanmoins, si Rosenberg fut le penseur du nazisme, ses notes intimes montrent qu'il se révèle impuissant à convaincre pour réaliser la révolution de la Grande Allemagne. Ainsi, la disparition programmée de l'Église catholique ou l'assassinat de tous les bolcheviques qu'il hait par-dessus tout. Présenté et commenté par deux des meilleurs historiens du nazisme, le Journal offre, comme rarement on l'a lu, une plongée au coeur de la machinerie nazie et dans l'intimité du Führer.
Volatilisé en 1946, le Journal d'Alfred Rosenberg, l'« idéologue » du parti nazi, a été retrouvé aux États-Unis en 2013 après de longues recherches. Publié pour la première fois, il s'agit d'un document majeur et exceptionnel par un familier d'Hitler, qui écrit pour l'Histoire, conscient d'en être un témoin unique. Le Journal offre ainsi une compré¬hension du national-socialisme, du rôle d'Hitler et de la mise en oeuvre de la Shoah. Mais pas seulement...Acteur à l'influence considérable, responsable des persécutions et du pillage de l'Europe - pour ses crimes, il sera jugé et exécuté à Nuremberg -, Rosenberg livre une version détaillée des événements, rend compte de ses échanges avec Hitler, qu'il conseille servilement au quotidien, toujours prêt à changer d'avis si la nécessité fait loi. Sans effets particuliers, son écriture témoigne de ses obsessions, l'antisémitisme au premier chef mais aussi la détestation de tous ses pairs à l'instar de Goebbels et Himmler.Néanmoins, si Rosenberg fut le penseur du nazisme, ses notes intimes montrent qu'il se révèle impuissant à convaincre pour réaliser la révolution de la Grande Allemagne. Ainsi, la disparition programmée de l'Église catholique ou l'assassinat de tous les bolcheviques qu'il hait par-dessus tout. Présenté et commenté par deux des meilleurs historiens du nazisme, le Journal offre, comme rarement on l'a lu, une plongée au coeur de la machinerie nazie et dans l'intimité du Führer.