Christa Wolf
Christa Wolf
Christa T., l'héroïne de ce roman, se meurt avant l'heure, avant même l'âge mûr : elle est atteinte de leucémie. Avec elle s'éteint une quête de l'idéal, une recherche de la perfection. La mort brutale de cette femme est l'occasion pour la narratrice de brosser le portrait de son amie. Documents, extraits de journaux, témoignages vont enrichir son discours pour donner une forme romanesque originale. Au-delà d'une héroïne, militante pour un monde meilleur, c'est toute la déception d'une génération allemande que décrit là Christa Wolf. Deuxième roman de l'auteure, publié en 1969 en Allemagne de l'Est, Christa T. a valu à Christa Wolf un retentissement international. Traduit de l'allemand par Marie-Simone Rollin Traduction révisée par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein préface d'alain lance.
Los Angeles, la ville des anges. La narratrice doit y séjourner neuf mois, au début des années 1990, après avoir obtenu une bourse de recherche. Il s'agit pour elle de percer un secret : dans quel but Emma, sa chère amie, lui a-t-elle remis avant de mourir une liasse de lettres qu'une certaine L., allemande comme elle, mais émigrée aux États-Unis, lui avait écrites ? À la recherche de L. dans la ville des anges, donc. Là où trouvèrent refuge beaucoup d'émigrés allemands fuyant le nazisme. Brecht, Thomas Mann. Là où Christa Wolf elle-même s'installa deux ans après la réunification de l'Allemagne pour se protéger des incriminations qu'eurent alors à subir nombre de ceux qui étaient nés de l'autre côté du Mur. La découverte de l'Amérique, anges et enfers, au moment même où l'Histoire ne laisse plus le choix et vous contraint à entreprendre un douloureux travail sur soi que l'éloignement permet enfin. Christa Wolf, née en 1929 en Prusse, est l'un des plus grands écrivains de langue allemande. Son œuvre, traduite dans le monde entier, a été largement distinguée en Allemagne par les prix les plus prestigieux : Prix national de la RDA, prix Georg Büchner, prix Thomas Mann et prix Uwe Johnson, parmi d'autres. Elle est décédée le 1er décembre 2011. Traduit de l'allemand par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein Renate Lance-Otterbein et Alain Lance ont traduit Christa Wolf, Volker Braun et Ingo Schulze. Elle a été chercheuse au CNRS. Il a dirigé la Maison des écrivains et publié plusieurs livres de poésie.
En 1935, Maxime Gorki avait invité les écrivains du monde entier à raconter une journée de leur vie, la même pour tous : le 27 septembre. L'idée avait été reprise en 1960, et une nouvelle génération s'était alors essayée à l'exercice. À cette date, Christa Wolf eut envie de relever le défi, elle tint donc la chronique de cette journée du 27 septembre 1960, puis, prise par le jeu, s'astreignit à cette discipline jusqu'à sa mort, survenue le 1er décembre 2011. Un premier volume de ce Journal, couvrant les années 1960-2000, a paru en 2006. En voici le deuxième et dernier, celui des années 2001-2011. Au coeur de cette décennie, l'écrivaine assaillie par le doute et rongée par la maladie interroge inlassablement ses faiblesses et ses impuissances. Elle fait face avec courage et lucidité au temps qui passe. Et si l'intérêt de cette chronique des événements courants chez les Wolf et dans le monde entier est d'abord d'offrir une documentation tout à la fois personnelle et historique, l'obstination avec laquelle l'un des plus grands écrivains contemporains s'arc-boute au pacte d'honneur qu'elle a passé avec la vérité est proprement bouleversante. Née en 1929, Christa Wolf est l'auteur d'une oeuvre considérable, traduite dans le monde entier et distinguée en Allemagne par les prix les plus prestigieux. Son dernier roman, Ville des anges, a paru au Seuil en 2012. Elle est décédée le 1er décembre 2011. Traduit de l'allemand par Alain Lance et Renate Lance-Otterbein
« Les lecteurs français de Christa T., Trame d'enfance, Aucun lieu. Nulle part, Cassandre, et de quelques autres livres de la grande écrivaine allemande peuvent désormais découvrir ou redécouvrir en ces pages les prémices d'une des oeuvres essentielles de la littérature contemporaine. » Alain Lance et Renate Lance-OtterbeinLe ciel divisé, paru anciennement sous le titre Le ciel partagé, est le premier roman de Christa Wolf et celui grâce auquel elle connut un immense succès ; traduit dans une vingtaine de langues, adapté au cinéma par Konrad Wolf, grand réalisateur de la RDA, il s'en vendit des milliers d'exemplaires.Quand Rita rencontre Manfred, elle vit dans son village natal où elle exerce un travail alimentaire de peu d'envergure. Mais elle a d'autres rêves. S'éprenant de lui, elle va alors tout quitter pour le suivre en ville, où elle pourra à la fois intégrer une brigade de production d'une entreprise de wagons et devenir institutrice. Nous sommes en août 1961, en RDA, juste avant l'édification du mur de Berlin. Et quand Manfred décide de s'enfuir vers l'Ouest, Rita se trouve face à un dilemme : doit-elle le suivre et demeurer une étrangère dans cette ville inconnue ou rester chez elle, seule ? Ce grand roman de Christa Wolf évoque avec brio la division présente dans chacun de nos êtres lors des choix cruciaux qui jalonnent notre existence. En évoquant la période charnière qui sépara l'Allemagne en deux, elle fait ressurgir la profonde injustice de l'Histoire qui sépare les êtres ; même ceux qui s'aiment.
First published in 1963, in East Germany, Christa Wolf's They Divided the Sky is one of the top 100 Must-Reads (Deutsche Welle). tells the story of a young couple, living in the new, socialist, East Germany, whose relationship is tested to the extreme not only because of the political positions they gradually develop but, very concretely, by the Berlin Wall, which went up on August 13, 1961. The story is set in 1960 and 1961, a moment of high political cold war tension between the East Bloc and the West, a time when many thousands of people were leaving the young German Democratic Republic (the GDR) every day in order to seek better lives in West Germany, or escape the political ideology of the new country that promoted the "farmer and peasant" state over a state run by intellectuals or capitalists. The construction of the Wall put an end to this hemorrhaging of human capital, but separated families, friends, and lovers, for thirty years. The conflicts of the time permeate the relations between characters in the book at every level, and strongly affect the relationships that Rita, the protagonist, has not only with colleagues at work and at the teacher's college she attends, but also with her partner Manfred (an intellectual and academic) and his family. They also lead to an accident/attempted suicide that send her to hospital in a coma, and that provide the backdrop for the flashbacks that make up the narrative. Wolf's first full-length novel, published when she was thirty-five years old, was both a great literary success and a political scandal. Accused of having a 'decadent' attitude with regard to the new socialist Germany and deliberately misrepresenting the workers who are the foundation of this new state, Wolf survived a wave of political and other attacks after its publication. She went on to create a screenplay from the novel and participate in making the film version. More importantly, she went on to become the best-known East German writer of her generation, a writer who established an international reputation and never stopped working toward improving the socialist reality of the GDR.