Christian Authier
Christian Authier
Nicolas Sarkozy a marqué la Ve République comme peu d’autres. Le sarkozysme - En 40 pages décrypte, avec concision et pertinence, l’héritage politique et culturel d’un président qui a divisé la France.
101 chefs-d'oeuvre à voir ou revoir pour traverser sereinement la fin du monde. La liste idéale de Christian Authier (Prix Renaudot de l'essai 2014).
Alexandre Berthet, critique culturel dans un magazine et jeune homme sans souci, voit sa routine bouleversée par un message vocal inattendu : son père, qu'il n'a pas revu depuis plus de vingt ans, souhaite le rencontrer. Abandonné à l'âge de cinq ans, élevé par sa mère jusqu'à son décès puis par sa famille maternelle, Alexandre a grandi avec cette absence. Quel genre d'homme va-t-il découvrir derrière ce père devenu un fantôme ? Entre les couleurs du printemps et de l'automne, Christian Authier déploie une palette de sentiments, de mélodies et de climats dans ce roman autour de la famille et de ses secrets, de l'amour et de l'amitié. Sous les ciels changeants de Toulouse, le soleil de la Costa Brava ou à l'ombre des tilleuls du Lot, la mélancolie et les regrets ont un goût doux-amer.Comme un père est un roman enchanteur, tendre et drôle, qui conjure les déceptions de l'existence par le souffle de l'espérance.Journaliste et écrivain, Christian Authier a publié une vingtaine de livres parmi lesquels Enterrement de vie de garçon (Stock, 2004), Les Liens défaits (Stock, prix Roger-Nimier 2006), De chez nous (Stock, prix Renaudot de l'essai 2014) et Demi-siècle (Flammarion, prix des Hussards 2021).
Dans la lignée du Houellebecq économiste de Bernard Maris, Christian Authier propose un Houellebecq politique en s'appuyant sur ses romans, depuis Extension du domaine de la lutte jusqu'à son dernier, Anéantir, mais aussi sur les entretiens de celui qu'on a cru voir dériver de la gauche antilibérale à la droite néoréac. Mais qui est donc le Houellebecq politique ? Est-il de droite ? De gauche ? Néoréac ? Islamophobe ? Pourfendeur de Mai 68 et de la libération des moeurs ? Apologue d'une sexualité débridée ? Souverainiste ? Décliniste ? Conservateur ? Dénonciateur implacable du libéralisme économique et de la mondialisation ?
Dans la lignée du Houellebecq économiste de Bernard Maris, Christian Authier propose un Houellebecq politique en s'appuyant sur ses romans, depuis Extension du domaine de la lutte jusqu'à son dernier, Anéantir, mais aussi sur les entretiens de celui qu'on a cru voir dériver de la gauche antilibérale à la droite néoréac. Mais qui est donc le Houellebecq politique ? Est-il de droite ? De gauche ? Néoréac ? Islamophobe ? Pourfendeur de Mai 68 et de la libération des moeurs ? Apologue d'une sexualité débridée ? Souverainiste ? Décliniste ? Conservateur ? Dénonciateur implacable du libéralisme économique et de la mondialisation ?
Christian Authier - fils de postiers et lui-même postier éphémère durant sa jeunesse estudiantine - a beaucoup aimé La Poste. De l'épopée héroïque de l'Aéropostale aux choses vues dans les bureaux de poste actuels, des tranches de vie aux descriptions d'un processus au sein duquel l'humain semble disparaître derrière les machines, l'auteur s'interroge : que reste-t-il aujourd'hui de ce service public profondément ancré dans notre mémoire et notre quotidien ? Et du facteur d'antan, dont le rôle social s'opérait naturellement, devenu désormais un homme ou une femme à tout faire moyennant finance ? À quoi ressemblent nos bureaux de poste quand ils ne sont pas supprimés, provoquant un sentiment d'abandon dans une France souvent rurale ? Maniant humour, colère et étude critique, Poste restante est un hommage à un métier autant qu'à la civilisation de l'écrit et de la correspondance.
Christian Authier - fils de postiers et lui-même postier éphémère durant sa jeunesse estudiantine - a beaucoup aimé La Poste. De l'épopée héroïque de l'Aéropostale aux choses vues dans les bureaux de poste actuels, des tranches de vie aux descriptions d'un processus au sein duquel l'humain semble disparaître derrière les machines, l'auteur s'interroge : que reste-t-il aujourd'hui de ce service public profondément ancré dans notre mémoire et notre quotidien ? Et du facteur d'antan, dont le rôle social s'opérait naturellement, devenu désormais un homme ou une femme à tout faire moyennant finance ? À quoi ressemblent nos bureaux de poste quand ils ne sont pas supprimés, provoquant un sentiment d'abandon dans une France souvent rurale ? Maniant humour, colère et étude critique, Poste restante est un hommage à un métier autant qu'à la civilisation de l'écrit et de la correspondance.
Sur fond de guerre en ex-Yougoslavie et de trafic d'armes, un roman trépidant où se croisent un sage prof de fac toulousain, un étudiant croate traqué et des factions rivales des services secrets français qui investissent la Ville rose. Toulouse, 1993. Alors qu'une guerre fratricide déchire la Yougoslavie, Frédéric Berthet, tranquille professeur de lettres à la fac du Mirail, et l'un de ses étudiants, d'origine croate, sont mêlés malgré eux aux ramifications inattendues du conflit sur le sol français. Hypothétiques trafics, dossiers secrets, morts suspectes : les services du renseignement sont de la partie, mais la DST et la DGSE ne poursuivent pas les mêmes objectifs. Hommes de l'ombre et de pouvoir, agents traitants, policiers, espions, barbouzes s'affrontent au gré de règlements de comptes aussi surprenants que violents. Dans une Ville rose à la couleur rouge sang, au coeur de ce Sud-Ouest dont le passé détient peut-être une part de l'énigme, une guerre se déroule, invisible aux yeux du commun des mortels. Et si, derrière cette enquête qui prend l'allure d'une course-poursuite et d'une course contre la montre, se jouait l'ouverture des hostilités d'un conflit encore plus décisif ?
"Parce que c'était lui, parce que c'était moi" : Thomas, vingt-six ans, pourrait dire cela à propos de Robert Berthet, vibrionnant quinquagénaire agent en vins naturels, qui vient de l'embaucher comme assistant. À rebours du salariat classique et des aspirations de son jeune âge, Thomas découvre l'univers du "vin naturel", bio ou bio-dynamique en même temps qu'un monde de fêtes, de dégustations et de frasques. Dans leur ville de province et sur leur route à travers l'Hexagone, ils vont croiser une ribambelle de personnages truculents et improbables. Des heures heureuses les attendent, mais bien plus encore. Dans ce roman empreint de clins d'oeil à la littérature, Christian Authier nous offre une plongée savoureuse dans l'univers du vin naturel où se noue, au fil des ivresses et des humeurs vagabondes, une amitié filiale entre deux hommes en rupture avec leur époque.
"Parce que c'était lui, parce que c'était moi" : Thomas, vingt-six ans, pourrait dire cela à propos de Robert Berthet, vibrionnant quinquagénaire agent en vins naturels, qui vient de l'embaucher comme assistant. À rebours du salariat classique et des aspirations de son jeune âge, Thomas découvre l'univers du "vin naturel", bio ou bio-dynamique en même temps qu'un monde de fêtes, de dégustations et de frasques. Dans leur ville de province et sur leur route à travers l'Hexagone, ils vont croiser une ribambelle de personnages truculents et improbables. Des heures heureuses les attendent, mais bien plus encore. Dans ce roman empreint de clins d'oeil à la littérature, Christian Authier nous offre une plongée savoureuse dans l'univers du vin naturel où se noue, au fil des ivresses et des humeurs vagabondes, une amitié filiale entre deux hommes en rupture avec leur époque.
Nous sommes de ceux pour qui le cinéma a été plus qu'un passe-temps et même plus qu'une passion. Ce « nous » désigne des êtres pour lesquels la vie en vingt-quatre images seconde est au moins aussi précieuse que la « vraie ». Le cinéma nous a offert des modèles, des coups de feu dans la Sierra, des bains improvisés dans la fontaine de Trevi, des courses-poursuites sur le mont Rushmore, des exploits de samouraïs, des petits déjeuners chez Tiffany... Puis, vient un jour où l'on croit avoir tout vu. On se sent un peu orphelin quand Hitchcock, Welles, Hawks, Wilder, Kurosawa, Fellini, Tati, Huston, Kubrick et les autres n'ont plus d'images inédites à nous offrir. On guette le dernier Scorsese ou le dernier Eastwood. Parfois, Allen ou Tarantino suffisent à notre bonheur. Alors il a fallu fréquenter les clandestins, les mal-aimés, les films du « second rayon », ceux traités en trois lignes dans les journaux du mercredi. J'en ai tiré une panoplie cinématographique faite d'oeuvres absentes des palmarès ou des recensions officielles et pourtant produites au coeur de l'industrie hollywoodienne, pour l'essentiel d'entre elles ces vingt dernières années, quelquefois par des cinéastes qui deviendront célèbres comme Michael Mann, Steven Soderbergh ou les frères Coen. Ces films sont nos contemporains, mais à part quelques fanatiques, personne ne les a vus ni aimés. Alors, offrez une dernière séance à Duos d'un jour, La Peur au ventre, Susie et les Baker Boys, Terrain d'entente et les autres. Goûtez-les sans préjugés, vous ne le regretterez pas. Et faites passer.
Dossier : Michel Houellebecq, politique et littérature Laurent Wauquiez - Michel Houellebecq, notre dernier romantique Grand admirateur de Michel Houellebecq, Laurent Wauquiez explique en quoi ses romans apportent un éclairage lucide et féroce sur la société française. Son oeuvre littéraire vaut toutes les analyses politiques, affirme-t-il : elle reflète l'image de notre époque pétrie d'absurdités et de contradictions. Dossier : La fin du droit d'ingérence ? -> Entretien avec Renaud Girard : « Expéditions occidentales en terres d'islam : attention à l'hubris ! » Correspondant de guerre et géopoliticien, Renaud Girard a couvert pour Le Figaro les principaux conflits internationaux, de l'ex-Yougoslavie à l'Afghanistan. Il revient sur son expérience et dresse le bilan mitigé de différentes interventions occidentales. -> Jean-Marie Guéhenno - Pour un universalisme modeste : l'avenir de la responsabilité de protéger Jean-Marie Guéhenno examine comment le concept de « responsabilité de protéger » a évolué en en détaillant les étapes. Après l'abandon de Kaboul en août 2021, il est nécessaire de fixer une politique étrangère interventionniste moins ambitieuse et plus réfléchie. -> Bertrand Van Ruymbeke - États-Unis : diplomatie et guerre (1898-2021) Bertrand Van Ruymbeke raconte cent vingt ans de diplomatie américaine. D'une politique de neutralité et d'arbitrage, l'Amérique s'est progressivement immiscée dans les affaires du monde au fil du XXe siècle, cherchant à imposer ses normes démocratiques. Aujourd'hui, la donne change. -> Entretien avec Hameed Haami - Le fiasco afghan est dû aux erreurs des Américains et à la corruption du régime Le diplomate Hameed Haami décrit vingt ans de présence américaine dans son pays. Il dénonce l'illusion occidentale du nation building et les malversations du régime en place qui ont conduit à une impasse. -> Dmitri Trenin - Interventionnisme russe : 2021, une année charnière La politique étrangère russe recourt de plus en plus aux outils militaires. Après un tour d'horizon historique, Dmitri Trenin décrypte la stratégie que poursuit la Russie, ses objectifs et ses ambitions. -> Alain Karsenty - « L'ingérence environnementale » : le cas des forêts Face à l'urgence écologique, la question se pose de créer un droit d'ingérence environnemental. Seulement comment articuler gestion internationale et souveraineté des états ? Alain Karsenty s'intéresse aux cas des forêts. Et aussi : TonyCorn,SergeSur,ÉdouardGuillaudetThierryMoulonguet Littérature -> Laurence Debray - L'esprit de Santiago du Chili L'auteure de Fille de révolutionnaires (Stock, 2017) retrace le destin d'une famille chilienne riche et excentrique.
Pour Patrick, journaliste dans un grand hebdomadaire parisien, cela ne va pas très fort. À 48 ans, il se rend plus souvent à des enterrements qu'à des mariages. Les années ont filé à la vitesse de la lumière. Un divorce, une carrière de romancier avortée, un fils bientôt bachelier : le bilan n'est pas encombrant. La civilisation du papier à laquelle il appartient cède la place au numérique et aux algorithmes. Une solitude à couper au couteau semble avoir vitrifié les êtres. Heureusement, la compagnie de quelques camarades, des films vus et revus, des bonheurs simples l'empêchent de verser dans la mélancolie et le cynisme. En attendant, quelque part dans Paris, une autre âme seule, blessée avec discrétion, se sent elle aussi à l'étroit dans l'époque. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer et prendre l'air du large. Pour le meilleur ?
Pour Patrick, journaliste dans un grand hebdomadaire parisien, cela ne va pas très fort. À 48 ans, il se rend plus souvent à des enterrements qu'à des mariages. Les années ont filé à la vitesse de la lumière. Un divorce, une carrière de romancier avortée, un fils bientôt bachelier : le bilan n'est pas encombrant. La civilisation du papier à laquelle il appartient cède la place au numérique et aux algorithmes. Une solitude à couper au couteau semble avoir vitrifié les êtres. Heureusement, la compagnie de quelques camarades, des films vus et revus, des bonheurs simples l'empêchent de verser dans la mélancolie et le cynisme. En attendant, quelque part dans Paris, une autre âme seule, blessée avec discrétion, se sent elle aussi à l'étroit dans l'époque. Ces deux-là étaient faits pour se rencontrer et prendre l'air du large. Pour le meilleur ?
Christian Authier en est convaincu : il y a de la place pour un dictionnaire de littérature française loin des sentiers battus et résolument contemporain. Guidé par le goût et la curiosité qu'il exerce depuis quelque vingt ans de critique et d'écriture, il nous invite au vagabondage.Dans ces trouvailles d'un promeneur solitaire, il y a les auteurs morts trop tôt (Frédéric Berthet, Jean-Marc Roberts), ceux depuis trop longtemps (Roger Nimier). Si la part belle est faite aux " hussards " (Blondin, Déon) et à leurs héritiers (Besson, Neuhoff), on trouvera également dans cette anthologie des prix Nobel, des auteurs d'un unique roman ou encore ceux pour happy few. Le trop méconnu Éric Holder côtoie Michel Houellebecq, à l'anarchiste Michel Ragon succède le royaliste Jean Raspail, l'ex-mao Daniel Rondeau croisera le gaulliste Jean Dutourd.Le lecteur en quête de découvertes devrait avoir de quoi se satisfaire. Connaissez-vous Éric Tellenne, Guillaume Clémentine, Eva Kristina Mindszenti, Michael Sebban, Sophie Maurer ? Sans doute pas. Ils sont là. Ils sont cent. Ils vous attendent.
« Les frontières de notre pays sont mouvantes. Elles viennent du passé et ne cessent de se renouveler en guettant l'horizon, elles n'épousent pas une identité nationale réduite à des papiers officiels, une feuille d'impôts ou une carte d'électeur. Pour les dessiner et peindre les visages qui en composent le coeur battant, nous aurons recours à l'Histoire, à la littérature, aux poètes, aux amis, aux vivants et aux morts, à des sentiments ordinaires et rares, à des souvenirs et à des espérances. Nous emprunterons des chemins buissonniers et d'autres plus balisés, des raccourcis et des digressions, des tangentes et des lignes droites. Bienvenue chez nous. »
A 22 ans, Olivier se convertit à l'islam. Avec quelques compagnons, il se lance dans des braquages et des actions spectaculaires, jusqu'à ce que le RAID intervienne à Lille pour mettre fin à cette sombre épopée. Mais Olivier échappe à ses poursuivants et rejoint les Balkans pour mener le djihad...Devenu un soldat d'Allah, traversant un quotidien de cruauté et de vengeance, il croit qu'il va rendre la Bosnie à la communauté des croyants, mais dans l'ombre, des puissances et des intérêts plus importants que lui décident...Soldat d'Allah est un roman d'apprentissage. L'histoire d'un jeune homme idéaliste, à la fois délinquant et combattant, rêvant d'un monde à sa mesure. Cela a un prix.
À quarante-huit ans, Patrick Berthet vient de perdre son père. Pour cet architecte en vue dans une grande ville de province, lui-même père de deux adolescents et amoureux comme au premier jour de celle qui partage sa vie depuis près de vingt ans, vient le moment d'une remise en question. Un temps refoulées, la tristesse et la fatigue provoquées par le deuil s'invitent. Pire : Patrick apprend qu'il est frappé d'une maladie ne lui laissant que quelques mois devant lui. Stoïque, il organise le plus froidement possible son départ jusqu'à ce que les médecins lui annoncent une erreur de diagnostic.Au soulagement succède immédiatement une immense lassitude. Comment vivre encore quand la mort programmée et attendue laisse place à une vie supplémentaire ? Patrick choisit de se cloîtrer dans une chambre d'hôtel, loin des siens, de sa famille, de ses amis. Commence alors une retraite cocasse et propice aux désirs les plus inattendus.
Il est de certains êtres comme de certains pays, longtemps après les avoir quittés leur image vous hante. Valentine est de celles qu'on n'oublie pas, un ange blond qui fend le corps et l'âme. Six ans auparavant elle traversa fugacement la vie du narrateur. Et le marqua durablement. Il eut l'amer sentiment d'avoir raté la femme de sa vie. Lorsqu'il apprend que Valentine s'est reconnue dans un roman où il solde ses amours et amitiés de jeunesse, il décide de la revoir. De ne pas la lâcher, cette fois. Elle est sa dernière chance. Des messages sans réponse aux rendez-vous manqués, Valentine se dérobe. Elle est de celles qu'on n'attrape pas, c'est un animal indomptable. Quand enfin le narrateur la tient contre son coeur, il croit tenir sa vie entre ses mains. Mais, après les premiers rendez-vous, les baisers, la grâce, viennent la lassitude, les silences, les signes de défaite. Une douce fureur. D'humeur changeante, Valentine cache un profond mal-être qu'aucune preuve d'amour ne comble. Comme si tout l'encombrait et qu'il fallait fuir? fuir le bonheur avant qu'il ne s'échappe. L'amour est une fumée aux contours effacés. Une promesse de bonheur non tenue qui laisse au narrateur un goût amer.
Un jour, Christophe a lâché prise. Il n'en pouvait plus. La vie le minait, elle lui a explosé au visage. Pourtant il avait tout pour réussir : des amis, un travail et une famille. Pourquoi s'est-il coupé du monde et de la réalité ? Le narrateur, qui l'a connu lors de ses études, a partagé avec lui la passion du football, des relations fortes, des sorties et des voyages à l'étranger. Il recompose ici les événements des dernières années pour trouver des explications. En retraçant l'histoire tragique de son ami, il brosse le portrait d'une génération désabusée, celle de l'après-68, qui a vécu les années Mitterrand, la fin du communisme, les assauts du capitalisme, et se laisse à présent gagner par le cynisme ambiant. Le 11 septembre 2001 a secoué le monde, la peur a envahi la planète et les solitudes se sont multipliées. Aujourd'hui, plus que jamais, c'est « chacun pour soi et tous contre tous ». Certains n'en sortent pas vivants.
En septembre 1984, le narrateur effectue sa rentrée au lycée Toulouse-Lautrec. Il fait la connaissance d'Éric, jeune homme singulier dont la scolarité est perturbée par une grave maladie. Durant sept années, liés par une amitié inébranlable, ils partagent tout : les heures gaspillées dans des cafés ou des fêtes improbables, une forte passion pour le cinéma dans lequel ils puisent modèles et espérances, mais aussi les admissions d'Éric à l'hôpital dont la santé décline. Un septennat mouvementé qui voit défiler contre le Front national ou la loi Devaquet la génération Mitterrand, fleurir les radios de libre antenne et résonner les chansons de The Cure ou de Nougaro. La disparition d'Éric marque la fin de cette époque tout à la fois insouciante et amère. Vingt ans plus tard, le narrateur s'aperçoit qu'il n'en a pas fait le deuil. Telle une cicatrice, elle hante sa mémoire, pèse sur chacune de ses histoires d'amour et d'amitié. À travers l'évocation de sa jeunesse toulousaine, il se réconcilie avec lui-même, avec l'homme qu'il fut et qu'il est devenu.