Christian Murciaux
Christian Murciaux
1620, à bord du Mayflower : embarquez avec les puritains vers la Terre Promise, où foi et passions humaines s’entremêlent. Les fruits de Canaan est un roman épique, salué dès 1949 pour son lyrisme et sa profondeur historique.
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Christian Murciaux est né en 1915, de famille corse et lorraine. Il appartient à la carrière diplomatique depuis 1945. Son premier livre, La fontaine de vie, paru en 1946, revendiquait hautement la leçon de Flaubert et de Tolstoï. Il a évoqué, dans les six romans qui suivirent, les Nihilistes, puis les Puritains, changeant de siècle et de climat. Passant de la Chine des Tang, à la Cordoue des Omeyades (Le douzième Imam), il est revenu avec Le gros lot au Paris des fêtes foraines. En 1960, le Grand Prix du Roman de l'Académie a récompensé son oeuvre la plus puissante : Notre-Dame des désemparés, qui retrace l'éducation sentimentale d'un jeune paysan de Valence au milieu des derniers sursauts de la guerre d'Espagne. Essayiste et conférencier, C. Murciaux s'est attaché exclusivement à quelques Poètes de prédilection, Claudel, Segalen, Emily Dickinson, Walt Whitman, Anna de Noailles, Rainer Maria Rilke et, en particulier, à Saint-John Perse, dont il était - par sa carrière, comme par l'éclectisme de son oeuvre - un exégète prédestiné.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
La critique, d'Émile Henriot à R. M. Albarès, a salué le grand roman de Christian Murciaux Notre-Dame des Désemparés. L'Académie française a décerné à une quasi unanimité son Grand Prix du Roman à cette oeuvre pathétique qui est à la fois une chronique des derniers sursauts de la guerre civile espagnole et l'éducation sentimentale d'un jeune paysan de Valence. C'est une Espagne pacifique et familière qu'évoque aujourd'hui Christian Murciaux dans La Saeta pour Ponce Pilate. Chaque année, au cours des processions de la Semaine Sainte, une femme de Séville raconte sa vie en improvisant une « saeta » - prière et confidence - qu'elle jette aux pieds d'un des personnages de la Passion. Autour d'elle surgit un monde aux parfums, aux couleurs, aux sentiments étroitement accordés. Cette Andalousie authentique, pleine de ferveur et d'ingénuité, on la retrouve dans Son meilleur ami où un torero devenu chômeur revit en quelques pages ses triomphes passés. Dans toutes ces nouvelles perce le même accent d'humanité : le lecteur participe aux « illuminations » de la chanteuse de saeta et du torero, comme il ressent la détresse du prêtre que vient surprendre une visiteuse de l'au-delà ou l'angoisse du nègre que console l'amitié des oiseaux. Après avoir prouvé qu'il pouvait construire une vaste fresque où les événements et les destins s'entrecroisent dans un débordement de passions, Christian Murciaux a peint avec la patience et la simplicité d'un Primitif ces « coeurs simples ». Dès ses débuts on a parlé de lui comme d'un disciple de Flaubert et de Tolstoï. Devant ces courts romans réduits à l'essentiel, c'est à Tchékov qu'on en vient à penser...