Christian Oster
Christian Oster
Vous êtes petit, moche, et pas vraiment bien dans votre peau. Mais vous partez en vacances et vous rencontrez une jolie fille. Elle reste avec vous. En principe, vous devriez vous sentir un homme neuf. Seulement voilà : la fille, vous la retenez de force et vous, vous êtes un assassin.
Pauvre prince Sigismond ! Il ne sait compter que jusqu'à sept et c'est bien handicapant dans la vie de tous les jours, surtout quand son père lui présente huit princesses et qu'il tombe sous le charme de la huitième... Comment peut-elle exister s'il ne peut pas la compter ? Un conte absurde et décalé, petit bijou de poésie et d'humour.
Pauvre prince Sigismond ! Il ne sait compter que jusqu'à sept et c'est bien handicapant dans la vie de tous les jours, surtout quand son père lui présente huit princesses et qu'il tombe sous le charme de la huitième... Comment peut-elle exister s'il ne peut pas la compter ? Un conte absurde et décalé, petit bijou de poésie et d'humour.
Après Constance, c'était devenu invivable, chez moi. J'ai donc engagé une femme de ménage, mais elle ne prenait pas au sérieux la poussière. Quand elle m'a demandé de l'héberger, j'ai hésité, mais je ne détestais pas l'idée d'avoir une femme à demeure. La cohabitation a créé des liens, entre nous. Puis Constance est revenue, j'ai pris peur. J'ai décidé de m'enfuir. J'ai emmené avec moi ma femme de ménage. C'est elle qui a voulu. Ce roman paru en 2001 et a été adapté au cinéma en 2002 par Claude Berri. « Autant le dire tout de suite. On aime les livres de Christian Oster. Leur désespoir, leur folie, leur timidité, leur drôlerie. Cette syntaxe ferme qui enserre un univers en fuite. On se sent comme chez nous lorsque l'on est chez lui. Ses personnages ne sont pas des érudits de la vie. Loin de là. Ils tournoient, allégés du poids des aveux et des audaces, dans le préau de leur existence. Seul l'amour les mobilise. » (Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche) « Incontestablement, Christian Oster est l'un des grands maîtres actuels de l'humour. Un humour qui n'est ni noir ni d'une autre couleur, mais plutôt du genre impassible et pathétique. L'émotion qu'il insinue au coeur même de son humour est d'autant plus poignante qu'on ne l'attend pas, qu'elle monte sans que l'on y prenne garde, pour nous surprendre en train de sourire ou de ricaner des facéties mentales du narrateur. Vue d'un certain point de vue, la loufoquerie est une chose sérieuse, surtout si l'on y met, comme Oster, un accent de gravité. » (Patrick Kéchichian, Le Monde)
Je ne retrouvais plus mes clés. Et Anne n'était pas rentrée. J'ai donc dormi à l'hôtel. Pas de message sur mon répondeur, hormis celui de Marge qui me donnait rendez-vous à la piscine. C'est là que j'ai rencontré Flore. Elle attendait un enfant. Ça tombait bien : moi aussi. Paru en 1999, Mon grand appartement a reçu le prix Médicis. « Le coup de force, et même de génie, de Christian Oster est d'avoir inventé une nouvelle sorte de héros romanesque. Ce n'est pas si fréquent. La répétition, en ce domaine, menace. Toutes ces créatures de fiction et de papier en viennent à se ressembler. Ni tragique ni absurde, le personnage d'Oster, lui, ne ressemble à personne. Ou à tout le monde. Son héroïsme, il le trouve dans l'affrontement, à mains nues pour ainsi dire, avec le langage. [...] Il y a des rires de détente ou d'excitation. Celui que suscitent la prose de Christian Oster et la progression de son histoire est d'une autre nature. Il tient, justement, à la méthode de l'écrivain, à sa manière de mettre en scène l'opposition majeure, tragique même, entre la plus parfaite contingence, les incertitudes de l'existence, des aspirations, des désirs, et les rigueurs ou les ambivalences langagières. On rit, jusqu'au vertige, du spectacle. On y participe. On n'en revient pas. » (Patrick Kéchichian, Le Monde)
Il était une fois un chevalier qui, en se réveillant de sa sieste, s'aperçut qu'il avait perdu ses chaussettes... Pas si grave, sauf que le chevalier se posait deux questions très importantes. Un : où avaient-elles bien pu passer ? Et deux : comment allait-il, sans elles, pouvoir enfiler ses bottes pour aller délivrer la princesse ?
Il était une fois un prince qui faisait tout tellement vite que ses parents en avaient le tournis. N'en pouvant plus, ils lui demandèrent de s'en aller et de ne revenir qu'une fois qu'il aurait appris à prendre son temps. Mais comment faire quand on a l'habitude de vivre à cent à l'heure ? Est-ce que quelqu'un pourrait lui apprendre à ralentir un peu ? Eh bien, oui, justement...
Il était une fois un prince qui faisait tout tellement vite que ses parents en avaient le tournis. N'en pouvant plus, ils lui demandèrent de s'en aller et de ne revenir qu'une fois qu'il aurait appris à prendre son temps. Mais comment faire quand on a l'habitude de vivre à cent à l'heure ? Est-ce que quelqu'un pourrait lui apprendre à ralentir un peu ? Eh bien, oui, justement...
Il sera, dans le roman qui va suivre, fortement question d'une mouche. Et, en particulier, de la façon dont le narrateur envisage, à force, de cohabiter avec elle. Il ne s'agit pas pour autant d'un huis clos. Nous quitterons la mouche, tôt ou tard, pour nous rendre à la montagne, afin d'y pratiquer les sports d'hiver. Nous sommes, en effet, aux portes de l'hiver. Le narrateur vieillit. Il est rouillé. Au demeurant il skie, de façon assez spectaculaire, et dans sa vie passent encore des femmes. Elles passent vite. Comme Odile. Mais il s'agit bien d'Odile. « Loin d'Odile est un livre irrésistible. Drôle et percutant. Christian Oster a un regard décalé et une plume maîtrisée. Son univers distille une folie tranquille qui se transforme en norme. » (Marie-Laure Delorme, Le Journal du dimanche) « La lecture de Christian Oster est réjouissante, agréable, intéressante. On y rit beaucoup d'incongruités et de bizarreries qui se trouvent n'être jamais éloignées de notre propre ordinaire. Des signes certains de gravité ponctuent le rire, et parfois le glacent. » (Patrick Kéchichian, Le Monde) Loin d'Odile est paru en 1998.
Pour le bûcheron : des betteraves. Pour la poule : de la pizza. Et pour le rat : de la raclette. Dans cette forêt, les habitants ne peuvent manger que les aliments qui correspondent à la première lettre de leur nom. Mais Gérard le géant, lui, n'en peut plus de manger du gigot. Il demande alors à Fionnelle la fée de l'aider à découvrir enfin le goût du lapin, des langoustines... et du loup.
Ce qu'on peut tenir pour certain, c'est que, ce jour-là, Paul m'appelle au téléphone. Paul, je le connais à peine, je sais surtout qu'il y a trois ans Sandra m'a quitté pour lui. Il m'appelle donc de Ger (Hautes-Pyrénées), où tous deux se sont installés, m'annonce qu'il doit partir pour affaires, et me prie de boucler moi-même mes bagages pour rejoindre Sandra afin de lui tenir compagnie en son absence. Sandra, me dit-il, apprécierait un tel geste de ma part. Elle m'aime bien au fond, Sandra. Je veux bien. Je suis prêt à tout pour la revoir. Paul au téléphone est paru en 1996.
J'étais en route vers la côte landaise, où je devais aider des amis à désensabler leur maison. Plus tard, je m'installerais à Bordeaux, c'était décidé. En attendant, j'avais l'intention de vivre un peu, juste assez pour que ça me laisse des souvenirs. Il y avait peu de chances, toutefois, que quelque chose m'arrive sur la dune déserte, entre deux pelletées. Puis, à l'hôtel, j'ai rencontré Charles Dugain-Liedgester, qui ne dormait plus avec sa femme et qui lisait tard le soir. Sur la dune est paru en 2007.
Un banal rendez-vous en forêt de Sénard, pour un pique-nique, avec d'anciens amis : Louis s'y rend sans enthousiasme avec sa fille, Pauline, cinq ans. Il ne trouve pas ses amis. Il les cherche, donc. À force de les chercher, il finit par se perdre. Comme à l'évidence ça ne suffit pas, voilà qu'il perd sa fille. Il la cherche, il ne la retrouve pas. En revanche, il rencontre une femme, une femme très belle, très séduisante. Mais que peut-on bien faire d'une femme, même séduisante, surtout séduisante, quand on vient de perdre sa fille, qui est tout ce qu'on a au monde ? Le Pique-nique est paru en 1997.
Audrey, la femme de Simon, avait disparu. Par amitié, je l'ai attendue avec lui. Il est vrai que j'en avais assez d'attendre Clémence, qui, ignorant que je lui fixais des rendez-vous, puisque je ne l'en prévenais pas, ne me laissait aucune chance de la revoir. Les Rendez-vous est paru en 2003.
Vingt ans plus tôt, je connaissais bien Élisabeth. Mais, lorsqu'elle réapparaît et qu'elle m'en apporte la preuve, je n'en retrouve aucun souvenir. Paul, lui, habite pour l'instant chez moi. Mais, lorsqu'il disparaît, il ne m'adresse plus aucun signe. Quant à Marianne, c'est moi qui ne veux plus la voir. Bref, je me retrouve seul. J'en profite pour aller m'exiler en Beauce, faire un peu le point. Et c'est là qu'apparaît Anne, dont je sais que je ne me passerai plus, mais que je n'ai pas encore rencontrée. Ce roman est paru en 2010.
Nous roulions vers l'île où Philippe fêtait son cinquantième anniversaire quand Laure se mit à éternuer. C'était son premier rhume. C'était la première fois aussi qu'elle me priait, quand nous eûmes pris une chambre d'hôtel, de la laisser seule. Puis, le lendemain, de poursuivre le voyage sans elle. Sans voiture, également. Toutes choses que je n'avais pas envisagées mais qui m'amenèrent bientôt, le pouce levé, au bord de la nationale. L'Imprévu est paru en 2005.
Marie m'invitait à passer quelques jours en Corse. Je pouvais venir avec qui je voulais. J'en ai donc parlé à Marc, que je fréquentais depuis trois mois sur un court de tennis, du côté de la porte de Clignancourt. Lui-même en a parlé à un type que je ne connaissais pas. Sur la banquette arrière, j'ai pu caser la chaise que Marie m'avait laissée en s'en allant, deux ans plus tôt, et qu'elle me demandait de lui rapporter. Après quoi, tous les trois, on s'est dit qu'on ferait connaissance en chemin, et on est partis. Trois hommes seuls est paru en 2008.
Il souleva le corps de la jeune femme, comme si le bloc qu'il cherchait s'était trouvé dessous. Il fouilla fiévreusement les pièces. Enfin, il trouva ce qu'il cherchait et se mit à écrire, assis sur le lit, à côté de cette femme qui était morte, et dont les yeux s'étaient fermés doucement pendant qu'il l'étranglait, en laissant sur son visage une expression d'abandon légèrement contrariée, vers le coin des lèvres, par les marques du désagrément.
Un jour, sur un quai, un homme de taille moyenne tenait à la main un sac très lourd. Cet homme, c'était moi, mais ce n'était pas mon sac. C'était celui d'une femme. Je ne la connaissais pas. Je suis monté avec elle dans le train. Dans le train est paru en 2002.
C'est une princesse nulle en tout. Au bal, elle a tendance à écraser les orteils de ses prétendants. À cheval, elle finit toujours par tomber de sa selle. Quand elle parle, elle met souvent un mot à la place d'un autre et, à son âge, elle ne sait toujours pas se servir d'une machine à laver ! Qui voudrait épouser une princesse aussi nulle ? La reine, excédée, a ordonné à sa fille de se trouver un mari coûte que coûte et l'a flanquée dehors. Heureusement, être nulle en tout n'empêche pas de se faire des amis. Comme cet ours tombé du ciel, qui n'a pas l'air de la trouver si nulle que ça, la jolie princesse.
Pour le bûcheron : des betteraves. Pour la poule : de la pizza. Et pour le rat : de la raclette. Dans cette forêt, les habitants ne peuvent manger que les aliments qui correspondent à la première lettre de leur nom. Mais Gérard le géant, lui, nen peut plus de manger du gigot. Il demande alors à Fionnelle la fée de laider à découvrir enfin le goût du lapin, des langoustines et du loup.
" J'ai pris le volant un jour d'été, à treize heures trente. " On ne sait pas grand-chose des raisons qui poussent le narrateur à quitter Paris et à rouler en direction de Marseille, ville qui s'est imposée à lui comme un mot plus que comme une destination. Le seul besoin de fuir ? Ce serait trop simple. N'a-t-il pas plutôt l'intuition que c'est justement en s'en remettant au hasard que la vie peut enfin apporter du neuf ? " La géographie n'a jamais été mon fort ", apprendrons-nous plus loin. Avec ce road-novel d'un genre très particulier, Christian Oster signe l'un de ses romans les plus forts.
Il était une fois un chevalier qui, en se réveillant de sa sieste, s'aperçut qu'il avait perdu ses chaussettes... Pas si grave, sauf que le chevalier se posait deux questions très importantes. Un : où avaient-elles bien pu passer ? Et deux : comment allait-il, sans elles, pouvoir enfiler ses bottes pour aller délivrer la princesse ?