Christian Petr
Christian Petr
Saisie au XIXe siècle comme le cadre exotique et fantastique d'une formidable utopie impériale et au XXe siècle comme le lieu extraordinaire d'une solution religieuse à la crise individuelle et sociale que traverse l'Europe, l'Inde n'a cessé de hanter les écrivains. L'essai de Christian Petr nous invite à découvrir ou à redécouvrir les grands romans français qui lui ont été consacrés, ceux entre autres d'Alfred Assolant, de Judith Gautier, d'Octave Mirbeau, de Gustave Le Rouge, de Max Olivier-Lacamp etc.
De toutes les divinités du panthéon indien, Ganesh est sans doute celui qui pourrait le mieux prétendre à ravir les coeurs du public français. Personnage ventripotent à la tête d'éléphant, à la grâce juvénile et quasi féminine, Ganesh nous paraît, à nous qui ne serons jamais que des promeneurs sur les bords du Gange, le plus sympathique des dieux. Et il semble bien qu'il en soit de même pour les Indiens. Il faut dire qu'il ne manque pas de cordes à son arc. Doté d'un physique peu ordinaire, il possède en outre de solides vertus morales. Il n'a peur de rien, est passablement têtu et frondeur et il est doué d'une vivacité d'esprit qui sort du commun. Pour un homme, il possède des attributs évidemment merveilleux et divins. Et en tant que Dieu, il est singulièrement humain en ce qu'il concilie, comme la plupart d'entre nous, des penchants très divers voire contradictoires. Ainsi, on dit de lui qu'il est tout à la fois le dieu des poètes et celui des marchands, la personnification de l'intelligence et celle de la gourmandise. Ce qui suffirait à nous le rendre sympathique.
Comment le roman africain a-t-il façonné l’identité noire face à l’Occident ? Romans d’Afrique de Christian Petr explore cette question en analysant comment la littérature négro-africaine, à travers ses récits et ses personnages.
Il a été un espoir, un projet. Puis il est devenu un modèle et a fait des victimes : certains y ont perdu la vie ; d'autres, la parole. Mais c'était l'oeuvre d'un falsificateur opérant sous une fausse identité. Le véritable réalisme socialiste reste un bel inconnu à découvrir.