Christine Wunnicke
Christine Wunnicke
Ce livre est comme le missel d'une nouvelle religion, un culte pour notre temps qui se donnerait pour but de chanter "le ciel étoilé, les épluchures de navets, les algorithmes à tri optimisé, le vernis à ongles marbré, la saison 3 de The Voice Australie et toutes les autres choses du monde". Alternant litanies, chants, prières en vers libres ou rimes croisées, prêches malicieux, incantations solennelles et adorations les plus improbables, cette liturgie d'un genre inédit célèbre allègrement l'hétérogénéité et la singularité de nos expériences du monde.
Dans le Londres du 19e siècle, le grand public n'a d'yeux que pour les séances de spiritisme des médiums les plus réputés. La plus grande d'entre eux est une jeune Britannique, Florence Cook. Lors de ces séances, Florence est ligotée et enfermée dans une armoire d'où elle parvient à faire apparaître les esprits des chers disparus, dont une jeune femme androgyne, Katie, perdue dans les limbes. Le cas intéresse l'Académie des sciences qui demande au savant Sir William Crookes d'étudier la médium. Ces séances de science-spectacle sont-elles une supercherie ou peut-on établir une percée scientifique et peut-être découvrir un quatrième état de la matière (rayonnante) ? Florence Cook (1856-1904) et William Crookes (1832-1919) ont bel et bien existé, tout comme les recherches scientifiques qu'il a menées.
Un roman court pourtant incroyablement dense sur le mystère de la possession, le renard jouant au Japon le rôle que le diable jouait en Occident et que la neurologie moderne soigne désormais avec des drogues capables d'en endormir les effets. On y rencontre plusieurs personnages historiques, dont le professeur Charcot ou encore Josef Breuer, le meilleur disciple de Freud brouillé avec son maître.