Clément Rossi
Clément Rossi
"J'avais quatre ans en 1940. Mes impressions et mes émotions de ce temps-là sont restées intactes dans ma mémoire : celles d'un petit garçon qui traversa la guerre plus qu'il ne la subit. Durant cinq années, je ne l'éprouvai que par petites touches : la mélodie du brouillage de Radio Londres, l'expression de mon père à l'annonce du bombardement de Pearl Harbor, quelques uniformes allemands, une tache de sang sur le trottoir... Une autre chose hante mes souvenirs de ces années noires : le parfum de la vie dans le giron de deux mondes, celui, clérical, du plus profond des bocages français, dans les collines de Normandie, et, à l'occasion des grandes vacances, celui de l'orée du Perche, moins fervent. Deux mondes différents mais arrimés de la même façon au XIXe siècle par des moeurs ancestrales. Deux mondes aujourd'hui disparus. Me plonger dans ces souvenirs, c'est faire revivre cette France d'autrefois qui, au lendemain du débarquement, ouvrit ses ruines à l'Amérique et à la modernité." Alain Corbin.
"J'avais quatre ans en 1940. Mes impressions et mes émotions de ce temps-là sont restées intactes dans ma mémoire : celles d'un petit garçon qui traversa la guerre plus qu'il ne la subit. Durant cinq années, je ne l'éprouvai que par petites touches : la mélodie du brouillage de Radio Londres, l'expression de mon père à l'annonce du bombardement de Pearl Harbor, quelques uniformes allemands, une tache de sang sur le trottoir... Une autre chose hante mes souvenirs de ces années noires : le parfum de la vie dans le giron de deux mondes, celui, clérical, du plus profond des bocages français, dans les collines de Normandie, et, à l'occasion des grandes vacances, celui de l'orée du Perche, moins fervent. Deux mondes différents mais arrimés de la même façon au XIXe siècle par des moeurs ancestrales. Deux mondes aujourd'hui disparus. Me plonger dans ces souvenirs, c'est faire revivre cette France d'autrefois qui, au lendemain du débarquement, ouvrit ses ruines à l'Amérique et à la modernité." Alain Corbin.
"VOILÀ DE QUELLE MANIÈRE A DÉBUTÉ LA SECONDE PHASE DE MA VIE : PAR LA FUITE D'UNE JEUNE FEMME ET LES RIRES DE JEUNES HOMMES." Camille est un adolescent qui peine à faire entendre sa voix. Le bégaiement dont il souffre lui vaut d'être rejeté par les autres, et singulièrement par les filles qui l'attirent. À l'âge où grandissent les pulsions sexuelles, il s'enfonce dans la frustration et le ressentiment. Mais Camille est accueilli par trois lycéens aussi impopulaires que lui et mus par la même idée fixe : devenir un homme. Un roman d'apprentissage où quête de virilité et coachs en séduction mènent à la haine des femmes. Une descente fascinante dans la communauté des incels, ces hommes "célibataires involontaires". Clément Rossi est né en 1990 et vit à Nantes. Son premier roman, La dissonante, a remporté le prix Françoise Sagan en 2020.
"VOILÀ DE QUELLE MANIÈRE A DÉBUTÉ LA SECONDE PHASE DE MA VIE : PAR LA FUITE D'UNE JEUNE FEMME ET LES RIRES DE JEUNES HOMMES." Camille est un adolescent qui peine à faire entendre sa voix. Le bégaiement dont il souffre lui vaut d'être rejeté par les autres, et singulièrement par les filles qui l'attirent. À l'âge où grandissent les pulsions sexuelles, il s'enfonce dans la frustration et le ressentiment. Mais Camille est accueilli par trois lycéens aussi impopulaires que lui et mus par la même idée fixe : devenir un homme. Un roman d'apprentissage où quête de virilité et coachs en séduction mènent à la haine des femmes. Une descente fascinante dans la communauté des incels, ces hommes "célibataires involontaires". Clément Rossi est né en 1990 et vit à Nantes. Son premier roman, La dissonante, a remporté le prix Françoise Sagan en 2020.
"Quand le gamin a tiré le premier son du violon, j'ai cru qu'on m'enfonçait dans l'oreille la lame du pic à glace resté sur la table, à côté du seau à champagne." Chef d'orchestre dans une ville de province, Tristan, la soixantaine, n'a jamais vécu que pour son art, certain d'avoir été touché dès l'enfance par une grâce musicale. Alors qu'il s'apprête à diriger l'opéra de Wagner Tristan et Isolde, et peut-être aussi à se marier avec une femme plus jeune que lui, son oreille de maestro se dérègle : les notes lui parviennent frappées d'une mystérieuse dissonance. Inexplicable et inavouable, ce trouble risque de détruire sa vie. Un premier roman résolument musical, où les fausses notes du personnage finissent par composer une harmonie étrange et belle.
"Quand le gamin a tiré le premier son du violon, j'ai cru qu'on m'enfonçait dans l'oreille la lame du pic à glace resté sur la table, à côté du seau à champagne." Chef d'orchestre dans une ville de province, Tristan, la soixantaine, n'a jamais vécu que pour son art, certain d'avoir été touché dès l'enfance par une grâce musicale. Alors qu'il s'apprête à diriger l'opéra de Wagner Tristan et Isolde, et peut-être aussi à se marier avec une femme plus jeune que lui, son oreille de maestro se dérègle : les notes lui parviennent frappées d'une mystérieuse dissonance. Inexplicable et inavouable, ce trouble risque de détruire sa vie. Un premier roman résolument musical, où les fausses notes du personnage finissent par composer une harmonie étrange et belle.
Ce recueil plein de qualités illustre bien un genre un peu particulier que l'on pourrait appeler "poésie critique" ; c'est-à-dire que l'éloge d'un autre poète (ici le plus souvent Borges) est fait par la mise en valeur de ses thèmes et de son "imagerie" personnelle dans le miroir non moins personnel que lui tend le poète-commentateur. Il y faut une connaissance de l'oeuvre du poète en question, une délicatesse de touche et une modestie qui ne manquent pas à Daniel Kay. En effet, tout ce qui fait le monde de l'illustre poète de Buenos Aires : le tigre, la rose, la théologie, le bandonéon, la bibliothèque, etc. se retrouvent ici transposés dans la langue vigoureuse et inventive de l'auteur. À ce tombeau, l'auteur a cru bon d'ajouter quelques stèles plus modestes : Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen et une très belle série de menhirs pour l'entourer et lui rendre hommage.
Ce recueil plein de qualités illustre bien un genre un peu particulier que l'on pourrait appeler "poésie critique" ; c'est-à-dire que l'éloge d'un autre poète (ici le plus souvent Borges) est fait par la mise en valeur de ses thèmes et de son "imagerie" personnelle dans le miroir non moins personnel que lui tend le poète-commentateur. Il y faut une connaissance de l'oeuvre du poète en question, une délicatesse de touche et une modestie qui ne manquent pas à Daniel Kay. En effet, tout ce qui fait le monde de l'illustre poète de Buenos Aires : le tigre, la rose, la théologie, le bandonéon, la bibliothèque, etc. se retrouvent ici transposés dans la langue vigoureuse et inventive de l'auteur. À ce tombeau, l'auteur a cru bon d'ajouter quelques stèles plus modestes : Georges Perros, Armand Robin, Victor Segalen et une très belle série de menhirs pour l'entourer et lui rendre hommage.