Daniel Altadill
Daniel Altadill
Le régime de Vichy et le Vatican ont entretenu des relations d'état à état. Comment le Vatican, sous l'autorité de Pie XII, jugeait-il ce régime soucieux de restaurer la place de l'Eglise catholique ? Comment voyait-il la politique de collaboration avec l'Allemagne et les mesures antisémites qui en découlaient ? Comment a-t-il géré la montée en puissance de la France Libre et tiré les conséquences de la chute de ce régime dont il avait reconnu la légitimité ?
Neuf historiettes, au sens « petit récit d'une aventure plaisante » (ici souvent plaisantes, mais pas toujours), neuf situations dont il s'agit de sortir opportunément (si possible, à son avantage), c'est ce que propose cet assemblage de nouvelles. Huit personnages masculins, de différentes époques, englués dans leurs univers occidentaux bien lisses, plus un personnage « hors du commun terrestre », ont chacun affaire à l'amour, à la fierté, à la gloire ou à l'humiliation.
« ... Je le redoute, cet espace vertigineux sans toi, privé du baiser de ma reine à mon front. » « Les diables ne reviennent pas toujours de leur vauvert ; le veau vert, par ailleurs, est une bestiasse à la teinte glauque et c'est incongru... » « Tanka : Chant d'oc en azur, soleil bruissant aux coteaux, lignes arrondies, horizon net de champs aux papillons mauves tremblés. » Trente fragments de couleurs diverses aux accents de poésie. Des survivances de reliefs anciens, des fruits d'ateliers éphémères, des histoires de chenilles et de papillons. Des mots modestement offerts aux bois, aux lacs et aux nuages, loin des tiroirs aux horizons castrés.
« ... Ce matin, j'ai de la rosée le sédiment brûlant. Et c'est ton chant, celui qui m'enchantait, qui m'enchante encore. » « Ancien pompier, tout feu tout flamme, feu mon grand-père, imberbe, à la Sainte-Barbe, incinéré. » « ... Des vers qui font danser ma bohème à leurs échos feutrés. J'ai l'idée d'un poème d'une force démesurée. J'ai l'envie d'un poème pour l'humanité. » En sept périodes, une façon de poésie tous azimuts : des styles entrechoqués, des couleurs disparates, des rimes d'asphaltes gris et des envolées de saison. Un peu de tout, beaucoup de tout, et deux doigts de rien. Ça ressemble à la vie.
« Je connais des espaces aménagés, des parcs sillonnés d'allées souvent sablonneuses. Conçues pour les humains, ces terres d'asile déroulent leurs tapis aux ornements créés pour séduire. Ici et là... » Ce livre est une mosaïque, un enchevêtrement et un jeu de miroirs. Mais il a au moins un sens aisément repérable : sous les yeux d'un masque, d'autres objets, des lieux et diverses menues choses - ou leurs représentations - exposent leurs états d'âme. Au coeur de cette énumération, un interlude en forme de sablier s'invite, car les objets, les lieux et les diverses menues choses commentent aussi le temps qui passe. Et, pour terminer, comme un clin d'oeil hors-cadre, un « je » offre une forme de parole aux livres... Il était temps.
« Les enfants ont relié le serpent à la lune, sans échelle, sans fusée, un bout de langue qui pique au coeur des dunes les lunes. Le venin de l'amour perle à leur dessin. » « C'est dès qu'il neige que ça vient, les petits poètes lunaires. » Et aussi, « il y a latine étale et vague pudibonde. » 44, c'est un recueil de poèmes qui partent dans tous les sens ; qui souvent malmènent le sens, comme il sied à la poésie : en un texte solitaire, trois apartés et quatre livres, juste une idée du monde.
« Pluto, c'est mon surnom du moment. Ce serait une question de similitude physique avec le cador Black and Tan Coonhoud dans les dessins animés de Walt Disney. Ça me va : petit, mon nom de guerre, c'était le Chien. Qu'on m'appelle donc plutôt Pluto, même plus tard. » Ce livre conclut une trilogie. Dans les deux premiers, l'un traitant de l'enfance et l'autre de l'adolescence, les quatre-vingts fragments de mémoire distillés étaient des bribes de vérité ou des fictions installées, ce qui importait peu. Les cinquante derniers textes présentés ici le sont encore, et cela n'a toujours aucune importance.
Se développer dans son travail nécessite de quitter la dépendance au profit de la liberté. Cette recherche d'autonomie permet de s'épanouir en étant davantage soi-même. Des entraves personnelles ou extérieures peuvent gêner ce processus, et il devient important de les surmonter. Se sentir libre dans ses choix permet d'avancer en confiance. Cet ouvrage est donc un levier de compréhension et un outil pratique. Il s'adresse à toute personne souhaitant améliorer son positionnement professionnel.
« Adolescent, je voulais m'extraire de leurs décors médiocres. Pourquoi n'ai-je pas réussi à prendre ce train où une femme peut disparaître ? J'aurais tracé mon prénom sur une de ses vitres embuées en regardant rapetisser à une vitesse folle leurs ombres pantoises sur les quais lisses de leurs gares. » On situe l'adolescence comme une époque de la vie courant de dix ou douze ans à dix-huit ans. Dans ce livre, ce sont les moments troublés de cette période qui sont abordés, comme dans le précédent, Réminiscences, dont celui-ci est une suite. Cet ouvrage est constitué de fragments de mémoire, probablement flous, fragiles et déformés. Quarante textes tout autant bribes de vérité que fictions installées.
« Petit, je détestais Godzilla qui terrorisait l'archipel japonais.Dans ma naïveté d'alors, pour aider les populations dans leur lutte contre ce monstre, j'avais proposé à mon père qu'on leur envoie ma mère puisque la famille disait d'elle dans son dos que c'était un dragon. J'avais reçu la gifle cinq sur cinq. » On situe l'enfance comme étant la période allant de 2 à 10 ou 12 ans, l'adolescence courant ensuite jusqu'à 18 ans. Ce livre présente les fragments de mémoire de l'enfance, de la plus petite à la plus grande. Les quarante textes proposés ici sont des bribes de vérité ou des fictions installées. Ci-dessous, un quarante-et-unième, le seul souvenir qui me soit incontestablement personnel : « Petit, j'adorais les musées. »
Nymat est un personnage improbable qui traverse sa vie comme un roman, en exhibant ses douleurs. Au lieu d'accepter son vrai visage, il a recours à des figures de style aussi vaines que compliquées. Il enfile des masques successifs en usant de prénoms différents : Georges, Georges-Nym, Nymge. Mais il a beau changer d'identités, de mondes (réels et imaginaires), de conquêtes, de postures, il creuse toujours le même sillon : la recherche d'un amour absolu pour combler le vide laissé par la mort d'une mère qu'il n'a pas choyée autant qu'il aurait pu. Autant qu'il aurait dû ? Et il ne manque pas de s'abîmer à chaque nouvel espoir déçu. Jusqu'au bout. Dans sa vie adulte, il rencontre trois femmes qui vont peser sur son destin. Obstination est un conte fantastique au sens « dépourvu de naturel ». C'est une mélancolie particulière dont l'écriture semble avoir été bercée par Billie Holiday quand elle susurre à l'oreille « He's Funny That Way ».
Les relations entre l'économie et la guerre sont depuis l'origine structurelles, l'économie permettant la guerre et la guerre affectant l'économie. Comment considérer la guerre face à l'économie ? Que signifie vraiment cette guerre économique que les médias nous annoncent ? Ce livre permet de poser les analyses actuelles que suscite le rapport contemporain entre la guerre et l'économie.
Un livre idéal pour serpenter pas à pas dans l'univers de la programmation en Python le langage phare de l'intelligence artificielle