Daniel Matokot
Daniel Matokot
Les Mindjula sont enfin là ! Cette confrérie ultra-secrète du pays Kongo, crainte pour ses pouvoirs mystiques fabuleux, ses rites de profanation de tombes et d'exhumation de cadavres, a su garder l'anonymat : on ne trouve aucune mention d'elle dans les oeuvres de fiction des écrivains congolais. Cette lacune est comblée grâce à cette oeuvre.
L'expression "littérature carnavalisée" désigne des oeuvres littéraires dont l'esthétique est fondée sur le rire ambivalent des festivités. Cette littérature de fête utilise la langue, les formes et les images spécifiques aux festivités populaires. Dans la présente étude, Daniel Matokot démontre comment, par la folie du langage, avec ses "mocheries" et ses "tropicalités", mais aussi par l'ironie, l'humour et la satire, l'écrivain congolais Sony Labou Tansi (1947-1995) organise ses récits en fêtes carnavalesques et recrée ainsi la démesure de la fête appelée carnaval.