Didier Cornaille
Didier Cornaille
Une forêt flambe et c'est lui, Lucien, l'enfant de l'Assistance publique, « l'enfant de nulle part », qu'on accuse d'avoir provoqué l'incendie. Le coupable idéal en somme, que les gendarmes s'empressent de menotter. Tant d'années ont passé... Sur la vieille photo de classe qu'il tient fébrilement entre ses mains se trouve sûrement le gamin qui, à l'époque, l'avait dénoncé. Et Lucien maintenant veut savoir.
Les contributions rassemblées dans ce volume interrogent la notion de phrase, d'un double point de vue linguistique et didactique. Par leur diversité et leur complémentarité, elles apportent un éclairage particulier sur cette notion plurielle, analysée pour le français et pour d'autres langues, dans une perspective contrastive. Un premier volet linguistique propose une réflexion sur la nature même de la phrase et son identification, par le biais d'analyses portant sur certains constituants ciblés, ou de réflexions sur la dimension énonciative, discursive et interprétative de cette unité. Cette partie fait clairement apparaître la nécessité d'une réflexion sur les critères définitoires pertinents, susceptibles de rendre compte au mieux du fonctionnement de la langue. Le second volet offre une perspective didactique : à partir d'analyses de supports d'enseignement, de dispositifs d'apprentissage ou encore de productions d'élèves, les contributions interrogent l'enseignement-apprentissage de la notion en Français Langue Maternelle comme en Français Langue Étrangère. Ces analyses mettent notamment en évidence la nécessité d'établir des passerelles entre linguistique et didactique et interrogent de fait la formation des enseignants sur ces questions centrales.
Le vif débat théorique autour de la traduction littéraire voit dans le genre poétique son meilleur banc d'essai. Si l'oeuvre en prose lance au traducteur des défis substantiels, la traduction du texte poétique doit affronter des questions suprêmes : tissage original entre mètre, syntaxe, rythme et prosodie, conjugaison des « portées » formelle et sémantique. Ce volume entend approfondir la traduction de la poésie tantôt comme labeur et pensée des poètes eux-mêmes, tantôt comme interpellant la fibre poétique des traducteurs. Les textes réunis ici s'organisent en deux sections. La première, « Le poète traducteur : dialogues » réfléchit aux témoignages et pratiques des poètes faisant également oeuvre de traduction, de Mallarmé à Bonnefoy et Quignard, d'Eugenio de Andrade à Gellu Naum, de Giorgio De Chirico à Beppe Fenoglio et Mario Luzi. La seconde section, « Le traducteur poète : apologues », mesure l'exigence de créativité imposée au traducteur face à Baudelaire, Rimbaud, Keats, Fondane, mais aussi à Olive Senior, Cecilia Mereiles, Donata Berra, Attilâ Ilhan. Cette « reconnaissance infinie » (Magritte) de deux approches transitives de la poésie éclaire donc de feux croisés les diverses expériences menées tant par les poètes traducteurs que par les traducteurs poètes.
Autrefois accueilli en sauveur, aujourd'hui considéré comme un homme d'affaires sans scrupule, Fabrice a décidé de fermer l'usine locale, et c'est tout l'avenir du village qui s'en trouve bouleversé. Alors même que l'entrepreneur brille par son absence et son refus de négocier avec ses employés, Guillaume, son fidèle bras droit, devient l'organisateur de la fronde des ouvriers avec l'appui de Céline, l'épouse de Fabrice, engagée dans la cause écologique. Quand les enfants du couple s'en mêlent, le conflit tourne au drame social...
Le projet de réhabilitation d'un vieux château suscite débats au sein d'une commune morvandelle. Entre sauvegarde du patrimoine et vivre ensemble, entre locaux et citadins, un roman plein de sagesse sur le devenir de nos campagnes. Par l'auteur de Gentille Blandine et du Chemin de la Roncerai.Au sommet d'un promontoire dominant un paisible village du Morvan dorment depuis plus de sept cents ans les ruines d'un château féodal. Ce " vieux château ", c'est la mémoire collective du pays. Alors quand de jeunes citadins se prennent soudainement d'intérêt pour ses ruines et montent un projet visant à réhabiliter les lieux, c'est une levée de boucliers au sein de la communauté. Florent, de passage dans la région, se trouve fortuitement mêlé au débat passionné. En compagnie d'Agathe, dernière descendante des hobereaux du village, il commence par participer aux travaux. Se doutent-ils que ce projet va rebattre les cartes de leur destinée et, avec elle, celle de tout un territoire ? Entre sauvegarde du patrimoine et vivre-ensemble, entre locaux et citadins, un roman plein de sagesse sur le devenir de nos campagnes.
Une réflexion savoureuse et pleine d'espoir sur l'avenir des campagnes et l'attachement à la terre. Par l'auteur de Gentille Blandine et de La Sucette verte.Au village de Chantoison, si l'arrivée de la fibre optique réjouit des habitants en mal de connexion, il en est qui s'inquiètent. Car le câble passerait au pied d'un vénérable chêne. Or, " l'Arbre ", ainsi qu'on le nomme avec respect, ne survivra pas au passage des engins. Et puis, avec l'Arbre, il y a Cyprien - trop tôt veuf, sans enfants, il a fait du village la famille qu'il n'a jamais eue. Avec lui, sa vieille bicoque. Et son jardin, qui s'étend jusque sous l'ombrage des plus grandes branches du chêne. Comment le vieil homme va-t-il réagir ? Il fait bientôt la rencontre de Marc, Parisien parachuté dans la commune, qui rêve d'y installer des chevaux. Ensemble au pied de l'Arbre duquel ils aiment converser, ils vont en devenir les plus ardents défenseurs... Un chant d'amour à la terre et aux arbres compagnons.Prix Lucien Gachon 2026
Hommage à la nature et aux animaux dans ce récit où l'auteur nous décrit avec poésie et tendresse sa complicité avec ses compagnons à quatre pattes." Aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, il y a toujours eu des animaux autour de moi. En tout premier lieu, ceux qui peuplaient la ferme de mes parents : chiens, chats, vaches, cochons, chevaux, poules et canards. L'ennui c'est que, quoi que nous fassions, pour décrire leurs comportements, nous n'avons que... des mots ! Ce qu'ils n'ont pas. Dès lors, nous ne pouvons que traduire dans notre langage ce que nous percevons d'eux. Alors je suis un "simple' et l'assume sans le moindre embarras. Jamais je n'ai estimé "perdre mon temps' à regarder vivre les animaux qui m'ont toujours entouré. " Au rythme d'anecdotes aussi truculentes qu'attendrissantes, Didier Cornaille déroule le fil d'une vie sous le signe de la générosité et de l'écoute des autres.
Cinq lettres à son nom, cinq lettres soigneusement cachées depuis des années dans le secrétaire de sa mère. La première vient de Clovis. Un nom qui replonge Théo dans ses souvenirs d'enfance presque oubliés. À douze ans, garçon rêveur et solitaire, il s'est lié d'amitié avec le vieux Clovis qui passe des heures sur un banc public en compagnie de son chien Charly. Installé en ville à la demande de sa famille, Clovis se languit de sa vie au coeur de la campagne morvandelle, dans le hameau de La Poudroie. Il raconte à Théo sa maison au bord de l'étang, le travail à la scierie, les coins à champignons... Des mots qui résonnent comme une promesse pour Théo, habitué aux tours des HLM. Peu à peu grandit une idée folle : une escapade à La Poudroie. Mais tout ne se passera pas comme prévu... Un roman sur une belle amitié entre générations et sur la force du désir qui rend les rêves possibles.
Un roman entre prise de conscience et espoir. Un beau plaidoyer pour la nature, pour sa préservation face à la vanité des hommes. Par l'auteur de et du .
Dans les forêts du Morvan, les retrouvailles de deux vieux camarades vont transcender les préjugés et sceller le destin des plus jeunes. Transmission et apprentissage, filiation et amitié sont au coeur de ce roman généreux et humaniste. C'est l'histoire d'une amitié née au coeur des forêts morvandelles. Vieux paysan un peu original, Charles n'aime rien tant que les bois et ses chevaux. Ahmed, ancien harki vivant en banlieue parisienne, le sait bien. Ensemble, ils ont travaillé aux Eaux et Forêts dans les années soixante. Si la vie les a séparés, Ahmed n'a pas oublié. Il y revient avec Farid, son petit-fils. La découverte du Morvan est une révélation pour le jeune homme des cités, doux rêveur qui s'épanouit au contact de la nature. Charles le prend en affection et l'emmène avec ses chevaux en forêt. Heureux dans sa nouvelle vie, Farid fait aussi la rencontre de la jolie Aurélie. Mais au village tout le monde n'apprécie pas sa présence, surtout celle que l'on surnomme "l'Embrouilleuse"...Un roman humaniste entre transmission et apprentissage, filiation et fraternité.
Préserver à tout prix la tranquillité des campagnes ou bien la céder à ces jeunes férus de vélo en quête de plaisirs et de sensations ? Voilà un enjeu qui oppose jeunes citadins et anciens d'un village morvandiau. La solaire Blandine, fleur du pays, saura-t-elle réconcilier les deux camps ?
Dans un village du Morvan, un jeune fermier assiste à l'inexorable mutation des campagnes. La mécanisation à tout-va, la solitude auront-elles raison de sa volonté de conserver la terre de ses parents ?
Le roman de Clara, petite fille adoptée pendant la guerre. Le roman de Clara, devenue femme, qui restera pour toujours la " Juive " au coeur de son village natal à l'apparence si tranquille.Antoine, Parisien, en mal de vert et d'authenticité, tombe sous le charme du Morvan et du village dont est originaire son épouse. Un jour de promenade, il découvre, choqué, une étoile de David taguée sur le portail d'une maison. Il rencontre la propriétaire des lieux, une vieille dame, Clara, dont il devient le confident... Pendant la guerre, Clara n'avait que cinq ans lorsque ses parents ont été arrêtés et déportés. Elle a été recueillie, puis adoptée, par des voisins. Bien que devenue l'institutrice du pays, elle y sera toujours " la Juive ". Avec, en filigrane, des questions qui taraudent la vieille femme... Pourquoi en effet la petite broche ayant appartenu à sa mère se retrouve-t-elle épinglée sur le chemisier de l'une de ses amies ? Ses parents auraient-ils été dénoncés ? Qui connaît la vérité dans le village ?
Au XIXe siècle, une bourgade du Morvan connaît de grands bouleversements. Avidité, jalousie, défiance vont ébranler le quotidien jusqu'alors tranquille de ses habitants. Chronique d'un village sur fond d'histoire de France et de réalité sociale, incarnée par des personnages attachants.
La chronique intemporelle d'un village morvandiau menacé par l'expropriation de ses fermes, incarnée par des personnages plus vrais que nature, perdus entre raison et passion. Au-dessus d'eux, une buse plane avec son regard acéré...
Il y a soixante-dix ans, des hommes ont disparu au coeur du Morvan forestier, dans une mine de fluorine proche d'une ferme aujourd'hui abandonnée. Une jeune violoniste, qui enquête sur ce drame ayant coûté la vie à son grand-père, découvre la beauté d'une région au passé parfois troublé.
Afin de sauvegarder l'âme de leur hameau de l'inexorable course du profit et du progrès, des habitants, avec à leur tête Thibaut, un ado plein d'idées, se mobilisent... De ce hameau tranquille, les Ruées, qui a vu sa population fondre comme neige au soleil notamment avec l'envolée des jeunes vers la ville, ne subsistent que l'auberge, la vieille gare et quelques habitations. Une poignée de fidèles aiment se retrouver à l'auberge, lieu d'une riche tradition familiale, où Mathilde a élevé seule Adeline et Thibaut, aujourd'hui adolescents. Bientôt un projet met en concurrence l'auberge de Mathilde et une zone artisanale, dont la municipalité attend beaucoup pour le développement du village voisin et pour l'emploi... Jusqu'à ce jour, grâce à l'auberge et la gare, même désaffectée, les gens du hameau avaient le sentiment de conserver, aussi fragile soit-elle, l'âme des Ruées. Pour combien de temps ? Mais il y a les choucas, ces élégants oiseaux noirs qui nichent sur le toit de la vieille gare ! Dès lors, les causes se confondent. Toucher aux choucas, c'est s'en prendre aux gens du hameau... Et le timide Thibaut sait, lui, d'un crayonné habile, comment rallier le plus grand nombre à leur cause, comment sauver l'auberge, comment joindre aux belles paroles les vraies résistances...
Une histoire d'héritage, mystérieuse et tragique, de nos jours dans le Morvan. Une juste et sensible peinture du monde paysan.A la mort de Ludovic Grollier, dernier descendant d'une famille morvandelle jadis puissante, ses héritiers découvrent un testament si alambiqué que personne ne s'y retrouve. D'ailleurs, était-il vraiment propriétaire de la Grande Cheintre qui fut, sans conteste, la plus belle exploitation du village ? Gustave Grollier, dernier agriculteur du pays et lointain cousin du défunt, veut profiter de la situation. C'est alors que survient un étranger qui semble s'intéresser à l'affaire. Puis d'autres personnes entrent en scène : les intérêts en jeu sont très importants. Dans leurs curieux cadres, trois photos jaunies par le temps finiront par révéler le secret d'une bien étonnante histoire de famille.
Si Marc n'était pas un incorrigible rêveur, peut-être aurait-il pris conscience dès son plus jeune âge des drames, des jalousies et des vieilles rancunes qui déchirent les familles du hameau où il est né. Peut-être aurait-il aussi compris tout ce qui, dès le départ, les condamnait, Odile et lui, à ne pouvoir s'aimer. Lorsque, vingt ans plus tard, le destin remet Odile sur sa route, il se trouve confronté à un cruel dilemme : retourner à la respectabilité de son foyer parisien et aux médiocres illusions de sa vie bourgeoise, ou admettre qu'il n'a jamais rien voulu que rester au pays, quels que soient les sacrifices que cela lui demande... Une très belle histoire d'amour où Didier Cornaille met en scène des « âmes fortes » qui se cherchent et s'accordent dans de somptueux paysages dont il sait si bien dépeindre l'âpre poésie.
Capucine a une idée toute simple mais géniale : raccommoder les poches trouées des jeans. De fil en aiguille, sa petite entreprise ne va pas connaître la crise. Jusqu'au jour où son succès fait trop d'envieux...Tout commence dans un village du Morvan déserté par ses habitants partis vivre l'aventure en ville. Avec trois francs six sous et une détermination à toute épreuve, la jolie Capucine a une idée lumineuse : raccommoder les petits tracas de la vie, autrement dit repriser les poches trouées des jeans. Contre toute attente, sa petite entreprise, Pocket service, tout d'abord modeste artisanat local, va prospérer. Au point qu'une société de jeans, bien plus puissante, bien plus aguerrie, fait tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Mais, encouragée par Tonin, son grand-père, homme de bon sens, âme généreuse, ravi de voir du sang neuf raviver les couleurs de ses campagnes, par le séduisant Bastien qui a quitté la capitale pour la campagne bourguignonne, mais aussi par tout un village solidaire, Capucine résiste... Jusqu'à ce qu'elle tombe elle aussi dans le piège du toujours plus... Portée par une héroïne des temps modernes, une histoire aux contours de fable, profonde, juste, pleine de sagesse, qui évoque de vrais problèmes de société.
Entre l'ennui d'un week-end à la campagne et la tristesse de son appartement parisien où Aurélie ne l'attend plus, Simon, un citadin irréductible, se laisse tenter par le charme et la modestie d'un petit hôtel en bord de route. Sans trop savoir pourquoi, il y fait halte. Sa chambre ouvre sur un jardin potager, puis sur un chemin. Un chien passe, Simon le suit. Le monde auquel ils vont aborder est à la fois banal et extraordinaire, onirique et réel. Au fil d'une longue errance dont seul le chien connaît l'aboutissement, Simon découvre un univers qu'il ne soupçonnait pas et qui peut-être le révélera à lui-même. Une surprenante aventure initiatique entre rêve et réalité, à la rencontre de gens simples et accueillants, de marginaux parfois inquiétants, et d'une humanité toujours généreuse.
En 1866, Antoine Donnadieu, architecte passionné en charge des travaux menés dans la cathédrale d'Autun, en Bourgogne, exhume par hasard une pièce unique, un bas-relief du XIIe siècle représentant une femme nue couchée " à la perfection de laquelle rien ne se pouvait comparer " : La Tentation d'Eve. Aussitôt réapparue, tout le monde se l'arrache. Reste une inconnue : que sont devenues les figures d'Adam et du diable, les autres éléments de la fameuse trinité ? Dans l'ambiance trouble de la fin du second Empire et des premières années difficiles de la IIIe République, Robert Brampton, aventurier américain, dénicheur de beaux objets et ami d'Antoine, raconte cette histoire envoûtante de chasse au trésor et de manipulation. Un roman minutieux et passionnant, teinté d'histoire et de suspense, autour d'un trésor bourguignon.
L'arrivée d'une famille d'origine maghrébine vient bouleverser les habitudes d'un village morvandiau. Ce sont des enfants, Tom et Aïda, qui réconcilieront les habitants. Un beau plaidoyer contre l'exclusion.Entre Tom et Aïda, dès le premier instant, c'est le coup de foudre. Qu'ils aient l'un et l'autre treize ans ne change rien à l'affaire... Si Tom est un Morvandiau " pure souche ", Aïda, elle, a échoué avec sa famille dans ce hameau perdu entre prés et forêts, loin de tout, même de l'école. Tout serait simple pour les deux enfants s'il n'y avait le refus de la différence, la peur de l'autre et quelques rudes règlements de comptes entre certains villageois et les " étrangers " d'origine algérienne. A leur façon, Tom et Aïda vont se battre. Et surtout, ils ne renonceront à rien. Les foins, la moisson, la grande foire de septembre et la nature rythment ce roman où les traditions morvandelles sont confrontées aux réalités de notre époque.
Un voyage insolite et poétique à travers les tout petits terroirs de France. Une encyclopédie unique en son genre, qui marie l'histoire des hommes à celle des paysages, l'évocation des cultures locales à la découverte des forces géologiques qui ont façonné la nature.Une somme patrimoniale, par un auteur qui connaît les multiples paysages de la France. Les Amognes, l'Artense, le Boréon, la Bouriane, le Capcir, la Forterre, la Gallésie, la Lémance, la Margeride, les Mauges, le Quercorb, le Ségala, le Volvestre, le Valgaudemar... Autant de noms familiers pour ceux qui y vivent, mais mystérieux pour le voyageur. Les tout petits pays de France ont ceci de magique qu'ils sont à la fois très français et très exotiques, car s'ils ont tissé l'histoire de la nation, ils ont aussi le plus souvent gardé toute la force de leur particularisme. Didier Cornaille, grand marcheur et auteur bien connu des collections terroir, a parcouru pendant dix ans la France au pas de son cheval. C'est ainsi qu'il a imaginé cette géographie exceptionnelle : c'est la France vue du ciel, mais en rase-mottes, par-dessus les collines jusqu'au creux des vallées, depuis la source à peine visible sous les herbes jusqu'à l'estuaire qui se déploie face au large. On y découvre que les frontières restent bien vivantes, malgré les conquêtes et les lois des régimes centralisateurs, parce qu'elles ont été tracées par une rivière, une lande, un coteau crayeux bien plus que par la folie guerrière des hommes.
Une enquête menée de main de maître doublée d'une superbe évocation de la forêt morvandelle au fil des saisons. Nichée entre les collines et les forêts du Morvan, la ferme d'Antoinette a été mise à sac. Pierre, son fils adoptif, le découvre alors qu'il vient pour y passer sa retraite. Mystérieux cambriolage. Mystérieuse maison voisine désertée par la famille Guérande à la Libération. Y aurait-il un lien entre ces deux événements survenus à cinquante années de distance ? Et lequel ? Pierre décide de mener son enquête, mais il se heurte au mutisme des villageois, hormis monsieur Armand - le fabricant d'eau-de-vie - qui sait tout sur tout le monde, mais ne révèle rien sur lui. Pierre Guédeloffe réussira-t-il à lever ce voile et à libérer une nouvelle fois le village, toujours prisonnier de ses lourds secrets ?
Sylvestre, aux utopies envolées, revient dans la ferme familiale du Morvan. Lui qui a tout connu, tout vécu, en marginal, renoue, enfin, avec les liens du souvenir et de l'amitié.Trois chats plus ou moins sauvages ont élu domicile dans ce qui fut le fenil d'une ferme perdue au fond des bois. Ils y sont tranquilles jusqu'à l'arrivée de Sylvestre. Celui-ci, la soixantaine bien engagée, a connu les mirages et les misères d'une vie en marge jusqu'au jour où il retrouve les clés de la maison familiale. Pour rompre avec un passé trop chargé, il vient s'y réfugier. Mais rien ne sera simple, d'autant que l'agriculteur voisin lorgne sur ses terres depuis des années. Il y a aussi une communauté de contestataires plus ou moins écolos, parmi lesquels la belle Aurélie qui prend ses habitudes chez Sylvestre, et Joseph et Antoinette, modestes fermiers au grand coeur. Et il y a ce fils et, enfin, ce petit-fils qu'il ne connaît pas encore. Aurélie et Agathe, une vieille complice, vont pousser Sylvestre à renouer les liens avec la vie. Jusqu'au jour où il verra les trois chats de Chamasson, ces irréductibles sauvageons, se grouper autour de son petit-fils et accepter, pour la toute première fois, de se laisser caresser.
C'est une petite ferme au fond du Morvan. Une escale imprévue pour Bénédicte, agent littéraire parisien très mondain qui, victime d'une panne d'essence, n'a d'autre ressource que d'y passer la nuit. Dans ce décor inattendu, elle fait la connaissance de Gilbert et d'une jeune fille à la peau cuivrée, Taza. Entre elle et cette gamine dont elle ignore l'origine, l'affection est immédiate. Cette rencontre va bouleverser sa vie et lui révéler qu'un autre monde est possible, loin de la grande ville, du bruit et de la tension quotidienne. Confrontant à travers ce récit une modernité trop égoïstement préoccupée d'elle-même à la quête des origines, Didier Cornaille raconte l'émouvante amitié entre deux femmes que tout semblait opposer.
L'histoire cocasse de trois vieux garçons qui s'opposent à l'arrivée dans leur hameau d'un " étranger " antipathique. Une très juste et émouvante peinture du monde paysan d'aujourd'hui.Au fond d'une vallée morvandelle isolée, le hameau de la Croix de Fourche compte quatre maisons. Trois " vieux gars " finissent leur existence dans trois d'entre elles, leurs fermes familiales. La dernière est à vendre. C'est là le triste aboutissement de la désertification des campagnes. Pitoyables dans leur solitude, mais aussi pleins de gouaille, les trois vieux garçons vont tout faire pour empêcher la vente de la maison. En vain. Un nouveau propriétaire s'installe et fait clore sa propriété, interdisant tout passage sur ses terres. Une jeune femme, venue pour un chantier d'archéologie, se prend d'amitié pour eux. D'ours qu'ils sont, ils deviennent petits garçons. Grâce à ses conseils, ils gagneront le procès que leur intente le nouveau propriétaire.
Plongez dans La trace du loup de Didier Cornaille, un roman captivant où une rumeur de loup en Bourgogne divise un village entier contre une Parisienne.
En Bourgogne, dans un village tranquille, l'ouverture au public d'une chapelle aux richesses insoupçonnées sème la zizanie. Entre les " pro " et les " anti " projet, un crime survient qui déchaîne les passions. A Saviniolet, village bourguignon jusqu'alors sans histoire, la mise au jour de fresques insoupçonnées dans la chapelle du Prieuré suscite méfiance et convoitise. D'autant que, le jour de l'inauguration du site, l'instigateur des fouilles est assassiné. Tous les soupçons se portent sur son cousin et voisin, Samuel, " loup solitaire " mal aimé. Petit-fils de Justin Rabaud, le plus acharné à s'opposer à ce qu'on touche à la chapelle, Samuel nourrit de surcroît une fascination pour l'épouse de la victime. Trop coupable pour être vrai ? La tension monte crescendo entre les habitants, les partisans et les détracteurs du projet, une tension accrue par la fuite soudaine de Samuel...
1914-1960. Chronique d'une famille de fermiers morvandiaux. Les problèmes de la paysannerie et le destin d'une femme luttant pour garder sa terre. Août 1914. C'est le début de la fenaison au hameau de l'Huis Maugrit dans le Morvan, mais les hommes ont été mobilisés. A douze ans, l'énergique Marie, qui se rêvait institutrice, se résigne à prendre en charge la petite ferme familiale. Avec Anne, son inséparable amie, elle traverse toutes les épreuves de la guerre. Trois années passent. Un camp de prisonniers - des insoumis pour la plupart - est installé à la mine voisine. L'un d'eux, Roland, noue des liens très tendres avec la cousine de Marie, Lucienne. Mais celle-ci disparaît et seule Marie sait pourquoi. Avec l'après-guerre viendront la désillusion et l'exode rural. Marie résiste et s'accroche à sa terre. Un jour, Roland, qui avait quitté le pays, réapparaît et malgré le terrible secret qu'elle ne révélerait pour rien au monde, elle consent à l'épouser... .
A la Libération, en Bourgogne, le projet de deux amies d'enfance de transformer une ferme en auberge dans une campagne encore endolorie par la guerre. La suite des Labours d'hiver. Au coeur du Morvan, la ferme de l'Huis Maugrit a survécu au déclin des campagnes grâce à l'obstination d'une femme : Marie Courbet. Mais après la Libération, la solitude du hameau se révèle vite insupportable au caractère trop entreprenant et autoritaire de Marie. Lorsque son amie Anne lui souffle l'idée moderne de créer une " ferme-auberge ", l'avenir redevient possible, notamment aux côtés de son petit-fils avec lequel elle noue, enfin, des liens d'affection. Seules l'entravent encore les séquelles d'un passé dont elle porte le poids du lourd secret. Un roman paysan dans le plus beau sens du terme.