Dominique de Villepin
Dominique de Villepin
De Lodi à Tilsit (1796-1807). De Bonaparte à Napoléon.
Du vol de l'Aigle à Waterloo, une épopée qui a bouleversé l'Europe, changé le sort de la France et fasciné les Français. Un livre porté par une vision puissante de l'histoire.A travers le Napoléon de la fin, ce livre raconte l'une des périodes les plus riches de notre histoire. Tout commence en 1814 avec les adieux de Fontainebleau. Trahi, abandonné, Napoléon découvre sur le chemin de l'exil la haine et l'humiliation. L'île d'Elbe devient le refuge où cet homme blessé panse ses plaies et médite sur sa chute avant de tenter le pari fou du retour.Le 1er mars 1815 commence l'extraordinaire aventure du "vol de l'Aigle". De clocher en clocher, acclamé par le peuple et l'armée, l'Empereur reconquiert son trône sans tirer un coup de fusil. Mais déjà le piège se referme : entre une dictature aux relents révolutionnaires et un pacte libéral, il hésite avant de donner une constitution qui ne satisfait personne puisqu'elle lui aliène le peuple sans lui rallier les élites.Seul, dépouillé de son mystère impérial, Napoléon joue le tout pour le tout en s'en remettant au verdict du champ de bataille. Ouverte en fanfare, la titanesque campagne de Belgique trouve son dénouement cruel à Waterloo. Devant la fronde parlementaire, l'Aigle fait le choix du sacrifice et s'éloigne vers Sainte-Hélène. L'épopée s'achève en tragédie.
Le troisième volume de la grande fresque napoléonienne de Dominique de Villepin (1807-1814).
« Ce livre porte une conviction simple : il est temps de se réveiller. De déchirer les voiles d'illusion qui recouvrent les réalités. De regarder le monde et la France tels qu'ils sont vraiment. De renoncer aux réflexes politiciens, aux assignations à résidence partisanes. Il est temps de retrouver la fierté de la France, de ce qu'elle signifie dans le monde, de ce qu'elle a accompli chez nous, offrant des chances, des horizons et des solidarités à ceux qui n'en avaient pas. Il faut se réveiller, parce que nous sommes en train de perdre pied dans notre propre pays, entraînés par un projet de déformation de l'idée républicaine qui vise petit à petit à nous en priver ; nous sommes en train de perdre pied dans un monde qui se durcit et se recompose de façon durable et dangereuse. Tout commence par le pouvoir de dire non, donné à chacun devant ce qui porte atteinte à l'avenir de l'humanité et à la dignité de la République. » D. V.
« Ce livre porte une conviction simple : il est temps de se réveiller. De déchirer les voiles d'illusion qui recouvrent les réalités. De regarder le monde et la France tels qu'ils sont vraiment. De renoncer aux réflexes politiciens, aux assignations à résidence partisanes. Il est temps de retrouver la fierté de la France, de ce qu'elle signifie dans le monde, de ce qu'elle a accompli chez nous, offrant des chances, des horizons et des solidarités à ceux qui n'en avaient pas. Il faut se réveiller, parce que nous sommes en train de perdre pied dans notre propre pays, entraînés par un projet de déformation de l'idée républicaine qui vise petit à petit à nous en priver ; nous sommes en train de perdre pied dans un monde qui se durcit et se recompose de façon durable et dangereuse. Tout commence par le pouvoir de dire non, donné à chacun devant ce qui porte atteinte à l'avenir de l'humanité et à la dignité de la République. » D. V.
« Depuis quinze ans, le monde semble emporté dans une folle course à la guerre. Le Moyen Orient est pris dans une spirale suicidaire sans fin, le terrorisme international nous défie, de grands empires entrent en confrontation. Le virus de la guerre est en nous, rendu plus agressif par les peurs, les humiliations et les colères. La crispation des nations occidentales sur leurs privilèges et sur une vision du monde dépassée ne peut qu'aggraver les maux. Toute ma vie durant, j'ai voulu mettre le travail de la paix au coeur de mon action. En 2003, auprès de Jacques Chirac, j'ai mené le combat de la paix à l'ONU contre l'intervention américaine en Irak, conscient des dangers de la vision néoconservatrice du monde. Nous devons apprendre à regarder le monde et à en comprendre les métamorphoses. A nous d'entendre ce qui anime aujourd'hui les peuples et les nations, en Russie, aux Etats-Unis, comme en Chine, en Turquie, en Côte d'Ivoire ou en Colombie. C'est au plus près de la réalité que nous pourrons mesurer la faillite des Etats-Nations et le jeu des revendications identitaires dans une mondialisation qui semble condamnée à l'accélération perpétuelle. Le moment est venu de s'atteler au travail de la paix, d'ouvrir les yeux sur les blessures du monde et de nous doter des outils pour construire un nouvel ordre, stable et juste. Des solutions existent, mais elles nécessitent de la patience, de l'imagination, de la volonté. Pour contrer les épopées mensongères de la guerre, nous avons besoin d'un récit de la paix, qui constitue le grand défi, le seul héroïsme possible de notre temps, adapté à un monde fragile aux identités blessées, en mal de réconciliation. J'ai la conviction que la France a un rôle à jouer dans ce nouveau monde, à condition de retrouver sa vocation d'initiative, de médiation et de dialogue, fidèle à son message et à son histoire. » D. d V.
Une autre histoire de Napoléon. Il a fallu près d'une décennie à Dominique de Villepin pour écrire une trilogie inspirée sur la vie de Napoléon. Unanimement saluée par les critiques, elle a connu un grand succès public et déjà conquis plus de cent mille lecteurs. Le Soleil noir de la puissance (1796-1807) raconte l'ascension spectaculaire de Bonaparte de la victoire de Lodi à l'apogée de Tilsit. La Chute ou l'Empire de la solitude (1807-1814) déroule le fils implacable de la crise, puis de l'écroulement du Grand Empire à partir de la campagne de Russie. Les Cent-Jours ou l'Esprit de sacrifice propose un récit élevé et enlevé du vol de l'Aigle et de sa chute foudroyante, dans la foulée de Waterloo, jusqu'à son dernier exil à Sainte-Hélène (Grand Prix de la Fondation Napoléon et prix des Ambassadeurs). La voici pour la première fois rassemblée dans une édition de prestige revue et actualisée à l'occasion du bicentenaire des Cent-Jours et de la chute de l'Empereur.
Campagne présidentielle 2012 !Son diagnostic est décapant. Ses solutions sont radicales. Dominique de Villepin livre les raisons profondes de son combat politique et dévoile le projet qu'il nous propose pour redresser la France. Un projet qui s'articule autour de trois idées : le devoir, la dignité des citoyens et l'indépendance de la France.
Un texte magnifique sur la France vue par Dominique de Villepin. Au cours de mes nombreux déplacements à travers la France, j'étais sans cesse désarçonné par le changement des paysages. Ce n'était plus le pays que j'avais connu. Ce n'était pas non plus le pays tel qu'il s'imaginait, tel qu'il se montrait à lui-même et aux autres. Je me suis rendu compte que je préférais les Français tels qu'ils étaient, changeants, incertains, vivants, aux images d'Epinal immuables et ridicules qui occupent l'espace public. La France au quotidien, ce n'est ni une pagnolade ni une caricature hip-hop sur fond de souffrance urbaine. On peut l'aimer telle qu'elle est, et pas seulement comme on croit qu'elle a été ou comme on voudrait qu'elle soit. Je n'ai guère la nostalgie d'une France de l'enfance, car la France, je l'ai rêvée avant de la connaître, depuis l'autre rive de la Méditerranée où je suis né, depuis l'autre rive de l'Atlantique où j'ai grandi. Recommencer, encore recommencer, voilà le mot d'ordre de toujours des amoureux de notre pays. Rien ne serait pire que de le figer dans le marbre. Faisons nous encore peuple, faisons-nous encore société ? Quelle étrange et fière nation, de si haute ambition et de si peu de citoyens. D. V.
Le journal littéraire d'un Premier ministre insomniaque tenu pendant deux ans à Matignon. " Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l'Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d'un registre sans date, arrachés à une longue nuit. Face aux Minotaures, ce fil d'encre et de papier m'a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j'ai voulu m'alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d'avancer jusqu'au retournement de la conscience où l'épreuve devient une chance de libération. Quoi que l'on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bord du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il le mauvais sort. A minuit, la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d'armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s'élance à l'assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l'homme s'éveille, libre de toutes entraves. " D.V.
Dans un monde dont les repères vacillent, il est nécessaire de repenser les condtions d'une nouvelle cité des hommes comme rempart contre les barbaries. L'histoire accélère. Le monde bascule. Dans la frénésie des krachs et des guerres, il paraît à bout de souffle. Une crise de plus ? Non, c'est aujourd'hui la faillite d'un monde. Un triple effondrement sape les fondements de l'ordre international : la démesure de la spéculation et de la mondialisation financière ; la perte de repères de nos modèles industriels vieux de deux siècles ; et surtout la mort de l'Occident, parti il y a cinq siècles à la conquête matérielle et morale du monde et aujourd'hui exsangue. Il est urgent de renoncer aux folies qui nous ont menés à l'abîme, le vertige de la force incarné par l'Amérique de Bush, le fantasme de pureté de l'Occident qui lui fait tenir sans cesse un double langage, l'enfermement de la peur qui rôde depuis les attentats du 11 septembre. Nous trions les décombres d'un monde en train de s'écrouler. Il faut le refonder. C'est une chance historique. Les atouts sont là : l'élection de Barack Obama, la prise de conscience des défis climatiques, le désir de paix. Pour la première fois, l'humanité vit à la même heure. Le temps du choix est donc venu : construire la cité des hommes ou être englouti par une nouvelle barbarie. Dominique de Villepin en dessine ici la carte.