Dov Lynch
Dov Lynch
Caractériser la force avec laquelle une image, devant nous, se souvient et celle avec laquelle elle nous demande d’identifier ce dont elle est le souvenir : tel est le propos de ce livre – ce qui veut dire qu’il considère l’image, toute image, comme une énigme et comme l’espace incarné d’une expérience qu’il appartient à ceux qui la voient (regardeurs de Duchamp, regardants de Poussin !) de refaire. L’imagement nomme aussi bien les processus qui conduisent aux images que les chemins qu’elles suivent pour instiller dans la pensée la puissance de leur silence. « Toute image est une maison hantée, toute maison est hantée par les images. » Étoilée en treize chapitres, l’enquête traverse toutes les époques de l’art et parcourt les modes les plus variés de constitution de l’image.
Rien n'avait préparé Shadrach Jones à voir arriver le roi des elfes et sa suite au grand complet dans sa station-service. Et pourtant, aussi incroyable que cela paraisse, il est bien là, devant lui, et plutôt mal en point. Les derniers mutants qui menacent encore la Terre sont traqués à mort. Mais Cris Johnson, cet homme intégralement doré et à la beauté divine, peut-il être un monstre ? Ernest Elwood est plutôt rêveur, ces derniers temps. Rien d'autre ne semble l'intéresser que la construction de son bateau, comme s'il était manipulé. En neuf nouvelles, Philip K. Dick montre une fois de plus toute l'étendue de son talent, qu'il aborde la science-fiction, le fantastique et même, sans doute pour la seule fois, la fantasy.
Rien n'avait préparé Shadrach Jones à voir arriver le roi des elfes et sa suite au grand complet dans sa station-service. Et pourtant, aussi incroyable que cela paraisse, il est bien là, devant lui, et plutôt mal en point. Les derniers mutants qui menacent encore la Terre sont traqués à mort. Mais Cris Johnson, cet homme intégralement doré et à la beauté divine, peut-il être un monstre ? Ernest Elwood est plutôt rêveur, ces derniers temps. Rien d'autre ne semble l'intéresser que la construction de son bateau, comme s'il était manipulé. En neuf nouvelles, Philip K. Dick montre une fois de plus toute l'étendue de son talent, qu'il aborde la science-fiction, le fantastique et même, sans doute pour la seule fois, la fantasy.
Dimitris est un ancien membre de l'IRA. À la mort de son père, il part à la recherche de son frère disparu quelque part dans le Caucase.Sa trajectoire, un road movie sur les franges de l'Europe, marquée au sceau du crime, semée de rencontres fragmentées, d'histoires inabouties, de visions fugitives, le conduira d'une guerre qui n'a plus de nom à une autre qui n'en possède pas encore, jusqu'à ce que s'accomplisse son aventure.
Dans un futur qu'on devine proche, Paris est en état de guerre, coupé en deux ; des forces insurgées occupent la rive droite, le gouvernement tient la rive gauche, une mission internationale est déployée le long de la Seine. Chaos, ruines, snipers. Léa, conductrice pour la mission internationale, accepte un contrat risqué : se rendre dans une fourgonnette sur la rive droite pour aller restituer un cercueil contenant la dépouille d'une figure de l'opposition dont on ne lui a pas précisé l'identité. En échange, elle pourra ensuite quitter Paris. Mais rien ne se passe comme prévu. Dans la rumeur d'une ville qui se réveille, Léa, sorte de moderne Antigone, découvre un sentiment d'appartenance nouveau et inattendu au monde et à elle-même. Léawald présente une traversée acharnée d'un Paris nocturne, en guerre et à peine reconnaissable, où tout est possible, la violence autant que la solidarité, jusqu'au lever du jour. Entre deux mondes, à la lisière, Dov Lynch déploie un roman remarquablement visuel empruntant à l'esthétique funèbre d'un Enki Bilal.
Rien n'est plus grave que le moment que nous vivons. Nous sommes embarqués dans un processus de destruction du monde naturel qui ne pourra aboutir qu'à notre propre perte. Face à cette urgence, à cette nécessité d'en parler, nous avons entamé un tour de France des « penseurs » de l'effondrement. Nous sommes allés recueillir leurs sentiments personnels et saisir comment, intimement, ils vivent avec cela, en abordant avec eux différents axes de réflexion : la famille, le déni, la santé, les peurs, les deuil, les préparations, etc. Notre idée est de montrer ainsi la multiplicité des approches de l'effondrement. Leurs pensées, de la plus radicale à la plus prudente, feront écho aux sentiments des lecteurs et leur ouvriront des pistes pour changer le regard ou se sentir moins seul. Pierrot Pantel est inspecteur de l'environnement à l'Office Français de la Biodiversité sur Ajaccio. Manon Commaret est psychologue spécialisée en neuropsychologie.
Avril 1945. Klem, ex-policier revenu des camps avec son certificat de dénazification, quitte précipitamment Vienne par le Danube alors que la ville tombe aux mains de l'Armée rouge. Une fuite le long du fleuve, marquée par la violence et la trahison. Mais à qui Klem raconte-t-il tout cela ? Qui est cet Américain qui l'interroge ? Dans l'entre-deux d'une guerre qui prend fin et d'une nouvelle qui s'annonce, Klem dessine entre silences, demi-mots et demi-vérités, vaincus et vainqueurs, une carte de l'Europe, trouble et sauvage. Hauts-fonds épouse les codes du roman d'espionnage pour mieux s'en dessaisir et révéler, de la bascule d'un camp vers l'autre, ce qui reste de la vie d'un homme bringuebalé par l'histoire, les souvenirs, la détresse et l'espoir. Dov Lynch est un diplomate et essayiste irlandais. Hauts-fonds est son deuxième roman, d'abord écrit en anglais puis réécrit en français. Son premier roman, Mer noire, a été publié en 2015 aux Éditions Anacharsis.