Edgar Feuchtwanger
Edgar Feuchtwanger
Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, et pourtant ils n'ont rien en communLondres, 1852. C'est dans les bas-fonds de la capitale victorienne, où les mauvaises rencontres sont fréquentes, que Charles Dickens fait la connaissance de son double. Si le premier est un écrivain respectable débattant dans les salons parfumés des beaux quartiers ; le second est une brute épaisse s'encanaillant dans les pires bouges des faubourgs. Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau, et pourtant ils n'ont rien en commun. Mais en se fréquentant, les deux hommes apprennent peu à peu chacun sur eux-mêmes. L'un ne tarde pas à prendre la place de l'autre. Et inversement. Dickens & Dickens, comme les deux faces d'une même pièce.
1928 en face de chez Hitler, vivait un petit garçon de cinq ans, Edgar, le neveu de Lion Feuchtwanger, l'un des écrivains les plus connus d'Allemagne, de confession juive... En 1933, l'oncle Lion s'exila. Edgar, lui, ne put partir. Hitler était toujours là, dans le même immeuble. Depuis sa fenêtre, il se mit à l'observer... Il assista à la préparation de la Nuit des longs couteaux, de l'Anschluss, des pogroms. 1928, Munich n'était alors qu'une sorte de gros village. Dans l'une des rues de ce village, en face de chez Hitler, vivait un petit garçon de cinq ans, Edgar, le neveu de Lion Feuchtwanger, l'un des écrivains les plus connus d'Allemagne, de confession juive... En 1933, Hitler ordonna que l'on brûle les livres de Lion Feuchtwanger en public. Et l'oncle Lion s'exila. Edgar, lui, ne put partir. Hitler était toujours là, dans le même immeuble devant lequel il passait tous les jours pour aller à l'école. Alors, depuis sa fenêtre, il se mit à l'observer... Il vit ainsi cet homme étrange changer les lois, faire arrêter les hommes, les femmes, puis sa famille. De cette fenêtre, d'où il voyait la lumière de la chambre d'Hitler s'allumer ou s'éteindre, il assista à la préparation de la Nuit des longs couteaux, de l'Anschluss, des pogroms. Edgar Feuchtwanger a obtenu un visa pour la Grande-Bretagne en 1939. Deux mois après son départ, le 14 février, le " monsieur d'en face " déclenchait la Deuxième Guerre mondiale qui a coûté la vie à 60 millions de personnes dont 6 millions de juifs. Il nous livre ici ses curieux " souvenirs d'enfance " et les réflexions qu'ils lui ont inspiré.