Édouard Lockroy
Édouard Lockroy
L'aurons-nous ? Ne l'aurons-nous pas ? C'est la question depuis deux ans. Il s'agit de la guerre. A huit heures du matin, elle est déclarée. A huit heures trois quarts, elle est finie ; à neuf heures, elle recommence ; à dix heures, l'horizon politique est sans nuages. Vous êtes à table. A la première cuillerée de soupe, nos soldats marchent sur le Rhin. Les grandes puissances européennes s'embrassent au moment où vous attaquez le fromage. On n'a plus le temps de déjeuner.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
J'avais un oncle, un bon et excellent homme et qui m'a laissé un très doux souvenir. Il se nommait Auguste Jullien et il était assez vaguement journaliste. Je crois bien qu'il écrivait au Siècle avec son ami Gigault de la Bédollière, père du futur amiral. Il avait une belle figure, des traits réguliers, une grosse moustache et des yeux admirables et pleins de bonhomie. Bien qu'ayant visité l'Allemagne en détail et s'étant fort occupé des affaires politiques et littéraires en France, son père, Jullien de Paris, l'ayant pris pour collaborateur à la Revue Encyclopédique ; il avait vécu dans un rêve extraordinaire que.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.