Elisabetta Rasy
Elisabetta Rasy
Printemps 1917. Engagées comme infirmières volontaires, Maria Rosa et Eugenia font connaissance dans un hôpital militaire proche du front, dans le nord de l'Italie. La première, riche et belle Napolitaine, a fui les règles bourgeoises de sa famille, la seconde, une petite provinciale du lac de Côme, entend prouver à son père qu'elle est capable de devenir médecin. Le soir elles regagnent leur chambre, anéanties par un quotidien que dominent la souffrance, l'angoisse et la mort. Malgré un premier élan de méfiance, elles apprennent à se connaître et se laissent bientôt emporter par une passion qui les transforme au point de leur insuffler la conviction qu'elles vivront ensemble, en femmes libres, une fois la guerre achevée. Mais, alors que les blessés affluent, de plus en plus nombreux, et que disparaissent autour d'elles médecins, amis, soldats, l'avenir semble aussi irréel qu'incertain. La voix vibrante de Maria Rosa nous raconte la vie au front d'un point de vue inédit, révélant le courage de ces femmes volontaires et donnant ainsi à la guerre un visage inattendu. Une histoire d'amour, autant que le roman d'un apprentissage de la liberté. Écrivaine majeure de sa génération, Elisabetta Rasy excelle à faire revivre de grandes figures féminines, y découvrant à la fois des modèles intimes et des emblèmes collectifs : Thérèse de Lisieux (La Première Extase), Mary Wollstonecraft (La Citoyenne de l'ombre) ou Nadejda Mandelstam (La Science des adieux). Traduit de l'italien par Nathalie Bauer Nathalie Bauer, auteur de romans, a traduit plus de cent ouvrages italiens, dont des œuvres de Mario Soldati, Primo Levi, Natalia Ginzburg, Paolo Giordano et Michela Murgia.
Arrivée à la cinquantaine, Costanza traverse une sorte d'hiver : en proie à une soif insatiable de lumière et d'amour, elle arpente les rues de Rome et en particulier le mausolée de la sainte dont elle porte le prénom, où elle croit entrevoir la clef d'un mystère commun. Mais c'est la mort de Bruno, un photographe allemand de grand talent, qui lui apportera la solution à sa quête. L'ordinateur qu'il lui a légué renferme non seulement ses travaux sur les statues antiques, sorte de testament spirituel, mais aussi une incroyable surprise. Car l'hiver, à Rome, est parfois traversé par une lumière si vive qu'on en est presque aveuglé. Tout en finesse, Elisabetta Rasy nous offre un roman de formation d'un genre inédit, celui de la maturité d'une femme. Écrivain et journaliste, Elisabetta Rasy a passé son enfance à Naples, puis a déménagé à Rome, où elle vit actuellement. Spécialiste de littérature féminine, ses livres – romans, recueils de nouvelles et essais – sont traduits en différentes langues. Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
Plusieurs authentiques contestataires de Mai 68 étant devenus les adorateurs de notre actuel président, je ne veux pas laisser croire que tous les anciens soixante-huitards ont fini par découvrir sous les pavés non pas la plage, mais le marché. J'ai donc décidé d'écrire ce livre pour lever toute ambiguïté sur l'insoumission persistante de ma génération où nombreux sont ceux qui, comme moi, ont soutenu Jean-Luc Mélenchon en 2017. Quant à nos nouveaux maîtres et à ceux de mes camarades de barricades qui les caressent désormais dans le sens du poil, qu'il me soit permis de leur dire, avec le franc-parler qui était le nôtre du temps de notre belle jeunesse : " Allez vous faire voir! " G. M. Gérard Miller est psychanalyste, réalisateur et professeur émérite à l'université Paris 8. Il est l'un des initiateurs du tout nouveau Média.