Eloi Leclerc
Eloi Leclerc
Ce livre décrit la crise intérieure traversée par François d'Assise quand la fraternité qui s'était groupée autour de lui tendait à prendre la forme d'un Ordre. Il comprit alors que son idéal serait peut-être défiguré.Avec une simplicité toute évangélique, le frère franciscain Éloi Leclerc raconte de quelle manière le Poverello d'Assise trouva peu à peu la paix intérieure. Malgré les troubles, les contradictions, les oppositions, il est possible de s'abandonner à Dieu, qui seul suffit.« Dieu est, et c'est assez. Quoi qu'il arrive, il y a Dieu, la splendeur de Dieu. Il suffit que Dieu soit Dieu. Seul, l'homme qui accepte Dieu de cette manière est capable de s'accepter vraiment soi-même. Il devient libre de tout vouloir particulier. Plus rien ne vient troubler en lui le jeu divin de la création. Son vouloir s'est simplifié et en même temps il s'est fait vaste et profond comme le monde. » Un classique de la spiritualité, un condensé d'Évangile, qui aide à retrouver la joie, l'espérance et la confiance. Éloi Leclerc est un religieux franciscain qui a enseigné la philosophie pendant de nombreuses années. Il est l'auteur, outre Sagesse d'un pauvre, de nombreux autres livres à succès : Le Cantique des créatures ; Le Royaume caché ; Dieu plus grand ; Chemin de contemplation ; Le soleil se lève sur Assise... Il est décédé en 2016, à l'âge de 95 ans.
« Où donc est Dieu ? » Cette question, Éloi Leclerc la fait sienne lorsque, jeune religieux, il éprouve dans sa chair la barbarie des camps de concentration. À partir de cette expérience douloureuse mais fondatrice, il devient particulièrement sensible à l'immensité de la détresse qui peut submerger tout être humain confronté au pire de l'existence.Sur ce chemin de l'épreuve, le Christ nous précède, nous explique l'auteur, dans ce texte porté par une émouvante sobriété de ton toute franciscaine. En méditant les évangiles, il met au jour le visage de l'amour crucifié.« L'homme qui annonce au monde la tendresse de Dieu pour la terre a connu l'expérience la plus crucifiante de l'absence de Dieu. La révélation de Dieu en Jésus se fait au coeur même de la condition humaine la plus abandonnée. »Si Jésus a vécu sa Passion jusqu'à éprouver cette déréliction ultime, c'est pour que, nous-mêmes, au coeur de nos souffrances, nous puissions faire l'expérience de la présence bienfaisante du Ressuscité, victorieux de toute mort. Éloi Leclerc est un religieux franciscain qui a enseigné la philosophie pendant de nombreuses années. Il est l'auteur de nombreux livres à succès sur saint François et la spiritualité franciscaine. Il est décédé en 2016, à l'âge de 95 ans.
Les chrétiens sont régulièrement amenés à côtoyer des hommes et des femmes d'une autre croyance ou d'une autre tradition de pensée. La société dans laquelle ils vivent est un brassage de cultures dont ils ne peuvent éviter le choc ou le charme. Deux tentations les guettent : le rejet de l'autre dans un repli frileux sur leur propre foi, ou bien la recherche d'une communion dans l'effacement des différences.Face à cette situation, Éloi Leclerc interroge les Évangiles : quelle lumière apportent-ils aujourd'hui à la vie de foi, en relation avec les « autres » ? Le passage du Christ dans l'histoire a été marqué tout d'abord par sa fidélité à la tradition religieuse de son peuple. Mais en même temps, il s'est avancé sur un chemin non tracé, en allant vers ceux qui étaient différents et rejetés au nom de cette tradition. Il en est résulté un dépassement : non pas un reniement, mais une percée vers le Dieu « plus grand » dont parlaient les prophètes.« Dieu plus grand n'est pas seulement Dieu autre ; c'est Dieu en relation avec l'autre. Pour le connaître, nous avons toujours à nous ouvrir à l'autre, à lui faire place dans notre cheminement propre. Non pas en renonçant à notre identité profonde, mais en allant, comme le Christ, jusqu'à l'ultime de notre foi, là où Dieu, à travers la blessure de la relation, se découvre lui-même, en son mystère trinitaire, comme Relation à l'Autre. » Éloi Leclerc est un religieux franciscain. Il est l'auteur de nombreux livres à succès sur saint François, dont Sagesse d'un pauvre. Il est décédé en 2016, à l'âge de 95 ans.
Face à ce monde sans espérance, où les croyants eux-mêmes ont trop souvent peur de leur ombre, Eloi Leclerc invite à relire le message de l'apôtre Paul, dans la Lettre aux Ephésiens.Complètement retourné par la personne vivante du Christ ressuscité et par la puissance de son Esprit, Paul a fait en lui-même l'expérience exaltante de l'homme nouveau. Et il a vu surgir, au sein du vieux monde païen, un monde nouveau, une nouvelle communauté humaine, l'église du Christ, ouverte à tous, prémices d'une humanité réconciliée et rassemblée. « Le monde ancien s'en est allé, écrit-il, un monde nouveau est déjà né » (2 Co 5,17).à la double lumière de cette expérience qui le projette vers l'avenir, Paul nous découvre le grand Dessein de Dieu, révéla tion du Père immense. Il nous fait voir comment l'humanité, appelée depuis toujours à partager la vie et la joie divines, retrouve le chemin de son avenir, en renouant dans le Christ ressuscité avec l'élan de l'Amour créateur et divinisant du Père. Il nous ouvre ainsi au sens de notre histoire et de l'univers. Vision d'espérance d'où part cet appel, plus que jamais actuel :« Réveille-toi, toi qui dors, lève-toi d'entre les morts : Christ t'illumine de son aurore » (Ep 5,14).
L'intuition fondamentale d'Eloi Leclerc est celle-ci : l'humilité, la pauvreté et le service sont des choix de Dieu. Ces choix, si nous les faisons nôtres, ont le pouvoir de transformer le monde et conduisent celles et ceux qui les mettent en pratique au bonheur.« Il arrive un moment dans la vie spirituelle où Dieu nous demande de nous déposséder de ce qui nous tient à coeur, de cette mission qu'il nous avait confiée, de cette oeuvre que nous avons accomplie, à laquelle nous nous sommes totalement donnés. Il nous faut lâcher prise. Renoncer à notre oeuvre pour devenir l'oeuvre de Dieu » écrit le fils spirituel de saint François. Eloi Leclerc découvre saint François à douze ans et entre au noviciat à 18 ans. Déporté au camp de Buchenwald, il sera ordonné prêtre en 1948. Fragilisé par les épreuves, il se met à écrire pour partager le trésor fraternel de saint François. Ses livres, notamment Sagesse d'un pauvre, ont nourri la vie intérieure de dizaines de milliers de chrétiens de toutes générations. Il est décédé en 2016, à l'âge de 95 ans.Anne Ducrocq dirige la collection d'épanouissement personnel et de spiritualité Points Vivre.
Dans le quartier de Saint Germain des Prés, Il n'y a pas que des Intellectuels et du beau monde ; il y a aussi des tas de petits têtards qui, du haut de leurs neuf, dix ans, n'ont pas les yeux dans leur poche et qui savent mieux que personne qui, dans leur rue, « mamoure » avec qui, aussi bien leurs parents que les autres, parce que, c'est connu, dans ce quartier les rues sont étroites et forcément ça facilite les échanges. Ces gamins, grâce à la télé, ne manquent pas d'expérience ni de vocabulaire : la publicité, on le sait, c'est l'école même de la vie ; ses slogans ont réponse à tout. C'est vachement mieux que l'école, d'autant plus que la maîtresse... C'est grâce à Nicolas Regane, dit Nico, neuf ans et demi, fils d'une standardiste à la Samaritaine et d'un manutentionnaire dans un supermarché, que le lecteur est admis au rare privilège de pénétrer les secrets de la rue des Mamours et d'en tirer la philosophie qui s'impose. Et, comme on le dit aujourd'hui, ce n'est pas triste... Il est même recommandé de ne pas lire ce livre dans un lieu public, parce que c'est gênant d'éclater de rire quand on est tout seul et qu'avec Lanzmann et ses petits copains c'est vraiment difficile de garder son sérieux.