Eugene Durif
Eugene Durif
Algérie, années 1960. Dans un bordel militaire de campagne, une femme lance un défi aux soldats : une histoire vraie contre son corps. Soixante ans plus tard, un jeune homme en quête d’identité écoute, sans comprendre, les récits de son père.
Bouffefeu, le directeur du théâtre, décide de raconter l'histoire de Pinocchio. On s'aperçoit bien vite que ce n'est pas le conte auquel on s'attendait.
Librement inspirée des tragédies grecques et du mythe d'OEdipe, L'Enfant sans nom est une fable poétique sur la différence et la fatalité de la violence des rapports humains.
Jean, jeune paysan, ancien résistant, s'est retrouvé un an et demi en prison, accusé sans preuve de s'être opposé à la guerre d'Algérie. De retour dans sa famille, il se sent étranger. En cette nuit de la Saint-Jean, malgré la fête des conscrits, l'ambiance est pesante, et la guerre présente dans tous les esprits.
"Le Petit Bois": Une plongée dans les méandres de l'esprit d'un frère hanté par les souvenirs de Clara, sa soeur disparue. PERSONNAGE : un homme. DURÉE : 1 h 30. "Le Fredon des taiseux": Un citadin qui a suivi sa femme à la campagne fait une immersion ensorcelante en milieu rural. PERSONNAGES : monologues pouvant être repris à plusieurs voix. DURÉE : 1 h 20.
Deux pièces sur le retour d'un homme dans son village natal après-guerre et sur les remous provoqués dans les mémoires des uns et des autres. Mais deux ambiances très différentes : un été en Italie et un hiver dans un petit village français. "Loin derrière les collines" : 5 femmes, 6 hommes / durée : 1 h 30. "L'Arbre de Jonas" : 2 femmes, 4 hommes / durée : 1 h 20.
A un moment clef de son existence, Léonard, pour se reconstruire, part à la recherche de celui qui partagea ses tourments d'enfance. Parenthèse amicale de la maturité. Pour un nouveau départ.
Les gravures de Paul Hickin portent en elles, dans leur pureté technique et leur perfection presque obsessionnelle, la trace de la recherche attentive qui les a précédées. Et, latente, contenue, la menace sourde contre et par laquelle elles se sont constituées. Il faudrait savoir se mettre vraiment « au regard », comme on dit « se mettre à l'écoute », d'une oeuvre où l'illusion figurative - par instant mimée - est, en même temps, toujours déjà minée par l'exigence d'une production qui n'a rien de re-productive. Les lieux désertés sont tous pleins encore de souvenirs obscurs, d'échos secrets, lointains, et les décors suspendus, d'improbables architectures qui ne tiendraient plus qu'à un fil. Et la chair est mise à nu par l'entaille même de la plaque de cuivre, cette incision au relent de sang d'encre et de crime parfait.