Eugene Ledrain
Eugene Ledrain
DANS la neige et la pourpre où les soleils palis Viennent boire en mourant ta senteur généreuse, Amaryllis ! ô lis superbe entre les lis, Une douleur profonde et royale se creuse. Déjà les soirs plus brefs de fraîcheur sont emplis Et, le long des jardins peuplés de tubéreuse, Comme une veuve sous sa robe aux larges plis L'automne jette au vent sa plainte douloureuse.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
J'hésitais quelque peu à écrire ce livre, parce que je l'envisageais surtout au point de vue de l'interprétation de la Bible, et que ce travail est fait par les Allemands, qui savent, beaucoup mieux que moi, l'antiquité et les langues. J'hésitais encore, parce que ce côté, purement anti-chrétien, anti-révélationniste, me semblait insuffisant, à cette heure, pour donner une véritable originalité à mon travail.Je reviens sur cette opinion.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.