Fabien Pesty
Fabien Pesty
Dix nouvelles déjantées où l'humour noir croise l'absurde : une grand-mère atteinte d'Alzheimer, un enfant qui tue des ours polaires en mangeant des gaufrettes, et bien d'autres personnages aussi drôles que décalés.
Pol[ys]émiqueRevue variablement périodique, Panégyrique de la nouvelle à caractère laudatif modéré,Compendium de mots plus ou moins compliqués,... et plus prosaïquement recueil collectif.Contient des morceaux de Alain Emery, Béatrice Chauvin-Ballay, Catherine Quilliet, Cécile-Marie Hadrien, Christian Calon, Corinne Valton, Dominique Chappey, Emmanuel Roche, Fabien Muller, Fabien Pesty, Héloïse Simon, Laurine Roux, Pierre Mikaïloff et Sylvie Dubin.
«À l'échelle de l'Histoire du Monde, l'Homme est un fait divers, son existence est une chronique, sa vie est un conte ». L'Auteur, satisfait de sa trouvaille philosophique, se dit que ce serait quand même pas idiot d'en faire la démonstration dans un livre protéiforme. Il ne sait pas exactement ce que signifie « protéiforme » (il sait seulement qu'on en trouve dans les laitages ou le poisson), mais il a conscience que c'est un mot qui fait intello. L'auteur veut faire l'intello, ça tombe plutôt bien.À travers ces dix-huit histoires, l'Auteur va nous faire partager un voyage en train, nous entretenir de moustachus et de vin, nous donner une leçon de courage, nous parler de la météo, revisiter des contes, puis se marier et avoir beaucoup d'enfants.À la fin, content de lui, il se servira un coup de cidre en méditant sur le fait que le niveau de l'oeil de l'observateur décide de la hauteur de l'horizon. Il en conclura que la prochaine fois, il essaiera d'écrire ses histoires debout plutôt que couché.Ndla : après vérification sur une boîte de thon, il semblerait que le protéiforme n'entre pas dans la composition du poisson. En revanche, on y trouverait des traces de cheval.
Innocent,e (adjectif et nom commun) : Qui ne fait pas de mal. Qui n'est pas coupable. Qui ignore le mal. Naïf. Personne innocente. Simple d'esprit.Non coupables, fous, irresponsables, ingénus, ils ont tous un alibi valable : ils étaient victimes d'eux-mêmes au moment des faits. Ce sont des choses qui arrivent et dont on parle à travers ces quinze instantanés d'histoires, parfois sombres, souvent cyniques, mais toujours à l'humour ravageur. On y croise des enfants, des vieux qui jouent, un clochard, une caissière de péage et un requin-marteau. Mais aussi des guest stars telles que Thierry Rolland, Dieu, la maman de Jacky du Club Dorothée ou le Hollandais qui a gagné à l'Alpe d'Huez un jour. A noter que le policier des Village People a décliné l'invitation.
« Babar, si j'le connais ? Ben ça dépend. Disons que je le connais sans le connaître. Disons qu'il est comme un éléphant dans un magasin d'ivoire.Si je reprends quelque chose ? Ben ça dépend, mais disons que oui ». C'est toujours le même bar atteint, dans ce village. Jusqu'au jour où le fait divers paie sa tournée... Prix littéraire : 1er prix Bourgeons de Plumes 2014, catégorie Adultes.
La nostalgie, t'avoueras, c'est chiant. Oh, je sais ce que tu vas me dire : que tu aurais préféré avoir le choix. Tu me rétorqueras ça laconiquement, mais dans cinq minutes tu n'auras déjà plus de remords : tu auras tout oublié. Alors de quoi tu te plains ? Tu ne te plains pas ? Non, je sais, et c'est vrai. Peut-être même que c'est ça ton vrai problème : t'es condamné à être tout le temps heureux.
Ceux qui ont un jour rencontré l'amour péagier me comprendront. Ceux-là sauront que rien n'est impossible pour celui qui croise l'amour dans le sens Grenoble-Valence. Ceux qui me suivent m'aimeront. Ceux qui m'aiment prendront le train. Les autres ne feront que rouler à contre-sens... Prix littéraire : 1er prix Fontaine-Française 2011.
Y'avait le père au volant, la mère à la place du mort, et puis derrière y'avait mes frères, ma soeur, pis y'avait aussi moi. Dans le coffre y'avait les valises, dans l'autoradio y'avait celle de Fabrice de RTL. Y'avait les Allemands qui débarquaient sur nos routes pour aller se faire tiédir la bière dans le sud. Puis après Avignon, y'avait les cigales. Aujourd'hui, y'a plus que des souvenirs... Prix littéraire : 1er prix Jugon-les-Lacs 2010
Il parait que fumer tue. Moi je n'ai jamais été aussi vivant que depuis que j'ai commencé à crapoter des cigarillos. Dix Picaduros pour autant d'étapes clés dans ma vie. Le plus dur, ce n'est pas d'arrêter de fumer. Le plus dur c'est de s'arrêter avant le dernier cigarillo. Prix littéraire : Prix spécial du Jury du Prix Don Quichotte 2012.