Fabienne Pascaud
Fabienne Pascaud
Un coup de poing en conseil municipal, une victime désignée comme coupable, et une quête acharnée de justice.
Sa mort brutale et le chagrin planétaire qu'elle a déclenché, ont fait comprendre à quel point Diana Spencer nous était mystérieusement proche, magiquement familière. Depuis plus de quinze ans qu'elle faisait régulièrement la une des magazines, et que ses bonheurs et ses joies alimentaient la rubrique des faits divers, elle s'était peu à peu insinuée dans nos coeurs, dans nos têtes. Malgré nous. Mais qu'avait donc Diana, jeune aristocrate plutôt banale, pour susciter pareil engouement ? Quel rapport sorcier entretenait-elle avec des millions d'individus du monde entier ? À elle seule, ne réincarne-t-elle pas plusieurs figures mythiques enfouies dans nos imaginaires, ne réveille-t-elle pas en nous toutes les émotions qu'ont suscitées, à travers les siècles, Cendrillon, Eurydice, Jeanne d'Arc, Sissi, Iseut, Marie-Antoinette, la Vierge, Lulu... ? Diana ou le dernier conte du XXe siècle. Un conte à la manière de nos sociétés métissées et attrape-tout, qui brassent sans complexe mythologie, religions, personnages historiques et vedettes de la jet-set.
À l'occasion des quarante ans de la compagnie Zingaro, Fabienne Pascaud en écrit l'histoire. Complice de Bartabas depuis ses débuts, fine connaisseuse de son oeuvre, elle revient sur les influences, les tendances, les ruptures et les mouvements de ce théâtre transdisciplinaire. Un cahier hors texte contient une vingtaine de photographies inédites de la compagnie, et une chronologie exhaustive des créations de la compagnie clôt l'ouvrage.
Un homme et une femme.Ce n'est pas ni un film ni une comédie. Ce n'est pas une histoire d'amour pour les esprits faibles. L'héroïne a plus de vingt ans, journaliste ambitieuse et douée, et l'homme elle le veut. À tout prix. Mais quel en serait le prix réel ? Jusqu'à quel sacrifice faudrait-il aller ? Sourire chaque jour à cet homme plus âgé, charismatique, brillant, mais qui ne le lui rendra pas ? Lui faire un enfant ? L'élever seule à une époque où cela ne se faisait guère ? Charmer cet homme marié ? Marcher la tête haute ? Toujours. Tous les jours ? Et quand les choses seront consommées, longtemps après, faut-il desserrer cette emprise ?L'héroïne est une amante. Une aimante. Une suppliante. Parfois une suppliciée volontaire. Parfois une amante religieuse, si l'on ose dire. Toujours, une guerrière. Quand vient le crépuscule de Louis, elle le garde pour elle. Leur relation s'inverse. Louis dépend, reclus près d'elle. C'est son homme, désormais, rien qu'à elle. Il lui appartient. Pour toujours.Est-ce un roman ? C'est une histoire vraie, passionnée, folle de suspense et d'attente, de lien charnel et spirituel. C'est un livre dont on sort bouleversé.
Quand la sorcellerie devient envoûtant théâtre et quand le théâtre devient envoûtante sorcellerie...Entre la Comédie Française et le Berry, entre la vie parisienne et la campagne désolée, maussade et pauvre, se joue dans Rideau noir - des années 1930 à 2021 - un sulfureux ballet de vie et de mort qu'orchestrent avec indifférence et mélancolie d'insaisissables fantômes de comédiens.Le roman navigue du Conservatoire National d'Art Dramatique à un cimetière de village où l'on piège les filles trop différentes en passant par un atelier de menuisier où sont fabriquées de dangereuses amulettes.On y verra aussi des mères en guerre avec leurs filles se déchirer avec haine, des spirites exsangues aux prises avec l'au-delà, des mages vouloir changer l'ordre des choses et des amants fous vivre enfin leur passion dans la mort.C'est le théâtre, l'art théâtral, l'art tout court, qui permettent ici de défier la disparition, la mort, le destin. Et la raison. De renouer encore et toujours avec la renaissance et l'éternité.La scène un fabuleux et inexploré laboratoire de tous les possibles, de toutes les modernités ? Un lieu où les héros et héroïnes de Rideau Noir apprennent à défier et exorciser à jamais la précarité de nos existences. Un lieu de magie où vie et mort se côtoient et s'épousent. Où n'existent plus ni vie, ni mort.
1770, Saint-Domingue. Zarité Sedella, dite Tété, a neuf ans lorsqu'elle est vendue comme esclave à Toulouse Valmorain, jeune français tout juste débarqué pour prendre la succession de son père, propriétaire terrien mort de syphilis. Arité va découvrir la plantation, avec ses champs de canne à sucre et les esclaves courbés sous le soleil de plomb, la violence des maîtres, le refuge du vaudou. Et le désir de liberté. Car entre soldats, courtisanes mulâtres, pirates et maîtres blancs, souffle le vent de la révolte. Lorsque Valmorain, réchappé de l'insurrection grâce au courage et à la détermination de son esclave, parvient à embarquer pour La Nouvelle-Orléans, Tété doit le suivre. Mais la lutte pour la dignité et l'émancipation ne peut être arrêtée... Aventure, exotisme, magie, L'île sous la mer est un magnifique portrait de femme, une histoire d'amour et fresque historique, qui entraîne le lecteur de Saint-Domingue à la Louisiane, des plantations de canne à sucre aux maisons de jeux de la Nouvelle-Orléans, des demeures de maîtres aux bordels de mulâtresses. Une magnifique ode à la liberté, un hommage à la première révolution des escalves de l'histoire.