Falk Van gaver
Falk Van gaver
Ces pages sont à l'image de la lave qu'elles charrient magnifiquement : brulantes, c'est-à-dire dérangeantes, à souhait.Jean-Claude GuillebaudAnarchiste et chrétien ? Une équation impossible ?Habitués aux clichés tardifs du type «ni Dieu ni maître», nous avons oublié que l'anarchisme, comme le premier socialisme d'ailleurs, doit au christianisme plus qu'à n'importe quelle autre doctrine ou philosophie. Jacques de Guillebon et Falk van Gaver nous plongent ici dans les eaux profondes de l'insoumission à l'ordre des hommes. Fleuve souterrain aux détours sinueux, l'anarchisme chrétien irrigue depuis deux siècles la vie politique et intellectuelle du monde. Loin du «catéchisme révolutionnaire» de Netchaïev, des bombes de Ravachol et des cavalcades de Makhno, tantôt orthodoxe et tantôt hérétique, cette anarchie religieuse fonde la pensée de la non-violence, inspire les arts modernes, engendre la critique conjuguée de l'État et du libéralisme. Les anarchistes chrétiens furent les premiers à s'élever contre un monde rapace livré à la technique. Pour eux, l'«ordre sans le pouvoir» est le dernier mot temporel des enfants de Dieu.Jacques de Guillebon est l'auteur de plusieurs essais remarqués, dont Nous sommes les enfants de personne et Frédéric Ozanam, la cause des pauvres. Falk van Gaver est l'auteur de l'essai Le politique et le sacré et du récit de voyage Le chemin du Mont. Ils ont publié ensemble Le nouvel ordre amoureux.
« Aime ton prochain comme toi-même », nous dit l'Évangile. Cette maxime, notre monde l'a oubliée. Soumiseà la finance, à la puissance du capitalisme et à l'oligarchie des traders, l'économie n'obéit plus qu'à une logique de rentabilité. Et nous n'obéissons plus qu'à l'économie.Falk Van Gaver s'insurge contre un marché devenu fou et rappelle le premier devoir des chrétiens : protéger les pauvres. Des mouvements anarchistes du XIXe siècle, inspirés par Proudhon, à l'écologie chrétienne du XXIe, défendue par le pape François, en passant par la Théologie de la libération du xxe, dont un de ses illustres représentants, Óscar Romero, a été assassiné en pleine messe par des militaires, c'est l'histoire de la défense des opprimés qui nous est ici contée.Un livre salutaire, qui sonne le branle-bas pour une humanité retrouvée. « Vous ne pouvez servir Dieu etl'Argent. » De quel côté êtes-vous ?Journaliste, essayiste, diplômé de l'Institut d'Études politiques de Paris, Falk Van Gaver a notamment publié :Anarchrist : une histoire de l'anarchisme chrétien (2015).
Taybeh, environ 1 300 âmes, est un petit village à une trentaine de kilomètres au nord de Jérusalem, non loin de Ramallah, dans les fameux territoires palestiniens qui se trouvent de l'autre côté du Mur de séparation. Sa particularité ? C'est d'être le dernier village entièrement chrétien de Terre sainte. Un vestige vivant de cette Palestine chrétienne oubliée des médias comme des tour operator.Falk van Gaver y a passé deux ans. Avec Kassam Maaddi, jeune catholique de Taybeh, il en rapporte ces savoureuses chroniques du quotidien des Arabes chrétiens dont la vie se déroule entre société musulmane et occupation israélienne. Ni catastrophiste ni militant, ce récit nous entraîne au coeur d'une petite chrétienté enracinée et vivante qui espère contre tout espoir.Falk van Gaver, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, est journaliste, essayiste et écrivain-voyageur. Il réside actuellement en Polynésie.Kassam Maaddi, diplômé du Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg et de l'Université de Birzeit, est journaliste en Palestine et co-directeur du département du développement de la jeunesse de Caritas Jérusalem.
Il y a quelques années, avec quelques amis, nous lancions, un peu par boutade,le concept de théologie directe ou sauvage. Il se révèlerait à l'usage que ce fut un vrai trait d'esprit. Théologie directe ? Oui, théologie directe, vécue, mangée, mâchée et digéréepour ainsi dire, incorporée. Une théologie sauvage, c'est-à-dire une théologielibre, personnelle, expérimentée. Les Pères de l'Eglise ont toujours rappeléque la vraie théologie est enracinée dans l'existence.Tout chrétien est appelé à faire l'expérience de la théologie dans sa vie. Auvu des périls croissants qui menacent l'existence même du monde, il est de plusen plus indispensable que les chrétiens partagent sans ambages et proposentsans hésitation le trésor de sagesse et la voie de salut qu'ils ont reçus.La théologie fait partie du bien commun de l'humanité : il m'a paru utile deréunir ici en une seule trame quelques réflexions de théologie directe ou sauvagepour servir à ce bien commun pour la gloire de Dieu et le salut du monde. »Le lecteur ne pourra que se délecter du style incisif et accort de Falk vanGaver. À l'époque de l'homme fini, les méfaits de l'absence de Dieu sont directementvisibles sur l'homme et sur la Création. Le remède ? La théologie. Noncette discipline austère et inaccessible que l'on imagine, seulement la réponseà la soif de l'homme : la parole de Dieu.".