Fanny Chartres
Fanny Chartres
Irlande du Nord, 1993. Abigeál O'Keegan aime les histoires qui font peur. Celles qu'elle raconte à Joe, son petit frère malvoyant. Celles qui font écho aux changements qu'elle perçoit dans son corps d'adolescente. Celles qui laissent libre cours à son imagination. Lorsqu'elle quitte Belfast avec sa famille pour s'installer dans une vieille et grande maison en forêt, la réalité rattrape Abigeál. Dans la maison et aux alentours, se produisent des phénomènes étranges, inquiétants. Des objets disparaissent. Des rêves bizarres peuplent ses nuits. Et que veulent ces cerfs qui rôdent là-dehors ? Quelle histoire oubliée se cache à Fianna Sinn ?
La compétition, les mauvaises blagues, la loi du plus fort, Augustin connaît par coeur. Chez lui comme à l'école, la vie est un sport de combat. Un jour arrive dans sa classe Lily, une nouvelle élève, qui n'est vraiment, vraiment, vraiment pas comme les autres : elle a un sourire indélébile et elle est... gentille. Tout le temps, et avec tout le monde. Comment fait-elle, et quel est son secret ? Avec l'aide de son cousin Milos, Augustin est bien décidé à percer le mystère de Lily, pour lui permettre de résister dans ce monde injuste. Mais pour cela, il lui faudra s'accepter tel qu'il est.
Au Sans Souci, je demande la soeur, Alma, qui aime le monde du silence et plonger dans la rade de Brest. Je demande la meilleure amie, Apolline, aux mille looks excentriques et presque autant de petits copains. Je demande le beau gosse, Félix, avec son oeil bleu et son oeil vert et ses airs de David Bowie. Je demande le père, qui a quitté l'Argentine et ouvert ce café tout proche de la mer. Je demande les clients habitués, et Rodin le voisin SDF, qui ont tous une bonne raison de se trouver là. Je demande la mère, qui rêvait de danser la milonga et s'inquiète pour ses enfants. Et enfin je demande le petit frère, Angelo, à qui on veut imposer de porter des implants et d'abandonner la langue des signes. Famille !
Dans la vie d'Ethan Claudel comme dans les séries, il y a des épisodes inoubliables et des personnages qu'il n'a pas envie de quitter, des rêves qui se construisent au fil des saisons, des événements qu'il ne comprend pas, des mondes qui se renversent, des évasions et des apocalypses auxquelles il devra survivre. Les oiseaux résistent bien aux météorites, alors pourquoi pas lui ?
On les appelle les EANA : les élèves allophones nouvellement arrivés. Ils viennent d'un peu partout. De Bulgarie, de Turquie, de Corée, d'Angleterre ou, comme Luca, de Roumanie. Ils sont là pour un temps ou pour longtemps. Ils viennent avec leurs histoires, simples ou heurtées. C'est parfois le travail de leurs parents qui les a amenés là, parfois l'absence de travail. Parfois l'espoir, parfois l'absence d'espoir. Ils parlent un français hésitant, dansant, boiteux, drôle. Ils portent des rêves puissants et fragiles, celui de devenir champion de Rubik's Cube ou virtuose du violon. C'est pour toutes ces raisons qu'ils sont venus en France, à Paris, dans la Ville lumière. Mais la lumière a aussi ses ombres.