Ferghane Azihari
Ferghane Azihari
Un essai courageux au service d'un combat désormais inévitable contre l'intolérance, le fanatisme et l'oppression.Dans L'Islam contre la modernité, Ferghane Azihari, issu d'une famille musulmane comorienne, mais d'abord libre penseur, mène un combat intellectuel à la manière de Voltaire. À la lumière des textes fondateurs et de la géopolitique, il montre comment l'Islam a rejeté l'héritage des grandes civilisations antiques, colonisé les esprits et les peuples, et bâti un système de surveillance morale étouffant. Passant en revue les rendez-vous que l'Islam a manqués avec la modernité au cours de son histoire, il dénonce une " superstition " responsable du blocage des sociétés islamiques, rétives à toute réforme, et interroge la menace que fait peser aujourd'hui l'expansionnisme islamique sur l'Europe et ses libertés.Essayiste, Ferghane Azihari est chroniqueur au Figaro Magazine et sur France Info TV. Il a reçu le Prix Turgot du jeune talent pour son essai Les Écologistes contre la modernité (2021, La Cité).
Voici le seul ouvrage argumenté à défendre le point de vue de la philosophie “libérale” dans un climat intellectuel et social contemporain globalement défavorable, voire franchement hostile au progrès des sociétés industrielles avancées. Ce livre, plaidoyer en faveur d'une civilisation industrielle, aujourd'hui accusée de tous les maux, part en croisade contre les prophètes verts qui, au moment du premier confinement, annonçaient la mort du " monde d'avant ". Apôtres d'un évangile, souvent radical, de la régression préindustrielle, de l'écologie profonde, de la décroissance, du refus de la mondialisation, de l'imposition de modèles tribaux – les groupes de prophètes verts (de Pierre Rabhi à Greta Thunberg, en passant par Nicolas Hulot) sont nombreux et fragmentés en une multitude de chapelles qui adhèrent toutes au credo d'un retour à la nature. Mais comment refuser aux pays émergents qui y aspirent légitimement, les bénéfices du progrès technique et industriel ? Comment par ailleurs comprendre que les mêmes défenseurs du climat, applaudissant à l'interdiction des terrasses chauffées et à la réduction de la vitesse automobile à 80 km/heure, fassent fermer la centrale atomique de Fessenheim, infiniment plus économique en rejets de CO2 que ces mesurettes. Qu'il s'agisse de la nouvelle religion de Gaïa, ou des chiffons rouges – surpopulation, surconsommation, réchauffement climatique – qu'agitent ces nouveaux idéologues, les attaques se concentrent sur les bienfaits de la modernité, assimilés à du confort bourgeois, mais plus encore sur la contestation du principe même de modernité. Cet essai, incisif et informé, s'appuyant sur les discours des nouveaux prophètes, sur l'analyse de leurs sources, mêlant sciences économiques et philosophie politique permet de cartographier ce nouveau parti des antimodernes qui gagne dans l'opinion, de comprendre les ressorts de cette nouvelle illusion, et de défaire les raisons de l'utopie régressive qu'elle promeut.
Voilà deux siècles que la civilisation industrielle libère les hommes de la misère. Mais les apôtres de l'écologie radicale accusent les sociétés modernes d'avoir acheté leur confort au détriment de l'environnement, quitte à dépeindre le passé comme le paradis perdu qu'il n'a jamais été. Mêlant histoire, philosophie et analyses sociopolitiques, Ferghane Azihari déconstruit les raisonnements de ces antimodernes qui, de Pierre Rabhi à Greta Thunberg, en passant par Nicolas Hulot, crient à la catastrophe climatique mais font la guerre aux solutions les plus crédibles aux défis actuels, comme l'énergie nucléaire. Le progrès technique reste pourtant le moyen le plus juste de sauvegarder notre planète sans renoncer à améliorer le sort de l'humanité. Mais l'écologie politique est-elle encore animée par la philantropie ?