Francine Christophe
Francine Christophe
Son premier recueil de poèmes, La Photo déchirée, elle s'était amusée à l'illustrer elle-même. Ce nouveau recueil, elle l'illustre d'une manière bien différente : chaque poème sera accompagné d'une réflexion ou d'une question d'enfants, de ceux qui viennent écouter ses témoignages.
À travers 25 récits poignants, Francine Christophe revisite sa mémoire d’enfant déportée et les cicatrices indélébiles de la guerre.
Soixante ans après la libération des camps, Guy s’en va retrace le destin croisé de Guy, premier amour de l’auteure, et de Michel, jeune ami.
Comme dit l'auteur : « Merci à mes héros de m'avoir transmis quelques larmes de leur vie... » et quelques sourires ! Car les uns ne vont pas sans les autres dans ces récits très courts, souvent proches de la guerre, et dont la chute est inattendue. On y retrouve l'émotion de celle qui fut Une Petite Fille Privilégiée (portée à la scène avec tant de succès) et l'enthousiasme de la suite, Après les Camps, la Vie. Francine Christophe, avec son sens de la formule et ses phrases simples, nous met tout de suite au coeur de l'histoire... et de l'Histoire. Francine Christophe, mère et grand-mère, a de la mémoire.
Le témoignage d'une fillette de 9 ans qui a vécu l'horreur des camps de concentration à Bergen-Belsen de 1942 à 1945.
Arrêtée en Juillet 1942 avec sa mère sur la ligne de démarcation, Francine Christophe est encore une enfant. Elle a presque neuf ans, l'âge des jours heureux quand elle est rattrapée par la folie nazie. Interrogée par la Gestapo, enfermée de prison en prison, ballotée de camp en camp, en France d'abord, elle est déportée en mai 1944 au camp de concentration de Bergen-Belsen. A son retour, quand elle essaye d'expliquer à ses camarades de classe ce que la guerre lui a fait, celles-ci la regardent, gentiment, mais tournent l'index sur la tempe, l'air de dire : elle est folle. La jeune Francine ne parle plus du cauchemar qui a duré trois ans. Aujourd'hui, les mots refont surface. Francine Christophe raconte ce qu'elle vu et connu. Les coups, le froid, la faim. Les familles qu'on sépare. Les enfants qu'on entasse dans des wagons à bestiaux. La maladie et la mort. Les travées boueuses où les cadavres pourrissent. La cruauté. Mais aussi l'amour, celui d'une mère et de sa fille, indéfectible, qui résiste à la guerre. Et des miracles, comme ce bébé qui voit le jour dans l'enfer de Bergen-Belsen et survit grâce à l'entraide et la fraternité des femmes. Pour que tous nous sachions et n'oublions pas ce que fut la Shoah.