François Guery
François Guery
Si le « nihilisme » a connu une sorte d'apothéose planétaire, le 11 septembre 2001, il fut aussi, ce jour-là, l'épilogue très provisoire d'une longue histoire - qui est précisément celle que cet ouvrage se propose de revisiter.Depuis l'assassinat en 1881 du Tsar réformateur Alexandre II jusqu'à nos modernes djihadistes, des Démons de Dostoïevski à l'étrange « inversion des valeurs » nietzschéenne, de « la mort de Dieu » à toutes les apologies criminelles d'une violence rédemptrice, voici les coulisses d'une pensée qui n'en finit pas d'embraser le monde.Camus, Ortega y Gasset, - mais également, et à l'inverse, Ernst Jünger ou Hermann Rauschning - sont tour à tour convoqués afin d'éclairer cette théorie du ravage. Du nazisme à l'islamisme, telle est cette passion de la destruction et de la rupture en tout qui, sous nos yeux, promet à l'Occident des lendemains de cendre...
Quel message la nature nous livre-t-elle ? La force s'impose-t-elle automatiquement ? La théorie de l'évolution, trahie par le darwinisme social, répond-elle suffisamment aux problèmes éthiques de notre temps ? Finalement, la raison du plus fort est-elle toujours la meilleure ? Le préjugé est tenace : les plus forts feraient la loi. La nature le dément pourtant : les plus faibles, à l'exemple de l'enfant à naître, sont l'objet d'une protection remarquable dès leur conception et bénéficient génétiquement de pouvoirs de survie considérables. Dans cet ouvrage, François Guery rétablit une vérité : la loi du plus faible. Il entreprend de réécrire l'histoire de la vie évoluée, en nuançant les apports du darwinisme à l'éthique. Il expose en profondeur l'erreur de ces idéologies qui tournent le dos à la notion de transmission intergénérationnelle. Un grand livre d'éthique qui renouvelle les débats de notre époque sur l'identité, la transmission et le droit du vivant à vivre et à s'imposer par une force qui lui est propre.
« Je dis depuis longtemps que la gestation est le paradigme de l'éthique parce qu'elle est accueil, dans le corps d'une femme, d'un corps étranger. C'est l'hospitalité charnelle. C'est dire oui à l'autre qui vient. » A.F. Les femmes ne seraient-elles pas toutes des exilées dans un monde où elles représentent la figure de l'Autre, rejetée, exclue, rendue invisible ? Et pourtant cette Autre est celle du premier accueil, de « l'hospitalité charnelle », selon un concept d'Antoinette Fouque. Ce livre est le fruit d'une table-ronde organisée par les éditions des femmes lors de l'édition 2016 des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qui ont eu pour thème, « Partir ». Avec Taslima Nasreen, écrivaine ; Élise Boghossian, présidente d'Elisecare ; Inna Schevchenko, présidente du mouvement international Femen ; François Guery, philosophe ; Mireille Calle-Gruber, universitaire, écrivaine ; Collectif Psychanalyse et politique. Et des textes d'Antoinette Fouque sur L'hospitalité charnelle.
« Je dis depuis longtemps que la gestation est le paradigme de l'éthique parce qu'elle est accueil, dans le corps d'une femme, d'un corps étranger. C'est l'hospitalité charnelle. C'est dire oui à l'autre qui vient. » A.F. Les femmes ne seraient-elles pas toutes des exilées dans un monde où elles représentent la figure de l'Autre, rejetée, exclue, rendue invisible ? Et pourtant cette Autre est celle du premier accueil, de « l'hospitalité charnelle », selon un concept d'Antoinette Fouque. Ce livre est le fruit d'une table-ronde organisée par les éditions des femmes lors de l'édition 2016 des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qui ont eu pour thème, « Partir ». Avec Taslima Nasreen, écrivaine ; Élise Boghossian, présidente d'Elisecare ; Inna Schevchenko, présidente du mouvement international Femen ; François Guery, philosophe ; Mireille Calle-Gruber, universitaire, écrivaine ; Collectif Psychanalyse et politique. Et des textes d'Antoinette Fouque sur L'hospitalité charnelle.
L'idée de la ville: non seulement sa forme, résultat des projets successifs qui s'y superposent, mais l'esprit de cette forme, expression des rapports qu'elle entretient avec la civilisation qui s'y inscrit. Aujourd'hui la ville serait elle informe, désertée par tout projet civilisateur authentique? La ville, lieu trop déserté d'un rêve amoureux?