François Jourdan
François Jourdan
À la question : « Quel est le plus grand obstacle à la rencontre inter-religieuse ? », le théologien Dennis Gira répondait : « La peur, parce qu'elle construit des forteresses. Un chrétien n'a pas le droit de craindre la différence, appelé à aller toujours plus loin dans sa quête de la vérité. » Affectionner la confusion ne mène ni à la paix ni au vivre-ensemble véritable, mais à la fuite. Musulmans et non-musulmans sont tentés par une schizophrénie de confort psychologique : fuir une réalité qui leur demande trop, et se réfugier dans une posture illusoire, soit forte (islamisme), soit accommodante et faussement consensuelle (laïcité, tolérance et « dialogue » mous). Dans ce livre, François Jourdan trouble la tranquillité du déni organisé, démasque la confusion entretenue et prend le risque de raviver la peur et le conflit inévitable. Mais les voir en face pour les désamorcer en les résolvant le plus possible, à l'avance des violences très probables qu'il faut éviter : voilà une solution non-violente et un chemin de liberté, permettant de bâtir une paix solide et durable. Docteur en théologie, histoire des religions et anthropologie religieuse, prêtre eudiste, François Jourdan a longtemps été délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l'islam. Il a enseigné à l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques à Rome, à l'École cathédrale de Paris et aux Instituts catholiques de Paris, Angers et Toulouse. Il est l'auteur d'essais remarqués, dont Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans (Flammarion, coll. « Champs-Essais », 2012).
Auteur de Dieu des chrétiens, Dieu des musulmans aux Editions de l'Oeuvre, François Jourdan est docteur en théologie, en histoire des religions et en anthropologie religieuse. Prêtre eudiste, il a longtemps été délégué du diocèse de Paris pour les relations avec l'islam. Professeur des universités, il a enseigné à l'Institut pontifical d'études arabes et islamiques (Rome), ainsi qu'à l'Institut catholique et à l'Ecole cathédrale de Paris. François Jourdan vit actuellement aux Philippines
Perçu comme une mise en cause de la modernité, l'islam déroute, en particulier ceux d'entre nous qui s'inscrivent dans la tradition intellectuelle et spirituelle judéo-chrétienne. Le discours dominant, si pertinent soit-il par ailleurs, traite de la question islamique sans vraiment tenir compte des fondamentaux de cette foi. Simplifié jusqu'à la caricature, quand il n'est pas méprisé au nom d'une prétendue ouverture d'esprit, l'aspect doctrinal des religions est aujourd'hui largement ignoré. Or c'est la doctrine qui définit l'identité et la vision du monde de chaque croyant. Pour remédier à cette carence qui nous empêche d'avancer, François Jourdan analyse ici les postulats essentiels de l'islam et du christianisme dans leur cohérence propre. Cette mise à plat a le mérite d'ouvrir la porte à la compréhension mutuelle et donc au dialogue. Car pour entendre l'autre, il faut avant tout reconnaître sa différence. La coexistence pacifi que entre les croyances et les religions ne peut se réaliser sans une approche ouverte et décomplexée de ce qui les unit, mais aussi et surtout de ce qui les sépare. En couverture : Visite du pape Benoît XVI à la Mosquée bleue d'Istanbul, novembre 2006. © Patrick Hertzog / AP / SIPA.
Perçu comme une mise en cause de la modernité, l'islam déroute, en particulier ceux d'entre nous qui s'inscrivent dans la tradition intellectuelle et spirituelle judéo-chrétienne. Le discours dominant, si pertinent soit-il par ailleurs, traite de la question islamique sans vraiment tenir compte des fondamentaux de cette foi. Simplifié jusqu'à la caricature, quand il n'est pas méprisé au nom d'une prétendue ouverture d'esprit, l'aspect doctrinal des religions est aujourd'hui largement ignoré. Or c'est la doctrine qui définit l'identité et la vision du monde de chaque croyant. Pour remédier à cette carence qui nous empêche d'avancer, François Jourdan analyse ici les postulats essentiels de l'islam et du christianisme dans leur cohérence propre. Cette mise à plat a le mérite d'ouvrir la porte à la compréhension mutuelle et donc au dialogue. Car pour entendre l'autre, il faut avant tout reconnaître sa différence. La coexistence pacifi que entre les croyances et les religions ne peut se réaliser sans une approche ouverte et décomplexée de ce qui les unit, mais aussi et surtout de ce qui les sépare. En couverture : Visite du pape Benoît XVI à la Mosquée bleue d'Istanbul, novembre 2006. © Patrick Hertzog / AP / SIPA.