François de Bernard
François de Bernard
Une rencontre ordinaire du narrateur avec un homme anonyme, à Paris sur le Champ de Mars. L'inconnu demande l'obole, le narrateur continue sa marche pressée vers ses occupations. Mais l'homme revient dans la mémoire du narrateur comme la présence de ce qui ne peut être dit, de ce qui ne peut être entendu. « Copyright Electre »
La "diversité culturelle" est invoquée à tout propos, sans évaluation critique et avec une inflation verbale qui ne cesse de croître. Face à la publicisation mercantile de ce concept, cet ouvrage se veut un lieu d'inventaire, d'analyse, de confrontation et d'élaboration de propositions visant à bâtir des passerelles entre les acquis de la recherche sur la diversité culturelle et les nouvelles questions politiques, économiques, sociales et philosophiques que suscitent les mondialisation en cours.
Naples, 1630. Sous l'ombre du Vésuve, un convoi s'avance mystérieusement. Dans l'un des chariots, un tableau de maître profite du paysage tandis que le marquis de Paladini, son nouveau propriétaire, se félicite d'être bientôt chez lui. L'un comme l'autre ignore qu'Artemisia Gentileschi, peintre aussi talentueuse que sulfureuse, fraîchement arrivée en ville, s'apprête à les entraîner dans un tourbillon de rebondissements. Inquisiteur sans scrupules, confrères jaloux, catastrophes naturelles et révolte populaire... Ensemble, ils affronteront les maux de leur temps et partageront les passions d'une vie animée par l'art. Narrateur inattendu de ce roman baroque, cette toile aux pouvoirs étonnants, née dans l'atelier du Tintoret, raconte avec une insolence délicieuse les intrigues d'une Parthénope aux formes et couleurs sublimées.
Entrez dans le cercle fermé des services spéciaux. Paris, 1958. Dan a travaillé jadis pour les services très spéciaux qui exécutaient des crimes commandités par l'État. Aujourd'hui, il reprend du service. En compagnie de Fred, il va opérer dans la plus grande opacité. Ses missions ? Éliminer des hommes qui seraient liés au FLN et d'autres cibles nuisibles pour le gouvernent. D'Alger à Hambourg, il enchaîne les contrats en obéissant aux ordres « d'en haut ». Mais certaines missions obscures soulèvent des questions. À Alger, la situation dérape. Dan ne veut pas être le jouet d'une logique qui lui échappe ! Parfois, il ne sait même pas qui est l'homme à qui il vient d'ôter la vie. Malgré tout, il poursuit sa vengeance dans l'ombre : il n'a jamais oublié le meurtre de Jo et de Mona perpétré par le commissaire Brulls ! Mais Dan doit rester prudent : les règlements de comptes internes risquent de faire couler beaucoup de sang et si d'après les rumeurs, le général de Gaulle accède à la présidence, un « grand ménage » pourrait commencer parmi les exécutants.
Le « numérique » a envahi notre monde au point d’exercer une tyrannie : analyse et riposte. L’état inquiétant du monde actuel et son rapport au numérique sont peu pensés sous l’angle de leurs liens les plus profonds. C’est que la partition des cerveaux, comme celle des ordinateurs, fonctionne bien : elle permet au projet despotique de se poursuivre avec une vigueur exceptionnelle. De fait, jamais la colonisation des esprits, des imaginaires et des corps n’a été rendue aussi massive et performante entre les mains d’un tout petit nombre. Ce livre s’efforce ainsi de rappeler comment le numérique a pu envahir nos vies : un « virtuel » qui en est venu à évincer le « réel » jusqu’à prendre toute sa place. Il s’intéresse à la nature des changements auxquels nous sommes confrontés, à leurs paradoxes et à leurs outils (les « TIC »). Il s’attache à la question de la surveillance et du contrôle généralisés, point de bascule de nos sociétés vers le modèle d’une tyrannie numérique déjà effective. Il propose de contourner le piège historique que nous avons forgé, en désignant les voies possibles de la résistance citoyenne et en esquissant le projet d’un homme post-numérique. Il précise enfin ce que pourrait être une mobilisation post-numérique à la hauteur des enjeux et des défis contemporains.
Si l'atelier du Tintoret m'était conté Venise, quartier du Dorsoduro. 1560. Un tableau raconte avec une faconde singulière sa naissance dans l'atelier de maître Jacopo, dit le Tintoret, le petit teinturier. Cette toile magistrale, le maître de la couleur l'imagine aussi vaste que le campo Santa Margherita, avec des dizaines de personnages en mouvement comme lors d'un bal au palais des Doges. Le Spozalizio (Le Mariage de la vierge) est à l'orgine le fruit d'une commande des frères Mineurs, qu'ils refuseront, mais l'oeuvre se forge un destin tumultueux, d'abord sur la Lagune, puis à Bergame et Ferrare. Sa vision de la société et des hommes du temps est d'autant plus mordante qu'il perçoit le monde en cinq dimensions et s'estime immortel. Outre le lien affectif à ses deux auteurs, le Tintoret et l'un de ses élèves flamands en formation à Venise, ses premières années vont être marquées par la rencontre décisive avec le Nonce Archinto et la belle Nicoletta, petite-nièce de Giorgione. Mais le bonheur de son séjour auprès de l'homme d'église est fugace, car il se trouve, auprès d'eux, pris dans un dédale d'une conspiration criminelle qui menace leur vie. Parviendront-ils à y échapper ? Rien n'est moins sûr !
La civilisation, un argument politique camouflant une arme de destruction massive. François de Bernard « La civilisation » est une invention rhétorique qui, depuis trois millénaires, a justifié les pires massacres, vols et destructions perpétrés par les dominants, quels qu’ils soient. Un argument politique camouflant une arme de destruction massive. En un siècle, avec deux Guerres mondiales, moult génocides et « purifications » ethniques ou religieuses, cet étendard a atteint un résultat supérieur à ceux des conquérants du passé : no limit et no future ! Comment le paradigme de la civilisation, sa représentation fantasmatique, se retrouvent-ils à l’origine des désastres contemporains ? C’est l’objet de cet essai que d’en inventorier et tisser les liens. De fait, les crises postmodernes du « développement », de l’environnement, du chômage, de la financiarisation de l’économie, de la numérisation et marchandisation du monde, sont liées à la matrice civilisationnelle. Tout comme la cancérogénisation et la société de surveillance générale. Quant à la défection du politique et à ses impasses, elles ne peuvent en être dissociées. Établir de tels liens choquera, mais permettra aussi de penser différemment la floraison des guerres civiles et de religions, les nouvelles formes de barbarie se télescopant sur l’écran vidéo du chaos de ce début de millénaire. Un chemin nécessaire afin de reconstruire le rapport au monde perdu et la citoyenneté abolie. Dans le prolongement de ses précédents essais critiques sur des thèmes comme la pauvreté, la démocratie, le chômage, les mondialisations, le terrorisme et le numérique, François de Bernard poursuit ici son travail de décryptage des causes des dérèglements majeurs du monde postmoderne et des liens qu’ils entretiennent entre eux.