Georges Debot
Georges Debot
Les chroniques qu'il publie dans les pages spectacles de grands hebdomadaires lui valent une indiscutable autorité dans ce domaine et une renommée qui n'est plus à expliquer. Ce nouveau livre, Georges Debot le consacre à Gaby Morlay et c'est avec un talent, où le souci réel de l'exactitude et l'humour sont toujours présents, qu'il fait revivre dans ces quelques pages la merveilleuse actrice qu'elle fut. Gaby Morlay... Le souvenir ineffaçable de cette silhouette tenant haut un mouchoir blanc toujours serré au creux de sa main droite. Gaby Morlay... son rire en cascades, averses étincelantes. Gaby Morlay... à la volonté douce, à la rigueur frivole, à la pieuse tendresse. Gaby Morlay aux mille facettes imprévisibles, aux bonheurs de théâtre, d'Henry Bernstein à Sacha Guitry et à André Roussin (le fidèle ami) qu'elle joua jusqu'à son dernier souffle, aux bonheurs de cinéma, du légendaire « Voile bleu » à « Papa, maman, la bonne et moi ». Gaby Morlay fit rire et pleurer la France entière. La voici donc, tout simplement, dans ces pages où l'éblouissement et l'émotion sont présents et accompagnent une carrière exemplaire en tous points. Tant il est vrai que, pour Georges Debot, les étoiles ne meurent jamais... Oui, elles ne meurent jamais, mais un peu grâce à lui.
Pauline Carton, racontée par Georges Debot, c'est la prolongation d'un souvenir, un hommage pour le public de l'inoubliable actrice, par celui qui a été - pendant les vingt dernières années de sa vie - son confident. Pauline Carton c'est une longue vie - 70 ans de théâtre - active, saine... ce sont trois époques, trois hommes, un amour : Jean Violette ; un "patron" : Sacha Guitry ; un ami : Georges Debot, dont elle disait qu'il était la providence de son dernier âge. Sa mort, Georges Debot ne l'accepte pas. À travers lui, c'est elle qui nous parle et qui, une fois encore, nous fait rire.
"C'est étudié pour"... "Les gens sont méchants"... "Y'a comme un défaut"... "Ça eût payé, mais ça paye plus"... sont des formules passées dans le langage populaire. Leur auteur ? Le merveilleux comique Fernand Raynaud. Quand il entrait en scène, avec sa démarche de canard et son visage semblable à un masque de caoutchouc, vêtu d'un pardessus trop large, coiffé d'un chapeau rond, la salle entière éclatait de rire. Avec ses airs de chien battu, il s'emparait du public et ne le lâchait plus. Il avait inventé aussi une autre formule qui tenait en un seul mot : "heu-reux !". Mais, heureux, l'était-il vraiment, lui qui disait : "Je suis devenu un comique parce que j'ai souffert". Dans ces pages, le journaliste Georges Debot, qui a vécu pendant des années dans l'intimité de Fernand Raynaud, nous conte les combats que dût livrer, avant d'imposer les personnages de son univers, celui que le public avait fini par appeler, simplement, par son prénom.