Georges Karoline
Georges Karoline
Ils sont nombreux. Parmi eux, l'une attend sa naissance, l'autre est à l'apogée de son existence. Il y a quelques fous, des amants, un milliardaire, des enfants livrés à eux-mêmes. Ils sont animés par des intentions cruelles, sadiques, morbides ou masochistes. Ils tendent des pièges, mettent en scène leurs fantasmes, s'épuisent à poursuivre un idéal illusoire. Ils sont isolés. Ils s'apprêtent à mourir ou à commettre l'irréparable. Ils sont peut-être déjà morts. Assemblés avec minutie par une auteure au regard aussi tranchant qu'une lame, les quatorze tableaux de Variations endogènes forment un fascinant cabinet de perversités.
De synthèse plonge le lecteur dans un face-à-face bouleversant entre une mère en fin de vie et sa fille, obsédée par son avatar numérique.
Une perfectionniste en quête du sublime est séquestrée par son amant, qui la livre aux sévices de Rosette, la coiffeuse tortionnaire. Sans ciller et avec un aplomb sidérant, Karoline Georges nous entraîne dans un huis clos insolite où s'affrontent animalité et posthumanisme. Note : Roman décoiffant sous tous les angles, Ataraxie comporte des chapitres flottants qui constituent une dimension virtuelle et intemporelle du texte. Ils peuvent donc faire l'objet d'une écoute à n'importe quel moment de la lecture. Les puristes opteront pour une posture allongée, sur le dos, écouteurs aux oreilles, yeux fermés, avec en bouche un soupçon de menthe, de cannelle ou de gingembre.
« J'ai dit plusieurs fois que j'écrivais en anglais comme dans une langue d'emprunt, je dois nuancer ce propos. J'ai écrit plus que je ne le pensais dans ma langue maternelle et à la maison avec ma soeur, par exemple, je n'ai jamais parlé qu'anglais. J'y apportais mon tempérament d'outre-Atlantique, car sans être étranger nulle part, partout je suis double. » J.G.