Georges Suffert
Georges Suffert
1965-1969 : revivez l’épopée politique qui a redessiné la gauche française. Georges Suffert, acteur et témoin privilégié, raconte comment Gaston Defferre et François Mitterrand ont tenté de rassembler une gauche divisée face à de Gaulle.
Paris, années 1960. Les catholiques et la gauche revisite un débat toujours brûlant : comment concilier foi chrétienne et engagement politique progressiste ?
L'anti-américanisme est-il un produit de standing ? Une manière élégante de se comporter dans les salons ? Une obligation politico-morale ? L'expression de la jalousie historique d'un vieux pays qui n'en revient pas d'avoir perdu sa couronne ? Il n'est pas impossible de chercher à comprendre les raisons de cette hostilité diffuse. Depuis 1942-1944, la France est l'alliée des États-Unis. Normal. Tantôt elle se comporte comme un valet obséquieux, tantôt comme un juge d'instruction obtus. Étrange. L'auteur cherche donc à recomposer le puzzle, que l'on désigne sous le terme d'anti-américanisme, par une exploration de l'inconscient français, et par la description de quelques Américains ou assimilés, nouveaux cow-boys qui, là-bas, ne chevauchent plus des pur-sang mais des circuits électroniques. En somme, Georges Suffert commet ici ce qu'il faut bien appeler un péché contre l'esprit : il avoue sa fascination pour des amériques de rêve et son amitié pour l'Amérique réelle. Il prétend qu'elles se confondent. Peut-on être français en 1984 et aimer les États-Unis ? Toujours irrité par les modes intellectuelles, Georges Suffert a voulu pourfendre l'anti-américanisme, et a rédigé cette analyse et ce reportage en direct, d'une plume brillante et parfois provocante.
Georges Suffert part en guerre contre le "club des cuistres", contre ces intellectuels parisiens qui refont le monde à distance, confortablement installés dans leur chaise longue ; jugent sans avoir vécu ; idolâtrent ce qui est hermétique ; rêvent à la Révolution, mais habitent souvent le seizième ; adorent le bon peuple, mais ne supportent pas son contact ; abhorrent les valeurs saines, les sentiments non ambigus, le bonheur calme, les discours simples et les pensées claires... Avec son humour féroce, Georges Suffert "assassine" ces nouveaux précieux, ces "Série B." de l'intellect ; n'hésite pas à brosser leur portrait, à dévoiler leurs tics et leurs tares. Il fallait bien du talent et du courage pour écrire ce livre, à la fois peinture de moeurs cocasse et pamphlet lapidaire. Georges Suffert - doit-on le préciser - est un "impertinent"...
Il paraît que le monde dans lequel nous vivons est divisé par un rideau de silence plus hermétique que le rideau de fer : celui qui sépare les jeunes des vieux. Les gens de 20 ans et ceux qui en ont 50. Est-ce si sûr ? Une veille de Noël, un jeune homme, fort courtois, est venu poser à l'auteur des questions bizarres : « Pourquoi les gens de 50 ans se taisent-ils ? Pourquoi sont-ils à ce point laconiques sur le bonheur, la politique, l'amour ? À quoi peut bien servir l'expérience qu'ils ont acquise s'ils en ont honte ? » Une série de questions embarrassantes que d'ordinaire les enfants n'osent pas poser à leurs parents.