Gérard Glatt
Gérard Glatt
Antoine, écrivain reconnu, reçoit une lettre de son père, mort depuis déjà trois semaines. Il avait quatre-vingt-quinze ans. Qui donc, à sa place, a pu poster cette lettre ? Et dans cette lettre que disait-il ? Il laissait le soin à La Longère, la maison près de Saint-Malo où il s'était retiré depuis la disparition de son épouse, de conter à Antoine les secrets que sa mère et lui ont emportés dans la tombe. Ainsi, Antoine découvre qu'il avait une soeur, née en 1947, Antoinette, morte alors qu'elle avait trois ans ; une enfant pas tout à fait comme les autres : trisomique, ou mongolienne comme on disait alors. Antoine avait été mis en route bien des années plus tard. Outre cette révélation, le testament contient une disposition : en souvenir d'Antoinette, son père l'engageait à faire don de La Longère à une association qui accompagne les personnes en situation de handicap mental. Il s'agit d'un engagement moral, non d'une obligation. À lui de décider. Antoine va chercher à comprendre ses parents, à les découvrir, eux qui se sont toujours dissimulés à lui avec tant d'application : pourquoi ne lui ont-ils jamais rien dit d'Antoinette et de son mal ? de cette douleur qui les tenaillait ? Pourquoi, lui, est-il arrivé au monde tant d'années après sa soeur ?
Vivien, vingt-trois ans, et Jean-René, vingt-huit ans, partagent un deux-pièces, au sixième étage d'un immeuble à Paris. Tandis que Vivien reluque Jean-René, sympa, à son goût, ce dernier ne sait trop que penser, de lui et des autres ; Il balance, s'interroge, et se dit que Carène ne lui déplairait pas. Du côté de Vivien, tout se précise lorsqu'il part une quinzaine de jours aux Canaries avec Emeric, un collègue de travail. Alors, Jean-René se décide, et séduit Carène qui porte en elle un lourd secret. À son retour des Canaries, alors que Jean-René s'est absenté pour quelques jours, Vivien, à la jeunesse imprudente, invite chez eux des inconnus. Lorsque Jean-René rentre à son tour, il les surprend en pleine orgie. La rencontre se passe mal. Fusent les injures et les menaces. Jean-René quitte l'appartement. Mais Vivien y est bientôt retrouvé mort, le crâne fracassé. Dans la presse, le commissaire Bricard laisse entendre que l'ex-petit ami de la victime, encore introuvable, serait la piste privilégiée. Pour Jean-René, dans l'idée du commissaire, il ne peut s'agir que de lui. Il n'a donc pas le choix : fuir, et Carène avec lui. Gérard Glatt livre ici un vibrant plaidoyer contre l'homophobie.
Un dimanche après-midi, le narrateur, auteur à succès, rencontre Stéphane. Voici Héloïse, vieille dame un peu râleuse, Marc, qui aurait tout pour être heureux, Vivien et Antoine, qui se reluquent gentiment. Manège des sentiments que chacun, mène à sa manière. Le fond de ce livre : nous guider au coeur du mystère qui vit en nous.
Depuis la disparition de sa mère, Fée n'existe pour ainsi dire plus. Pour quitter son isolement, elle fréquente Vivien et Alain, des camarades de lycée. Vivien, qu'elle aime mais qui menace de la lâcher, pris entre l'amour et le besoin d'écrire, et qu'Alain voudrait bien garder pour lui seul. Fée leur raconte une histoire qui pourrait être la sienne, des mots qu'elle sème, entre rire et douleur, dans l'espoir que Vivien en tirera un roman et qu'ainsi, pour lui comme pour elle, elle existera enfin...
Tout l'amour d'un père pour son fils à la jeunesse foudroyée à la suite d'un accident de voiture. Entre Savoie et Bretagne, un roman bouleversant sur le puissant lien filial.
Pendant la seconde moitié du xxe siècle, le roman d'une indéfectible amitié entre deux jeunes hommes, et l'initiation parfois douloureuse de l'un d'eux, Guillaume, à la vie d'adulte. Un parcours ancré dans le décor puissant des Alpes.La montagne comme une évidence, comme une renaissance... Hiver 1952. Loin des siens, pendant six mois, Guillaume part en convalescence à Chamonix. Il découvre, ébloui, le décor grandiose des Alpes. Le petit citadin de huit ans en gardera le souvenir d'un paradis perdu. Mais il reviendra, tant le besoin est là, irraisonné, de vivre près des cimes avec son ami d'enfance Augustin. Une passion nourrie aux côtés de Julien Villermoze, un natif de la vallée de l'Arve, qui tel un grand frère les initie à sa montagne, à ses beautés et ses mystères. Jusqu'à un après-midi fatal... Pour les deux jeunes hommes, le coup est rude, le vide immense. Et davantage encore pour Marguerite qui aimait son fils Julien. D'un amour vibrant. Exclusif. Dévastateur... Un roman d'initiation qui êle à l'émotion la tension et le suspense des passions humaines.
Août 2016, en Haute-Savoie, sous un soleil de plomb, trois hommes se retrouvent à la mort de celle qui a broyé leur vie. Souvenirs et confidences de chacun jaillissent pour faire éclater le secret de la défunte...
Vaincre l'adversité, renouer le fil cassé de sa vie à la suite de la mort de son mari, élever seule ses enfants... Dans le milieu rude des forestiers, Louise parviendra-t-elle à faire revivre l'entreprise familiale ? Louise Charlannes a un projet fou : remettre à flot la scierie familiale fondée après la Grande Guerre dans une petite ville non loin de Clermont-Ferrand. Un jour brûlant de septembre 1997, un terrible incendie a ravagé l'entreprise et lui a ravi son mari Gustave. Dans le brasier éteint, se trouvaient aussi le corps calciné d'une fillette, Emilie, et un troisième cadavre resté non identifié. Grâce à ses biens personnels, Louise souhaite donc reprendre les rênes de la société. Pour tous les ouvriers et employés qu'elle a côtoyés chaque jour, pendant des années, aujourd'hui désemparés. Pour ses enfants aussi, qu'elle devra élever seule désormais. Elle peut compter sur le contremaître de la scierie mais aussi sur François Chang, avec lequel elle entretient une amitié singulière. François est gardien de parc, malgré son sourire constant on devine qu'il n'a pas été épargné par les coups du sort lui non plus... Aussi tenace et volontaire que soit Louise, le chemin sera long et difficile : il lui faut préserver l'amour des siens et la cohésion familiale. Car son mari, semble-t-il, entretenait des relations qui suscitent la curiosité du commissaire Gagne, désireux de relancer l'enquête sur l'incendie non élucidé...
Près de vingt ans de la vie de Marguerite et Renée Ferrandon. Le souvenir de la tragédie familiale a lié à jamais, dans le silence, la douleur et l'incompréhension, les deux soeurs que pourtant tout oppose. Une suite indépendante de Retour à Belle Etoile.Elles ont grandi dans la beauté sereine du domaine Ferrandon, entre landes et prairies, non loin des monts du Forez. A dix ans déjà, Marguerite assurait les tâches ingrates de la ferme familiale quand Renée préférait rester dans le giron de sa grand-mère. Avec sa nature autoritaire, l'aînée reprend, de droit, l'exploitation du domaine ; la cadette suivra son mari et mènera une toute autre vie à Paris. Elles n'ont rien en commun, les soeurs Ferrandon, si ce n'est le souvenir, depuis ce jour de 1953, du petit frère Paulin sur les berges de la Dore. Une cruelle absence. Un trop lourd secret ? Un secret gardé par Jean Chassaigne, l'homme qui vit dans le coeur des deux soeurs...
Un roman juste et de belle facture sur des thèmes intemporels : l'héritage et la transmission, la terre et l'amour familial, signé par une nouvelle plume aux Presses de la Cité. En 1934, un mariage d'amour scelle l'union de Cécile Rochette, fille de propriétaires terriens prospères, et de Jules. En l'épousant, celui-ci hérite d'un vaste domaine agricole qui désormais portera son nom : le domaine Ferrandon. Tout sourit à Jules : sa famille s'agrandit avec la naissance d'une petite Marguerite, ses amis l'épaulent, le travail ne manque pas. Et lorsqu'il découvre sur ses terres, au lieu dit Belle Etoile, une vieille bâtisse abandonnée, Jules en fait alors un projet de vie : la rénover afin de la léguer plus tard au fils que lui donnera un jour Cécile. Car dans ce coin de nature exceptionnel, niché aux abords du Forez, le ciel est bleu, l'horizon infini, les jours pleins de promesses... Cinq ans plus tard, la guerre éclate... Un roman bouleversant sur la transmission, l'espérance et l'amour familial.