Gilbert Joseph
Gilbert Joseph
Il ne s'agit pas ici d'une simple narration ou d'un hommage tardif : Gilbert Joseph s'est attaché à reconstituer objectivement et sans complaisance le drame du Vercors. Ancien maquisard, il a su évoquer avec justesse la vie des combattants clandestins, l'espoir, la préparation, puis les longs mois d'attente, au cours desquels l'enthousiasme peu à peu fait place à l'indifférrence et au désenchantement. Il n'a pas craint de montrer les coulisses, peu glorieuses parfois, de cette épopée de la Résistance et de démystifier l'action de certains militaires qui, ayant rejoint le maquis après la dissolution de l'armée d'armistice, ont voulu y faire régner une discipline et y appliquer une stratégie ne convenant pas aux nécessités du combat clandestin. Combattant du Vercors est un livre dur, qui accuse plus qu'il n'excuse. En rétablissant la vérité, il a le mérite de faire entrer dans l'histoire un drame qui n'avait pas quitté jusqu'ici le domaine de la légende.
Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, qui ont profondément marqué la vie intellectuelle française par leurs écrits et leurs comportements après la Seconde Guerre mondiale, revendiquèrent avec force leur appartenance à la Résistance et eurent maintes fois l'occasion de répéter qu'elle inspirait leur conduite en temps de paix. Or l'étude minutieuse à laquelle s'est livré l'historien Gilbert Joseph pendant plusieurs années de patientes et difficiles recherches conduit à découvrir une autre réalité, à rejeter des affirmations trop facilement teintées d'héroïsme et à prouver que Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre n'appartinrent jamais à la Résistance. Les révélant dans leur quotidien, l'auteur les montre, hors d'une légende savamment entretenue, très prosaïquement préoccupés de leur carrière littéraire et disposés à des compromissions totalement incompatibles avec une réputation de témoins et d'acteurs engagés pendant les années sombres de l'Occupation. Inspiré par un souci de vérité, l'ouvrage de Gilbert Joseph bouscule nombre d'idées reçues par la seule révélation de faits, de témoignages, de documents inédits.
Pourquoi l'un des plus célèbres journalistes de l'entre-deux-guerres, issu d'une vieille famille française et lié à la communauté juive par son mariage, s'est-il engagé corps et âme dans la collaboration avec l'Allemagne nazie ? Pourquoi a-t-il, à la Libération, incarné « le traître intégral », ce qui lui vaudra d'être fusillé ? Chargé, dès 1933, par le président du Conseil, Édouard Daladier, d'une mission secrète auprès de Hitler, Fernand de Brinon est littéralement fasciné par le Fuhrer et militera en faveur d'une alliance entre la France et l'Allemagne national-socialiste. Après l'armistice de 1940, il devient, à 55 ans, le troisième personnage de l'État français et le seul, avec le maréchal Pétain, à rester en fonctions durant toute l'Occupation. Réfugié à Sigmaringen avec les débris de l'État vichyste, il rencontre une dernière fois Hitler avant de présider, jusqu'à la débâcle, une commission gouverne-mentale fantoche. Fondée notamment sur des archives inédites, la biographie de l'historien Gilbert Joseph offre un panorama exceptionnel de cette époque et de l'univers de la Collaboration.
De la IIIe à la Ve République, le destin de Laure Dissard (1914-1991) illustre jusqu'à l'extrême une pratique sociale qui veut que l'habile gestion d'un carnet d'adresses alliée à peu de scrupules constitue le meilleur passeport vers un enrichissement personnel aussi rapide qu'abondant. Dotée d'un pouvoir de séduction exceptionnel, Laure Dissard a connu sa période de gloire durant l'Occupation, lorsque dans son salon parisien se pressait tout ce que la collaboration avec les nazis avait de plus recherché. Ce qui, après la défaite du IIIe Reich, ne l'empêcha pas d'apparaître comme une « héroïne de la Résistance » paradant au bras d'un responsable des services secrets américains... Extraordinaire aventure humaine que celle de cette femme qui, coute que coute, et même quand l'âge commença à rendre plus difficile sa manipulation des hommes, s'efforça de donner corps à ses mensonges et y parvint souvent.
In the quaint coastal town of Gloucester, where the salty tang of the sea permeates the air, a tale unfolds that weaves together the lives of a humble oysterman and a renowned poet. The Ballad of the Oysterman, penned by the esteemed Oliver Wendell Holmes, Sr., is a poignant and evocative masterpiece that captures the essence of a bygone era. As the oysterman plies his trade amidst the crashing waves, his simple yet profound reflections on life, love, and the enduring power of nature resonate with timeless wisdom. Prepare to be transported to a world where the rhythm of the ocean and the cadence of poetry intertwine, creating a symphony that will linger in your heart long after the final verse.
Dans le bois de Coin joli, chacun parle gaiement de sa lettre au Père Noël. Tous se réjouissent de la douce nuit qui aura lieu dans moins d'un mois... Tous sauf un !
Méphisto Club : société close et bien organisée ; le monde de l'argent avec son odeur caractéristique, et ses héros peu recommandables. Méphisto Club : ministres, banquiers, grands et petits truands, diplomates, policiers ou femmes insatisfaites qui se placent délibérément au-dessus de la loi. En France, en Italie, en Suisse, en Amérique du Sud, tous ces gens intouchables se livrent une lutte sans merci. Méphisto Club : la ronde infernale de ces personnages puissants et énigmatiques dont l'existence va être bouleversée par un imprévu tragique.
A la fin du XI ème siècle, Raimond de Saint-Gilles règne entre Garonne et Rhône sur un riche territoire aussi vaste qu'un royaume. Il l'abandonne à son fils pour partir, à l'appel du pape, délivrer le Saint Sépulcre et gagner son salut. Agé, accompagné de sa jeune épouse enceinte, le comte de Toulouse prend la tête d'une armée suivie d'une troupe immense, sorte de ville en marche. Trois ans de souffrance à travers l'Europe et l'Orient pour atteindre Jérusalem. Voici Constantinople où les fontaines coulent parfumées, les déserts où les vautours guettent les armées en déroute, le siège d'Antioche, les apparitions divines, les massacres, les harems, les reliques miraculeuses, les festins de chair humaine ... Les seigneurs francs rivalisent et se haïssent. Ils découvrent un Orient plus compliqué que prévu : les ruses des Byzantins, les luttes entre Turcs et Arabes, Sunnites et Chiites ... Ni brute ni saint, Raimond est homme ombrageux, intransigeant, emporté dans une aventure héroïque et cruelle : don de soi et sauvagerie, quête de la vie éternelle et conquête de territoires. Raimond d'Orient établit son comté et fonde une dynastie à Tripoli, au Liban, si loin de la Garonne ? Dominique Baudis nous entraîne dans un roman en cinémascope. Il y a de la couleur, des personnages hors du commun, la chaleur du désert, le tumulte des sentiments. Député Maire de Toulouse, il se passionne pour l'histoire de sa ville. Du journalisme, il a gardé le sens du détail et du mouvement, et puis, longtemps correspondant de la télévision au Moyen-Orient, il a vécu dans les régions qu'il nous raconte et cela se sent.