Gilles Rouet
Gilles Rouet
Et si la culture devenait l’arme secrète des diplomaties modernes ? Culture, puissance et pouvoir explore comment l’art et les échanges culturels redéfinissent l’influence internationale, entre soft power et stratégies d’attractivité.
Rédigée par des Slovaques, Roumains, Tchèques, Géorgiens, Polonais et Bulgares, voici une mise en perspective des processus et réalités de l'intégration et du voisinage européen. Après les vagues d'intégration de 2004, 2007 et 2013, les "nouveaux" citoyens de l'Union européenne ont parfois une image d'autant plus positive de la construction européenne que leur défiance envers leurs institutions nationales augmente : le choix européen se fait plus par défaut que par conviction.
Les choix d'implantation et d'intégration dans la cité, en particulier d'équipements publics, participent à l'esthétisation de l'espace public. Mais les préoccupations esthétiques, le respect d'un pseudo-projet artistique et urbain, intégrés dans le discours politique, aboutissent à multiplier les contraintes architecturales qui réduisent la fonctionnalité des équipements, or c'est cette dernière qui justifie l'investissement public.
Les manifestations citoyennes dans l'espace public, organisées parfois spontanément ou bien utilisant les réseaux sociaux, s'accompagnent souvent d'une démarche esthétique dans les rues ou les places, devenues le cadre de réalisations picturales, théâtrales, etc. Cet ouvrage analyse cette tendance récente à partir d'exemples italien, chilien, slovaque et surtout bulgare. Bulgare, car des manifestations quotidiennes ont eu lieu sans interruption pendant plus de 160 jours à partir de juin 2013.
Ces contributions se focalisent sur les secteurs de l'éducation et de la culture, concernés, comme tous les autres secteurs, par le développement des technologies de l'information et de la communication, les usages de l'Internet, des nouveaux médias, des médias sociaux. L'intégration dans le quotidien de nouveaux objets avec leurs nouvelles fonctions ne va pas de soi et ce n'est pas seulement en étant convaincus de leur utilité que les usagers transforment leurs comportements.
La nationalité peut se définir à partir d'un sentiment, de l'adhésion à des valeurs, en particulier culturelles, qui s'expriment au quotidien, donc dans le cadre du travail et de l'entreprise. Cet ouvrage contribue aux débats sur les nationalités en Europe en intégrant logiques culturelles et dimensions de l'entreprise, car les nouvelles citoyennetés s'insrivent aussi bien dans le culturel que l'économique le social ou le politique...
De nouveaux acteurs, en particulier non étatiques, sont apparus dans les relations internationales et ont développé des activités diplomatiques d'un genre nouveau, avec une diversité d'enjeux. Pour la diplomatie régalienne, il faut désormais négocier dans un contexte informationnel nouveau, composer avec d'autres acteurs et investir d'autres champs, dans le cadre d'une diplomatie globale, mais dont la fragmentation rend plus difficile la mise en cohérence. Comment cette diplomatie plurielle fonctionne-t-elle, comment les différents acteurs interagissent-ils ?
Au sein des espaces publics européens aujourd'hui, peurs et désenchantements supplantent l'espoir et le projet collectif. Il n'est pas primordial de déterminer si les frontières sont nécessaires ou pas, mais de bien comprendre quels types de frontière s'érigent actuellement : symboliques ou coercitifs, passages ou murs. Ce volume contribue à la mise en perspective des dynamismes identitaires et des frontières mises en place alors que les citoyens aspirent à de nouvelles participations, en particulier dans des espaces numériques qui transforment les cadres de la vie sociale et politique.
Cet ouvrage propose des zooms sur plusieurs pays membres de l'UE, sur des secteurs (bancaire, agroalimentaire, automobile, public), des fonctions managériales (marketing, GRH) et des stratégies (nationales, organisationnelles ou encore individuelles) pour susciter réflexions et analyses sur une problématique à la fois très vaste et assez peu étudiée.
Les citoyens des pays membres de l'Union européenne sont devenus « citoyens européens », avec des droits réels mais sans vraiment avoir accepté de devoirs particuliers. Et beaucoup vivent cette intégration européenne comme un ensemble de contraintes plutôt que comme un processus volontaire. Cet ouvrage interroge justement le rapport que les citoyens ont avec l'UE et envisage les potentielles évolutions de cette citoyenneté européenne, qui reste malgré tout à construire.
Au sein de l'UE, États et marchés s'articulent dans une économie devenue mixte. Dans ce contexte, la question de l'organisation des services publics et de la participation des citoyens est fondamentale : comment faire, au mieux, au plus près des besoins et en fonction des budgets disponibles? Il s'agit de trouver les voies d'une légitimation des choix entre accès et qualité, de donner les moyens aux bénéficiaires de devenir acteurs et responsables, et d'organiser une participation citoyenne à la production et à la distribution des services publics.
L'affaiblissement de l'État, les mouvements migratoires, les évolutions des régions, des pouvoirs économiques et, en particulier, de l'Union européenne, remettent en cause une assimilation simple de la citoyenneté à la nationalité. Les citoyens changent de modes de participation ; les espaces publics, les espaces numériques transforment les cadres de la vie sociale et politique. Comment appréhender les articulations entre d'« anciens » concepts qui peinent à fournir un cadre satisfaisant pour intégrer de nouveaux usages.