Gregoire De Visme
Gregoire De Visme
Histoire et symboles des croyances ancestrales du sous-continent indien. En bonus: une introduction aux religions de la Perse, sous forme de précis.
De Brahma à Manou, puis de Zurvan à Saoshyant : des récits composés dans le respect des textes sacrés védiques et mazdéens.
De Zurvan à Saoshyant (Livre 1) De Brahma, Shiva et Vishnou jusqu'aux héros défenseurs de la Terre (Livre 2) Récits inspirés des textes sacrés indiens et perses.
Une lecture facilitée des deux chefs d'oeuvre du nihilisme hindou.
Chants et prières principalement extraits des répertoires égyptien, mazdéen, hindou et orphique.
Voici les textes qui composent cette anthologie : Le Code de Ur-Nammu Le Code Hammourabi Le Code d'Assur Le Code hittite La loi juive La loi des Homérites Chaque texte est présenté et classé de manière inédite et thématique.
En Inde, la coutume millénaire et jadis universelle des castes s'applique encore. Le terme de caste, s'il correspond assez bien à la réalité du phénomène, n'en demeure pas moins un terme trop sélectif pour donner une idée juste de ce qu'il représente. Le mot caste fut d'abord utilisé par les Portugais pour rendre compte du système social très hiérarchisé du pays avec lequel ils souhaitaient commercer, dans le sillage de Vasco de Gama et de Magellan. Mais c'est dès l'Antiquité, que les visiteurs occidentaux remarquèrent l'application d'un principe de hiérarchie sociale par ailleurs présent en Grèce, en Germanie et en Celtie.
Un petit précis à propos des littératures védique, brahmanique, puranique, des épopées indiennes, mais aussi du corpus mazdéen.
Lecture facilitée, traduction grand public, sélection des passages les plus essentiels.
La littérature antique nous a laissé un témoignage conséquent sur notre passé, sur la manière dont vivaient et pensaient nos ancêtres. Nous possédons des traités d'astrologie, de médecine, de danse, de chasse, de domestication d'animaux, d'agriculture, mais aussi des chroniques, des contes, des fables, et surtout un nombre incroyable de traités d'alliances, de codes et de contrats commerciaux. Cependant, en ce qui concerne la littérature théologique ou simplement les prières et des rituels religieux, nous possédons si peu. La mystique des sociétés primordiales était revêtue d'un caractère initiatique. La transmission des mythes et formules de rituels se faisait donc de manière orale, à l'intérieur d'une même catégorie de personne et dans une même caste. Quand ces traditions orales cessèrent d'être pratiquées, les récits mythologiques furent transformés, adaptés, voire disparurent tout à fait de la culture populaire. Il en va de même pour les prières et les formules religieuses : quand celles-ci cessèrent d'être chantées, elles s'effacèrent aussitôt des mémoires. Ces formules, sous forme de signes et de symboles, furent de tout temps gravées sur les murs des palais, au sommet de piliers marquant les frontières entre royaumes, mais lorsque ces États tombèrent, leurs inscriptions disparurent aussi. C'est ainsi que l'alphabet runique des anciens Scandinaves nous est aujourd'hui quasiment indéchiffrable. Les très riches civilisations égyptiennes et mésopotamiennes possèdent des vestiges architecturaux si nombreux qu'ils nous livrent des centaines de prières et d'incantations, car la plupart sont gravées sur des tablettes d'argiles ou sur les façades des temples. Mais en ce qui concerne les civilisations indo-européennes, le corpus théologique est beaucoup plus mince, voir quasiment inexistant. Par ailleurs, nombreuses furent les catastrophes qui décimèrent « la science des Anciens ». Parmi les exemples les plus évocateurs, citons la destruction par Alexandre d'Aryana, la capitale aryenne, mais aussi l'incendie de la bibliothèque d'Alexandrie, le génocide des druides gaulois, les autodafés du christianisme et de l'islam (incendie des bibliothèques mazdéennes), ou encore les divers massacres d'hérétiques (avant qu'ils ne soient éradiqués, Albigeois et Bogomiles transmettaient les traditions orphiques et perso-manichéennes en Europe). Pensons aussi aux épidémies, qui peuvent en quelques mois décimer les rangs des « Anciens », et encore ajouter l'usure du temps, l'humidité, mais aussi le recyclage des parchemins par des scribes économes ou peu scrupuleux... et nous aurons dressé un tableau assez complet des raisons expliquant pourquoi la culture polythéiste européenne nous est si peu connue. Si les mythologies gréco-romaines et scandinaves sont aujourd'hui célèbres, il demeure très difficile de véritablement connaître la religion des Gaulois, tout comme de déchiffrer la véritable initiation mithriaque. En ces domaines, les autodafés ont eu bien plus d'importance dans l'Histoire que les poètes ou les chroniqueurs. C'est ainsi que de milliers d'années de traditions mazdéennes, demeure un Avesta de 300 pages, sauvé in extremis des flammes et de la fureur islamique par un groupe d'émigrés ayant fui leur patrie pour rejoindre l'Inde. De même, de Vélès, de Péroun, de Dagda, de Cernunnos, divinités tutélaires slaves et celtes, nous ne possédons aucun témoignage direct, si ce n'est quelques totems et quelques rares mentions dans d'obscurs contes folkloriques. Les anciens dieux européens ont cependant traversé l'Histoire, mais à travers des oeuvres littéraires, telles que l'Iliade et l'Odyssée, et non pas grâce à des recueils de prières sacrées, comme le sont le Rig-Véda indien ou l'Avesta perse.
Depuis l'aube des temps, une tradition spirituelle unit l'Orient à l'Occident. De la Seine au Gange, découvrez une tradition universelle fondée sur plusieurs millénaires de traditions orales et écrites. Au Néolithique et durant toute l'Antiquité, la vache céleste était adorée des fjords jusqu'au Bengale. De l'Hyperborée jusqu'en Gaule, des cultes initiatiques diffusaient de sévères et mystérieuses doctrines, similaires à celles des gymnosophistes du sous-continent indien. Les chants ancestraux du Rig-Véda et de l'Avesta, les épopées antiques et médiévales, les contes folkloriques, témoignent de cette tradition primordiale. Des rivages de l'Atlantique jusqu'aux sommets de l'Himalaya, d'innombrables peuples partageaient cette culture commune héritée des steppes eurasiatiques. Le Rudra-Shiva des hauts plateaux de l'Indus était le Priape de l'Hellespont, mais aussi le Cernunnos celte et le Dionysos grec... Des liens ancestraux unissaient le Varuna indien au Grand Asura perse et au Vélès slave. Grecs, Romains, Celtes, Scandinaves, Slaves, Indiens, Perses, Scythes, peuples oubliés du Tarim... Ces pages les réunissent à travers leurs mythes les plus évocateurs et leurs doctrines les plus influentes. Cette encyclopédie vous propose un voyage dans l'univers spirituel de nos ancêtres ainsi que dans celui de nos contemporains indiens et zoroastriens, en s'adressant particulièrement aux lecteurs curieux mais néophytes, qui souhaiteraient appréhender l'ensemble d'une thématique transcontinentale et plurimillénaire (par ailleurs peu connue et souvent méprisée). Notre objectif est de répertorier les nombreuses ethnies indo-européennes, des Celtes insulaires aux Aryens perses et indiens, ainsi que les principaux mythes et traditions spirituelles qui leur sont associés. Pour ne mentionner que les plus célèbres, il s'agit des traditions védique, brahmanique, hindoue, vishnavite, kailasha, mazdéenne (zoroastrienne), grecque, romaine, celte (druidique), germano-scandinave, scythe, ossète et balte. « Indo-européen » est un terme qui qualifie un type de langue bien particulier, identifié par l'emploi d'un vocabulaire et d'une grammaire comparables. Ce terme regroupe donc des langues assez similaires pour être regroupées (comme le français, l'italien, l'espagnol) mais aussi des langues historiques et aujourd'hui éteintes comme le latin, le vieil allemand, le sanskrit archaïque ou l'ancien grec. Les langues indo-européennes sont une des plus grandes familles linguistiques du monde, constituée à ce jour par plus de trois milliards de locuteurs. Cependant, ce qui nous intéresse ici, ce n'est pas tant les langues en elles-mêmes, que les peuples qui les parlent. Car en raison de la linguistique, de l'histoire, de la géographie mais aussi de la génétique, l'existence d'une entité cohérente indo-européenne est indubitable. Des dizaines d'arguments imparables, tant au niveau génétique, linguistique et archéologique, valident en effet la théorie indo-européenne. Plus qu'une simple généalogie linguistique, ces ethnies partageaient donc une aire géographique, qui s'étendait de l'Islande jusqu'au delta du Gange, ainsi que d'innombrables références et valeurs communes. Si la linguistique a brillamment prouvé les liens entre les langues, la religion comparée et l'ethnologie mirent aussi en évidence l'unité des peuples indo-européens (en particulier grâce aux travaux de Georges Dumézil et Mircea Eliade). Le terme « indo-européen » fut dès lors non seulement associé à une aire géographique et à une famille linguistique, mais aussi à une manière de percevoir le monde et d'expliquer l'Univers. La thématique indo-européenne souffre cependant de deux maux majeurs, qui causent une partie de son mystère et de son malentendu : d'un côté, elle est victime du négationnisme médiatique et d'un autre côté, elle pâtit des théories mensongères auxquelles on l'affuble trop souvent.