Gustav Nieritz
Gustav Nieritz
Un jour, il y a plus de cent ans, la ville de Hameln dans le petit royaume de Hanovre, vit arriver dans ses murs un étranger qui partit aussi singulier que l'équipage qui marchait à sa suite. Sa mise n'avait rien d'extraordinaire, mais il n'en était pas de même d'une grande caisse qu'il portait sur son dos et qui lui dépassait de beaucoup la tête. En effet, en la voyant, les passants s'arrêtaient tout ébahis. Elle ressemblait beaucoup à une cage, étant toute garnie de barreaux de fer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Dans la capitale d'une contrée d'Allemagne, vivait, il n'y a pas longtemps, un menuisier nommé Éric, habile dans son métier, honnête dans ses relations privées, et jouissant d'une clientèle nombreuse. Trois ou quatre ouvriers-compagnons avaient beaucoup à faire chez lui ; une bonne femme et quatre beaux enfants contribuaient à son bonheur. Ajoutons encore que la petite maison qu'il habitait était sa propriété ; et néanmoins l'homme n'était pas content de sa condition.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'orage venait d'éclater sur les charmantes montagnes de l'Erzeberg ; ces nuages sombres et gigantesques que déchiraient, il y a quelques instants, mille rubans de feu, n'étaient plus alors que des ombres légères, flottant et se jouant sur un ciel d'azur. Le soleil souriait de nouveau à la terre, et de la terre rafraîchie par une pluie bienfaisante s'exhalaient mille parfums. Un brillant arc-en-ciel étalait à l'horizon ses riches couleurs ; on entendait encore de temps en temps, dans le lointain, le roulement de la foudre ; les charmants petits hôtes des forêts, effrayés un instant, retournaient à leurs bosquets chéris et faisaient résonner les airs de leurs doux gazouillements ; l'agile et timide chevreuil bondissait de nouveau dans ses grands bois, ou gravissait de nouveau ses montagnes ; mille papillons aux couleurs brillantes, aux ailes argentées, voltigeaient et folâtraient au soleil ; l'abeille vigilante s'abattait sur des fleurs fraîchement écloses pour y puiser ce suc si nécessaire à son industrie ; les moissons dorées, courbées un instant par la pluie, relevaient leur tête chargée de magnifiques épis ; les plantes, les fleurs se redressaient plus belles et plus suaves ; toute la nature enfin n'était qu'un hymne vivant à la louange du Créateur.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Une nombreuse troupe de cavaliers traversait au galop une vaste plaine de la Hongrie actuelle. Les chevaux, petits et agiles, étaient tellement lancés que leur ventre semblait tour cher le sol qui résonnait sous leurs pas précipités. Leur course rapide faisait lever autour d'eux un nuage de poussière qui avait fini par les envelopper de toutes parts, de manière à ce qu'on ne pouvait distinguer si c'était une troupe de guerriers ou un troupeau d'animaux sauvages.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.