H.P. Dunord
H.P. Dunord
L'ENFER EST PAVÉ DE BONNES INTENTIONS... Le moine Pastronio est projeté en enfer malgré une vie au service du bien. Il ne croit pas mériter un tel sort, mais voudrait en connaître la raison. Les réponses les plus improbables sont celles à l'intérieur de soi. H.P. Dunord est né au Québec à la fin des années 70. Après une dernière conversation avec un ami, il disparaît. Personne ne l'a jamais revu. Un an plus tard, son ami reçoit une boîte de manuscrits avec la note suivante : « Tu peux publier » - Dunord L'enfer est le premier récit de l'auteur à être publié.
La profondeur des traits suivait une logique implacable très éloignée du hasard. Il fallait une main de fer pour que l'anarchie des lignes ovales ait l'air d'un chaos si parfait. Le lieutenant Cadorette, de la police d'État de l'île aux âmes tristes, affronte une organisation criminelle dont le but est d'éliminer le langage. Il est le seul à pouvoir les arrêter. UUUUUUUUUUUUUUUUU..
Entrer dans la conscience des autres est une manière de pénétrer sa propre conscience. C'est ce que j'aurais dû réaliser lorsqu'on m'a annoncé que j'entrerais dans celle de mon frère. Les souvenirs sont les épitaphes de votre passé. N'entrez pas dans cette tombe si vous n'êtes pas prêt à affronter votre conscience noire ou votre conscience morte.
Plus vous allez vers l'absurde, plus vous vous approchez de la vérité. Ce livre n'a pas pour but de dénoncer la bêtise humaine puisqu'elle est aussi vieille que les sables bitumineux et qu'elle sera encore là lorsque nous serons tous en poussière. La mienne n'est pas plus honorable que celle des autres. Il m'apparaissait inutile d'accuser les autres d'être plus bêtes que moi. Ce n'est pas très difficile. La bêtise volontaire est beaucoup plus intéressante. Celle honorable parce qu'elle récompense les plus aptes à la vendre ou l'acheter. Celle qui vend des seringues, des masques, du papier de toilette ou de la vaseline entre deux chansons minables. La bêtise volontaire caractérise notre modernité. Ce roman est un condensé de notre époque volontairement bête.
Élisa... Ce soir-là, je la sentais fébrile et nerveuse. Un moment, j'ai cru qu'elle allait m'annoncer qu'elle attendait un enfant. Je ne pouvais être le père puisque nous n'avions pas fait l'amour depuis plusieurs semaines. Elle me parla plutôt de cette nouvelle pilule bientôt disponible me rejoignant chaque fois que je changeais de pièce. Mon malaise la rendait joyeuse. La putain allait jouer le grand jeu de la séduction comme je m'y attendais. - Quand allons-nous essayer cette pilule, chéri ?
« Monsieur M., domicilié au 9696, rue des Lilas, vous êtes en état d'arrestation pour avoir contrevenu à l'article 3.14 de la loi 316. En vertu de la gravité du délit, legouvernement est légitimement en droit de pister votre téléphone le temps que vous passiez dans nos bureaux. En ce sens, un drone connecté à votre appareil surveillera vos déplacements pendant quarante-huit heures. Il est strictement interdit de tenter de fuir le drone ou de l'abîmer, ce qui conviendrait à la loi 512 sur la marchandise étatique. Toute personne qui abîme volontairement le matériel de l'État est automatiquement condamnée à une peine de 192 jours et une amende d'une année de salaire. » Monsieur M., petit fonctionnaire de l'État démocratique vert, est arrêté un matin de mars par la police départementale. Pestilence est le troisième roman de H.P. Dunord.