Henri Beauclair
Henri Beauclair
Cyrille Goron rêve de rentes et déteste traverser la Seine, mais sa ferme en ruine et son épouse déterminée le forcent à l’action.
Quand nous fûmes sur le pont de la Concorde, M. Barrès me dit : - « Cet endroit est plein de souvenirs pour moi. Ah ! cher maître, si vous aviez vu, l'an dernier, avant les échecs définitifs du parti auquel j'appartiens, les manifestations populaires qui nous y étaient offertes. Nous traversions ce pont et cette place, à la sortie de la Chambre, en serrant des milliers de mains revisionnistes !... C'était touchant... » Cela était débité avec une nuance charmante de raillerie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
COMME Cyrille Goron se promenait sur la berge, un homme passa qui lui tendit la main : - En v'là, un brouillard ! Si c'était comme ça du côté d'Harfleur, y'a eu du mal à entrer dans la passe ! C'est pas étonnant que l'Eclair soit en retard. V'là plus d'une heure que je l'attends ! - Et qu'y n'fait pas chaud, à ç'matin ! père Sandré. - Y'n'y aura pas beaucoup de voyageurs pour Rouen. Quand y fait mauvais temps, j'ai vu des fois la mère Bidel monter toute seule au Havre, avec ses paniers de poissons qui puent.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Ramel est un joueur maladif : il est "culotte", mais espère toujours "se refaire"... sans jamais en parler à sa femme qui le croit fonctionnaire aux télégraphes ! Dans sa vie, l'espoir se heurte à la fausse amitié des prêteurs, aux exigences du cercle qui réclame son écot, aux dettes qui sonnent toujours trop tôt... sans attendre le coup miraculeux qui changerait la donne ! Publié en 1897