Henri Dubois
Henri Dubois
Les 26 contributions réunies dans ce volume renouvellent quelques-uns des secteurs de l'histoire maritime, en attirant l'attention sur la méthodologie, les recherches récentes, les problématiques nouvelles, la recherche interdisciplinaire, l'archéologie, l'iconographie et le roman. On suit pendant deux millénaires quelques-uns des nombreux changements qui ont affecté les façades océaniques des cinq continents, en Amérique latine comme à Madagascar et dans l'Océan Indien, sur les rivages de la Méditerranée comme dans le commerce eurasien. Quelques thèmes demeurent privilégiés, les navires et la navigation, les marines de guerre et les politiques navales des États, l'exploitation des littoraux et les installations portuaires, les marchandises et les frets, les tonnages et les mesures, les assurances maritimes. Les marins, voyageurs, pèlerins, missionnaires, marchands, tous ces gens de mer occupent une grande place dans cet ouvrage, qui traite de la famille, de la formation et des apprentissages, de la santé et des maladies professionnelles, des croyances et des genres de vie. Ce volume qui fait toute sa place à l'histoire des mentalités s'honore de multiples contributions internationales et de la collaboration de quelques spécialistes, médecin, architecte naval..., issus des gens de mer.
Une traversée de la sociologie française. Comment maîtriser le paysage sociologique contemporain au-delà des repères que constituent les grandes figures des années 1970 (Boudon, Bourdieu, Crozier, Touraine) ? Comment dépasser les proclamations d'écoles et les controverses théoriques afin de comprendre les liens entre les travaux sociologiques actuels ? Ce manuel explore de façon didactique ce qui traverse la sociologie française depuis sa refondation après-guerre, non pas en abordant successivement chacun des courants, mais en mettant en résonnance ambitions théoriques et grandes questions transversales (inégalités, action, changement et individu).
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Un certain nombre de médiévistes français et étrangers, qui ont été marqués par l'enseignement de Michel Mollat ou qui ont subi son influence dans le domaine scientifique, ont bien voulu répondre à la proposition que nous leur avions faite de réunir des contributions se rapportant aux principaux secteurs dans lesquels leur maître et ami a ouvert des voies nouvelles : la piété et la religion populaire au Moyen Âge, les pauvres et la pauvreté, les formes de marginalité et d'exclusion sociale. Au-delà de la diversité des sujets évoqués, des aires géographiques et des approches documentaires, l'unité de ce recueil tient à une problématique commune - celle du grand historien qu'il vise à honorer - insérant étroitement l'histoire des mentalités dans celle des milieux sociaux et des structures d'encadrement, qu'il s'agisse de la famille, de la paroisse ou des communautés d'habitants. Les 30 collaborateurs qui ont participé à cet hommage entendent ainsi reconnaître leur dette vis-à-vis d'une oeuvre dont le présent volume atteste le rayonnement.
Charles de Bourgogne a été vaincu et tué, et son grand dessein s'est effondré avec lui. Mais la tâche qu'il s'était assignée était démesurée et il fut bien, en s'y attaquant, téméraire. L'idée de construire entre France et Empire un Etat d'un nouveau type, souverain et indépendant, ayant pour assise territoriale un nouveau royaume constitué de toutes pièces, était d'une telle nouveauté qu'elle ne pouvait que heurter les traditions et les conservatismes. Le roi de France ne pouvait l'accepter, occupé qu'il était à établir son autorité sur les princes et à les mettre au pas, attendant d'eux, au-delà de la loyauté vassalique, une obéissance de sujets. A ses yeux, le duc de Bourgogne était le vassal félon qui s'était soustrait à l'hommage et aux obligations en découlant. En même temps, chaque fois que Charles s'est consacré à l'Empire en tournant le dos à la France, il a pris un risque. Il a cru pouvoir s'y implanter profondément, a pu songer y acquérir la couronne de roi des Romains le destinant à la dignité impériale, mais il s'est mépris sur la situation. Les obstacles à son grand dessein étaient immenses. Son comportement ne fut pas de nature à les amoindrir. Il a cru à la guerre comme moyen politique et, surtout, il a cru à la bataille comme moyen de décision. Ce prince cultivé, musicien, amateur des auteurs antiques et homme de goût en matière d'art se montra impitoyable et brutal jusqu'à la férocité. Appliquant sa propre conception, qu'il valait mieux être redouté que dédaigné, il s'est ingénié à répandre la terreur. Mais, à trop vouloir être redouté, on se rend détestable.