Henri Rubinstein
Henri Rubinstein
Fatigue persistante, insomnies, sautes d’humeur : et si votre corps vous envoyait un signal d’alerte ?
Vous allez mal mais vous avez l'air d'aller bien. Il vous est interdit de vous plaindre. Vous devez assumer vos responsabilités quotidiennes, professionnelles, familiales et sociales comme si de rien n'était puisque vous n'êtes pas " malade ". Nombreux sont ceux qui sont affectés par des maux invisibles dont la société, qu'il s'agisse du corps médical ou de la Sécurité sociale, est souvent mal informée et dont elle ne reconnaît pas officiellement le caractère invalidant : migraine, fatigue chronique, mal de dos, hyperactivité, troubles obsessionnels compulsifs, agoraphobie ou inaptitude au bonheur, la liste en est longue. A partir de son expérience de praticien, Henri Rubinstein décrit et explique ces handicaps invisibles en s'appuyant sur des exemples très divers. Informé et pédagogique, un guide pour comprendre, apprivoiser ou combattre des maladies pas comme les autres.
La maladie d'Alzheimer est-elle uniquement en rapport avec une altération du cerveau ?Est décrit ici ce que nous en savons, mais aussi ce que l'on nous cache, comme le rôle catalyseur du déterminisme psychologique et du narcissisme, l'inefficacité des médicaments actuels, la contrainte perverse du dogme du maintien à domicile, l'horreur de la prise en charge institutionnelle et les retentissements néfastes sur la vie des familles. Le déclin progressif de la mémoire, du jugement et de la raison est surtout causé par la peur de se voir vieillir, la hantise de la maladie, la terreur de mourir. Ces patients sont certes malades mais ils sont surtout malades de peur. Ils « choisissent » de sombrer dans la démence, ils « préfèrent » l'oubli. « Être et ne pas être », tel est le choix délétère des alzheimériens.À travers la description de plusieurs cas concrets, les mécanismes sournois d'apparition de la maladie d'Alzheimer apparaissent clairement. Se laisser aller à l'angoisse de la mort fait courir un risque psychique majeur. C'est en refusant le déni et en acceptant notre condition d'être mortel que nous ne perdrons pas la raison. Nous devons garder notre mort présente à l'esprit pour éviter la mort de notre esprit.
Les crises inquiètent, alarment, interfèrent brutalement dans la vie normale. Ce qui est le quotidien, le familier, la sécurité d'un corps qui fonctionne dans le silence des organes est tout à coup bouleversé. La surmonter et la vaincre devient la préoccupation immédiate de l'individu qui souffre. La crise est la meilleure et la pire des choses. C'est la meilleure des choses car elle alerte l'individu. Quelque chose menace le corps, et il faut agir d'urgence, soigner pour éteindre ce voyant rouge qui clignote. De la douleur constrictive de la crise d'angine de poitrine à celle, en coup de poignard, de la perforation d'un ulcère de l'estomac, des symptômes d'une crise de migraine aux manifestations spectaculaires d'une crise d'épilepsie, des crises de nerfs aux crises aiguës de panique ou de douleur morale, l'auteur dédramatise toutes ces situations et vous apprend à les gérer. La crise peut être la pire des choses quand elle annonce le début d'une affection au long cours. Alors, les symptômes deviennent chroniques; ils deviennent la maladie elle-même. Les exemples sont légion, qu'il s'agisse de la banale crise de migraine qui révélera la maladie migraineuse, de la crise d'anxiété qui annoncera une dépression nerveuse, ou encore d'une crise d'épilepsie qui ne sera que la première manifestation d'une lésion cérébrale. Pour le Dr Rubinstein, la crise n'est bien souvent qu'un signal d'alarme constituant le prélude à la prise en charge attentive de l'après-crise. Pour les patients, c'est la gestion quotidienne de l'après-crise qui sera primordiale. Là où il nous faudra être vigilant, appliquer des mesures préventives et, surtout, ne pas répéter les erreurs du passé.
Une fatigue persistante s'est emparée de vous. Douleurs musculaires, insomnies, migraines, spasmes cardiaques ou intestinaux ne vous laissent aucun répit. Vous n'avez aucune idée noire, mais nervosité, pertes de mémoire, phobies ou paniques bouleversent votre vie quotidienne. Les médecins que vous consultez ne vous trouvent rien de particulier. Ils multiplient les examens complémentaires dont les résultats se révèlent généralement normaux.Ils vous prescrivent des traitements symptomatiques qui ne résolvent rien mais accroissent votre mal-être. En réalité, vous êtes probablement victime d'une dépression masquée, une forme particulièrement sournoise et insoupçonnée d'état dépressif, qui peut mimer presque toutes les maladies alors que les modifications psychologiques négatives majeures, caractérisiques des véritables dépressions nerveuses, en sont absentes.Les très nombreuses personnes qui en souffrent ne se savent, ni ne se sentent déprimées, attribuant leurs symptômes à des causes organiques alors qu'ils sont surtout - mais pas exclusivement - la traduction somatique de leur mal de vivre.Ce livre vous permet de repérer les signes spécifiques et les mécanismes de la dépression masquée, cette affection trop méconnue, aux conséquences parfois dramatiques. Il vous explique ses rapports et ses différences avec des situations pathologiques voisines, comme la spasmophilie ou les maladies du stress, et décrit les stratégies thérapeutiques qui vous permettront de vous en libérer et d'éviter le pire.Le docteur Henri Rubinstein, attaché au service de neurologie de l'hôpital Saint-Joseph, a déjà publié plusieurs ouvrages consacrés aux rapports entre l'individu et sa santé, entre les patients et ceux qui les soignent : Etes-vous spasmophile ?, Psychomatique du rire, Vivre sans fatigue et La Mémoire flanche.