Henriette Bernier
Henriette Bernier
Il y a de nombreuses façons de vieillir et l'on rencontre même des vieillards heureux. Le Prix littéraire « Question d'Age », créé en 1989 par l'Office Rémois des Retraités et Personnes Âgées, souhaite aborder par l'expression romanesque les situations variées de la fin de la vie. En parler, c'est exorciser la peur, c'est prévoir les difficultés et prévenir les erreurs. « Le roi Basil », primé cette année, raconte avec beaucoup de charme l'univers clos d'une petite maison de retraite en province. À l'intérieur, des personnages, réunis par le hasard, ont recréé leur petit monde. Des règles non écrites, mais aussi des sentiments insoupçonnés en font une petite société parallèle que personne n'imagine et qui surprend ceux qui la côtoient. Basil, le vieux Polonais, est riche. Riche d'une sagesse d'homme simple, de souvenirs bien rangés dans sa tête. Il est immédiatement et chaleureusement adopté par tous les pensionnaires à son arrivée à l'asile de Stenay en Lorraine, où il fait figure de roi. Serviable et compréhensif avec chacun, cette royauté tardive comble son âme et le rend fier. Il coule des jours heureux jusqu'à l'arrivée d'Olympe Gaston, ancien coq de village, fort en gueule, tyrannique et acariâtre, qui ne supporte pas la place privilégiée faite à Basil. Pour le discréditer, il invente une sinistre farce. Basil, naïf, tombe dans le piège... Grâce à la personnalité très attachante de ce vieux Polonais au jargon inimitable, avec un style puissant, réaliste et non dépourvu de tendresse, l'auteur brosse un tableau saisissant des conditions de vie réservées à nos vieillards et d'un univers qui nous concerne tous.
Dans les années trente, la Lorraine a accueilli bon nombre d'immigrés polonais, employés des mines, des usines, ou des fermes dans les zones plus rurales comme la Meuse. C'est ainsi qu'un jour la jeune Hannah Stopeck entre au service des Vallier, une famille de paysans aisés et influents. Par son courage et ses qualités, elle sait rapidement se faire apprécier, jusqu'à devenir indispensable. Comme si son destin devait se réduire à cette vie de travail. Vingt ans plus tard stupéfaction, elle met au monde une fillette, Léocadia, déclarée « née de mère polonaise et de père inconnu ». Une mère polonaise à laquelle Léocadia devra et dédiera sa propre réussite, un père inconnu que, forcément, elle aura envie de connaître...
Antoine Paleyrac, quinze ans, vit avec sa mère, caissière de supermarché dans une banlieue dure de Paris. Il n'a jamais connu son père. Il est voleur la nuit, collégien le jour. Son destin semble tout tracé et il n'est pas rose. Or, en l'espace de quelques jours, Antoine va se retrouver successivement à la tête : d'un diplôme de surdoué, d'un grand-père surgi du fond du Périgord, d'un père arabe, d'une grotte préhistorique sublime, de cinq millions de francs en petites coupures, d'une fiancée châtelaine et d'un beau-père richissime. Menacé de mort par des hommes issus du grand banditisme, sauvé in extremis par un ex-boxeur poids lourd, il connaît une existence qui va suivre la trajectoire d'un météore devenu fou, pendant que quiproquos et coups de théâtre se succèdent à grande allure. Le plus échevelé, le plus drôle, le plus tendre aussi des romans de Guy Lagorce.
Une bonne dose d'amitié, deux cuillerées d'humour, une pincée de problèmes, des gâteaux délicieux en pagaille pour , une série à croquer !
Inconnu(e) à cette adresse.Fiona et Bram Lawson pensaient s'être séparés " intelligemment ". Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l'histoire a mal tourné. Très mal tourné. Un jour d'hiver, en rentrant chez elle, Fiona tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison - un couple qu'elle n'a jamais vu lui annonce qu'il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre Bram, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, sont introuvables. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer ! Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu'à la dernière page.Meilleur livre de l'année 2019 dans la catégorie Policier et Thriller du British Book Award.
Entre Desperate Housewives et Les Apparences, Chez nous est un thriller redoutablement addictif, qui tient son lecteur en haleine jusqu'à la dernière minute.Ils pensaient s'être séparés " intelligemment ". Ils avaient, en tout cas, trouvé un accord : ils habiteraient à tour de rôle avec leurs enfants dans leur belle demeure de Trinity Avenue, dans le sud de Londres. Mais l'histoire a mal tourné. Très mal tourné.Un jour d'hiver, en rentrant chez elle, Fiona Lawson tombe sur des déménageurs. Tous ses meubles ont disparu, il y a des gens dans sa maison - un couple qu'elle n'a jamais vu lui annonce qu'il en est le nouveau propriétaire. Fiona essaie immédiatement de joindre son mari, mais son numéro est hors service. Et ses enfants, eux aussi, ont disparu. Cauchemar éveillé ? Cela ne fait que commencer !Meilleur livre de l'année 2019 dans la catégorie Policier et Thriller du British Book Award.
En Lorraine, dans la période de l'entre-deux-guerres, le destin de Rosalie, qui, toute jeune, sacrifie ses rêves et sa vie pour s'occuper de ses frères et soeurs.Printemps 1919. De retour d'exode, la famille Piquart retrouve la ville de Verdun. A quatorze ans, Rosalie, excellente élève, espère devenir maîtresse d'école. Mais sa mère meurt des suites d'une longue maladie. La tradition et le devoir désignent alors Rosalie, l'aînée, pour s'occuper du foyer auprès son père, modeste maçon. Désormais, Rosalie doit veiller sur ses frères et soeurs, dont la benjamine, Marinette, qui d'instinct, l'appelle " petite mère ". Des années durant, Rosalie va sacrifier son enfance, son rêve, sa vie de jeune femme pour les siens. Sa tâche accomplie, elle n'aura plus envie de penser à elle. Elle se marie cependant avec Faustin, que la guerre a blessé corps et âme. Mariage d'amitié plus que d'amour. Plus tard, Rosalie s'épanouira en élevant l'enfant de Marinette, un " enfant de la honte "... Roman bouleversant dans la lignée de Marie sans terre d'Yves Jacob.
Des années 1920 à nos jours, le roman d'une famille paysanne meusienne dont le destin est lié à l'évolution d'une fromagerie locale qui, d'artisanale, deviendra une entreprise prospère.Depuis toujours, dans la Meuse, l'élevage laitier est une véritable tradition agricole. En 1923, dans le village de Cléry-le-Petit, une fromagerie s'implante et se développe, du stade artisanal lorsqu'elle est aux mains de la famille fondatrice, au stade industriel le plus moderne. Les Charmollet, famille paysanne typiquement meusienne, seront pendant presque un siècle les témoins et les acteurs de l'évolution de la fromagerie : du grand-père Albert, paysan-meunier, qui assiste à la création de la fromagerie qui jouxte sa ferme et son moulin, jusqu'à son petit-fils Denis qui y travaillera et deviendra ensuite maire du village.
Sur les bancs de l'école, Dilette la trop discrète, Gigi le bienheureux et Bouboule le mal-aimé ont lié intimement et pour toujours leurs destins. Des pages de tendresse au plus près des âmes et des coeurs blessés.Villers est un village d'à peine cent habitants, dans la Meuse profonde. En 1950, l'instituteur y gère la classe unique, où il " tient " les enfants avec autorité et bienveillance. Parmi ses élèves, il y a Dilette, la petite orpheline qui ne parle, ne rit, ne joue presque plus. Seule sa grand-mère veille sur elle. Luigi, dit Gigi, petit dernier d'un couple d'origine italienne, est l'enfant heureux d'une famille heureuse. Enfin, Claude, dit Bouboule, arrivé longtemps après trois aînées. Ses parents ne le maltraitent pas, mais il manque de tendresse. Il a conscience de sa singularité, ce qui le rend taciturne et sournois. C'est à l'école que vont naître dans ce trio des sentiments d'enfants - jalousie, envie, trahison, amour - tenaces et vécus avec une intensité qui échappe souvent aux adultes, et qui vont construire ou déconstruire leur vie...
Le récit d'un bel amour sur fond de batellerie dans la campagne lorraine, à la fin des années 1930.Fin des années 1930. Au bord du canal de l'Est, Louis Champart, fils d'éclusier, puis éclusier lui-même, rêve. Il rêve de voyages et d'ailleurs. Jusqu'à ce qu'il rencontre Rose, l'énigmatique saltimbanque. Le récit d'un bel amour sur fond de batellerie, cet univers à part, hors du temps.
Quand Odette meurt en donnant naissance à Agathe, Etienne, le père, un paysan meusien gentiment nanti, se révèle incapable d'aimer la petite fille qui est ainsi confiée aux bons soins de sa grand-mère, plus bourrue que tendre, mais juste. Quatre ans plus tard, Lili, beauté frivole qui a toujours tourné autour d'Etienne et sait que ce dernier est un bon parti, accepte de l'épouser à deux conditions : ne pas participer aux travaux de la ferme et ne pas s'occuper de " l'enfant de l'autre "...
1933. Dans une ferme meusienne, un trio : une veuve, son fils qu'elle domine et une jolie bonne venue de l'Est. Un billet de loterie va mettre à mal les amours, les ambitions et les espoirs des uns et des autres. Elle n'est pas méchante, Marcelline, mais les années, les épreuves, la vie l'ont rendue méfiante, elle s'est endurcie depuis la mort de son homme. Lui reste son grand fils et sa ferme qu'elle garde sous son emprise vigilante. Dans son village au nord de la Meuse, on la surnomme même la " sentinelle ", toujours prompte à dégainer ses jumelles. Une jolie fleur venue de l'Est, comme d'autres compatriotes en cette année 1933, arrive pour travailler en France. Elle est tout ce que Marcelline n'est plus... .
Chaque dimanche, Juliette et Camille, deux soeurs que quelques années à peine séparent, s'apprêtent pour aller danser. Bigoudis et robes à volants. Flonflons et accordéon rythment l'histoire d'une famille comme il en est tant d'autres. Quand les années cinquante laissent la place aux sixties, les guitares électriques, les pattes d'eph et la pilule s'imposent, mais il y a toujours, derrière la buvette, ce petit chemin creux où vont se perdre les amoureux... Et puis, l'âge venant, les bals de charité succéderont aux thés dansants. Ainsi l'Histoire s'égrène-t-elle au rythme des petits bals qui auront fait tournoyer un demi-siècle de bonheur français. Mais d'abord cinquante ans de la vie de Juliette et Camille, jeunes filles devenues femmes, quelque part du côté de la Lorraine... Une petite merveille d'écriture pour évoquer l'essence même de la féminité.
Dans le petit village lorrain de Valonne en ce mois d'octobre 1973, la mort de Noël Robain dit le Baron passe presque inaperçue. L'idiot, le « farce », vivait en sauvage et ne sortait de la ferme délabrée héritée de ses parents que pour de grandes promenades solitaires à travers les champs. Une telle vie méritait-elle d'être vécue ? Louise éprouve de la pitié pour la fin misérable de son lointain cousin avant de découvrir qu'il a laissé sur des morceaux de papier des traces écrites, parfois anciennes, des événements qui l'ont marqué. Elles réveillent le souvenir d'une époque où l'on n'enfermait pas les retardés mentaux dans des institutions. Le Baron était allé à la communale, au catéchisme, il s'était présenté au conseil de révision. Il avait été pour le village un objet de honte mais aussi de distraction. Il avait connu des joies et des chagrins. Au gré d'épisodes mêlant la farce et le drame, le rire et l'émotion, se révèle peu à peu le visage d'un homme semblable à tous les hommes et qui les valait tous...Un roman étonnant, d'une force rare.
A la fin du XVIIIe siècle, le quotidien de Verdun et sa région à travers les aventures de Louison, plongée malgré elle dans la tourmente de la guerre entre la France et la Prusse.
Etre veuve, femme séduisante et mère de famille n'est pas une condition facile dans un milieu rural où le poids des traditions et de la morale se fait sentir. Courtisée par les hommes, épiée par les femmes, Pauline doit se battre pour légitimer une situation qui n'a rien d'enviable...