Henry Bauchau
Henry Bauchau
Tout le monde connaît Antigone, jeune fille intrépide attachée aux valeurs familiales, l'ensevelisseuse qui incarne les lois non écrites et le droit du sang, l'obstinée, la résistante, celle qui dit non au pouvoir établi. Ou plutôt, tout le monde croit la connaître. Car il y a des Antigones - pour reprendre la formule de George Steiner - multiples et paradoxales. Reflet de cette figure complexe, la littérature occidentale offre, depuis Sophocle, une multitude de versions, traductions et interprétations, penchant, tour à tour, pour une vision chrétienne, politique, féministe, psychanalytique... Prêtresse de l'amour pur, mais d'un amour extrême, presque absurde, Antigone est aussi la figure de la démesure et de la transgression, à la fois (trop) innocente et (pas assez) coupable. À cette folie de la démesure, la danse contemporaine de Mathilde Monnier donne corps et mouvement. Le désir absolu et mortifère - proche à s'y méprendre du désir de l'hystérique - et la faute tragique d'Antigone ne se résolvent que dans la mort. Une lumière d'Antigone, adaptée au monde mouvant d'aujourd'hui, nous souffle Henry Bauchau. Mais la lumière Antigone est parfois une lumière noire...
La réunion des trois chefs-d'oeuvre d'Henry Bauchau donne à lire pour la première fois en un unique souffle sa réécriture de mythes fondateurs dans une prose lumineuse. Déchu, aveugle, OEdipe a quitté Thèbes, sous le poids de la fatalité. Accompagné par sa fille Antigone, soutenu par un musicien et une guérisseuse, il entame une longue errance vers Colone, où il retrouvera la lumière en s'accomplissant par le chant. Après ces années d'exil, Antigone fera le chemin inverse, revenant à Thèbes pour apaiser les guerres fratricides qui accablent son destin et celui de la Cité. Mendiante devenue reine, de "trébuchante" à "infatigable marcheuse", elle cherchera, elle aussi, une issue réconciliatrice à ses épreuves. Un autre récit initiatique fait le lien entre ces deux fresques poétiques : celui de la jeune Diotime, qui devra, dans un affrontement rituel avec les lions, s'affranchir de sa filiation et des traditions pour sortir de l'enfance en découvrant l'altérité. Trois histoires d'adversité, qui se font écho, de personnages tout à la fois vacillants et combatifs, aux trajectoires entremêlées et aux blessures communes, qui s'en libèrent par la voie de l'art, la prise de parole et l'ouverture à l'autre, seules capables de réparer les existences les plus empêchées.
Ce journal évoque la naissance des personnages et l'apparition progressive des épisodes du récit en même temps que les événements de la vie de l'auteur qui ont pu influencer son écriture.
Ce journal traverse une décennie qui fut pleine d'épreuves pour Henry Bauchau. La parution trop discrète du Régiment noir, la faillite et la revente de l'institut privé de Montesano, dans lequel il s'était tant investi. La réinstallation à Paris et le travail en hôpital de jour, la prise en charge de celui qui deviendra "Orion" dans L'Enfant bleu, la colossale entreprise d'une biographie de Mao Zedong....
Temps du rêve raconte un amour aussi fulgurant qu'insidieusement délétère, par lequel un jeune garçon est ébloui puis désenchanté - et condamné à chercher dans l'imaginaire d'autres illuminations... A quatre-vingts ans de distance, Henry Bauchau relit et préface son tout premier récit publié sous pseudonyme. Un événement dans la collection "un endroit où aller".
Dans l'alchimie de son imaginaire, une trentaine d'oeuvres picturales de Henry Bauchau et en regard, des poèmes ou fragments qui leur font écho.
"La Lumière Antigone" est un livret composé par Henry Bauchau sous la forme d'un long poème. L'auteur entreprit ce travail à la demande du compositeur Pierre Bartolomé avec qui il avait déjà collaboré au texte de son précédent opéra "OEdipe sur la route".
Dans un petit port du Sud de la France, de nos jours, un cercle d'amitiés s'est formé autour de Florian, peintre vieillissant, iconoclaste, pyromane et réputé fou, qui se lance, avec l'aide de ses compagnons, dans une oeuvre monumentale illustrant le Déluge.
Des lendemains de l'incendie de Louvain aux années de la montée du nazisme, Henry Bauchau raconte une enfance et une adolescence qui pourraient être siennes, marquées par le sentiment de l'étrange défaite, prélude à la disparition d'un mode de vie qui, aujourd'hui, semble inconcevablement éloigné.
A Paris, en 1980, alors qu'il "accompagne" sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur est repris par le souvenir de Stéphane, l'ami de jeunesse, l'homme qui l'a initié à l'escalade, au dépassement de la peur, avant d'entrer dans la Résistance et de mourir dans des circonstances énigmatiques.
Quand Henry Bauchau, en 1954, entame ce Journal, il ne soupçonne pas qu'il lui faudra un demi-siècle et près de 3 000 pages pour y préméditer, y interroger et y refléter chaque étape de l'immense oeuvre en cours. Par ce premier volume (le dernier qui restait à paraître de cette édition complète), le lecteur s'aventure dans l'atelier d'un grand artiste en devenir, est témoin de ses tentatives, sa foi, son opiniâtreté dans le combat avec la peur d'échouer.
Après "La Déchirure" dont l'accueil fut discret, "Le Régiment noir" va marquer la véritable entrée de Henry Bauchau dans l'ampleur de sa vocation romanesque. Ce journal 1968-1971 en retrace les difficultés. Il est surtout marqué par une vingtaine d'entretiens très intimes de l'auteur avec son ami le médecin et psychanalyste Robert Dreyfuss.
Un volume en forme de "dossier", comprenant entretien, souvenirs, articles, lettres, autour de Pierre Jean Jouve et de sa deuxième épouse, Blanche Reverchon-Jouve, figure particulièrement importante de la vie et de l'oeuvre d'Henry Bauchau.
Chant de la pierre qui s'élève vers Dieu, l'abbaye cistercienne du Thoronet a inspiré les poémes d'Henry Bauchau qui nous guident dans cette maison de la prière.
Ecrits au cours de ces quinze derniers mois - à l'âge de 99 ans -, ces poèmes célèbrent l'espérance obstinée et adressent une louange aux illuminations encore neuves, dans la survivance sereine et dans l'acceptation du déclin.
Ce nouveau volume de notes personnelles, qui fait suite au Journal d'Antigone (Actes Sud, 1999), est marqué par la disparition de L., l'épouse de l'écrivain, et par les moments forts - de travail, de réflexion, de difficultés ou de sérénité - advenus ultérieurement.
Réunissant toute la poésie publiée ''Henry Bauchau ainsi que ses dernières compositions inédites, l'édition complète, revue et corrigée, et aussi définitive que possible de son oeuvre poétique.
« Qui avait vu dans la chambre surnaturelle ce que les autres n'y voient pas ». Cette phrase de Henry Bauchau donne le ton à la suite de ses poèmes, réunis sous le titre de « Exercice du matin ». Médium, voyant, le poète nous transmet sa vision dans des textes dont chacun est un exercice de spiritualité.
Depuis trente ans, cette pièce sommeillait entre les pages, superbement imprimées et ignorées à la fois, d'un éditeur suisse. Elle sommeillait à l'instar du peuple dont elle met en scène le héros : Temoudjin, alias Gengis Khan, une des terreurs et un des génies du XIIIe siècle, l'homme qui construisit un des plus gigantesques empires de l'histoire. Ses frontières ne s'étendaient-elles pas de la mer de Chine à la mer Noire ? Ce sommeil apparent est celui qui précède l'apparition, subite et violente, sur la scène de l'histoire, de grandes houles qui la secouent. C'est elle qu'Henry Bauchau met en oeuvre dans cette pièce écrite au milieu des années cinquante, presque de la même façon que son héros s'est imposé à lui.
Au chevet de sa mère mourante, le narrateur s'efforce de retrouver l''image de la femme par laquelle il était enfant, et cet enfant lui-même. Un roman d'une extraordinaire intensité symbolique.
Un récit initiatique où Diotime, en affrontant les lions, découvre la liberté d'aimer et s'affranchit du pouvoir patriarcal.
Le journal de l'écrivain couvre les années 1992 à 1997, années pendant lesquelles il a écrit son roman 'Antigone'. Une réflexion au jour le jour sur le processus de création.
Une suite d'essais par lesquels Bauchau interroge le rôle ou le reflet de la psychanalyse dans son oeuvre, mais aussi l'apport de l'écriture au développement du processus analytique.
Alors que pèse l'incertitude du grand âge, le journal fait écho au travail romanesque ou poétique : ce volume est contemporain du roman L'Enfant bleu.
Un recueil de poèmes marqué par la recherche de résonances très pures, qui s'applique à calligraphier les profonds liens d'empathie de l'écrivain et psychanalyste avec la souffrance des autres.
A Paris, dans un hôpital de jour, une thérapeute tente de guider un jeune psychotique sur le chemin d'un fragile épanouissement dans l'art et l'extériorisation de ses démons.