Henry Chapier
Henry Chapier
1944-1959 : revivez l’épopée folle de Combat, ce journal né de la Résistance et devenu le terrain de jeu d’une bande d’irréductibles.
Découvrez l’histoire unique de Jacques-Henri Lartigue, artiste passionné qui devint l’un des plus grands photographes du XXe siècle sans jamais renoncer à son statut d’amateur.
Dans le climat xénophobe des années cinquante, j'ai décidé - de retour en France - de ne jamais raconter mon passé, et notamment ces années roumaines qui ont coïncidé avec le triomphe d'un régime communiste qui fascinait à l'époque nos intellectuels. Les uns n'aimaient guère les gens venus d'ailleurs, tandis que les autres n'acceptaient pas qu'on ait pu quitter ce nouveau modèle de société décrété idyllique. J'avais par conséquent décidé de me taire et de refuser une image et une mentalité d'étranger. Mon objectif était deressembler aux millions de Dupont qui m'entouraient sans proclamer ma différence, ni croire naïvement que ma mission consistait à changer la société ou encore à bouleverser les moeurs. »Henry Chapier éditorialiste polémique du journal Combat et critique de cinéma virulent des années 60, rejoint en 1974 le Quotidien de Paris de Philippe Tesson et devient rédacteuren- chef des pages « Culture ». Dans les années 80, il est l'un des rédacteurs-en-chef du journal télévisé « Soir 3 » avant de créer « le Divan d'Henry Chapier » devenu depuis une émission culte. Aujourd'hui Président de la Maison Européenne de la Photographie et chroniqueur Culture et Cinéma sur Radio Nova, il décide de revenir sur son parcours.
Voici un livre de colère, d'audace, de combat, mais aussi d'espoir. Radiographie de la République des Lettres, des Arts et du Spectacle, il nous mène dans le dédale de ses mystères, de ses impostures, et de ses splendeurs. Derrière un titre délibérément provocant, l'auteur fustige d'abord la prétention des milieux officiels à régenter un talent auquel ils n'entendent rien. Il se demande pourquoi les gestionnaires de l'esprit sont à ce point tournés vers le passé qu'ils n'aperçoivent même pas les signes avant-coureurs de la révolution qui s'accomplit pourtant, silencieusement, sous leurs yeux. Oui, Crée ou crève : car devant le défi de la nouvelle culture, des radios libres, ou de la civilisation de l'image, c'est à l'opinion publique tout entière que Chapier lance son défi, - où il va de l'essentiel.