Hichem Ghorbel
Hichem Ghorbel
Ces textes s'intéressent à la préhistoire des séries, diffusées par une télévision de service public, d'abord à canal unique et longtemps en noir et blanc, qui proposa les premières productions américaines, mais fit également la part belle aux réalisations anglaises, canadiennes... et françaises. Il était temps d'essayer de mesurer la place que cette fiction plurielle occupait dans la programmation d'un "office" dont l'ambition première était de faire de la télévision un outil de promotion culturelle et de s'intéresser à l'accueil du "grand public".
Trois questions insignes ont fait l'objet de notre ouvrage. 1. La détermination conceptuelle du beau. 2. L'imitation de la belle nature comme fondement des arts. 3. Les critères du beau pictural : d'abord ceux qui sont intrinsèques à l'esthétique, à savoir le choix du sujet, l'unité systématique de l'oeuvre, sa vérité illusoire et ses couleurs magiques, ensuite celui qui relève de l'extra-esthétique qu'est la morale, comme l'entend Diderot. Par la définition du beau, le processus de sa création, ses critériums essentiels et ses visées finales, le salonnier se distingue et se distancie de trois courants esthétiques qui ont marqué son temps : le rationalisme, le classicisme et le rococo.
En s'appuyant sur la médecine, la chimie et la biologie, Diderot nous offre une conception du monde, différente de celle des déistes et des métaphysiciens, dont les mots-clés sont l'éphémérité, le hasard, le mouvement et la monstruosité. Cette vision de l'univers, résolument moniste et hylozoïste, que renferme principalement Le Rêve de d'Alembert, repose sur deux conditions de possibilité : une théorie de la connaissance exposée dans la Lettre sur les aveugles et une méthodologie expérimentale fournie par les Pensées sur l'interprétation de la nature. D'où il s'ensuit que les trois oeuvres sont liées et constituent un véritable triptyque philosophique.
Loin de désigner seulement l'absence de guerre, la paix, comme l'entend Rousseau, est synonyme de la promotion des valeurs humaines et de la protection des droits essentiels des individus. Pour Rousseau, la paix ne peut régner que sur le plan national. Car l'organisation de la vie politique interne a pour revers le désordre international. Prenant amplement ses distances contre le projet de l'abbé de Saint-Pierre, Rousseau soutient que les rapports entre les Etats ne peuvent être que des rapports d'anomie et de sauvagerie.