Jacqueline de Romilly
Jacqueline de Romilly
« L'Iliade et l'Odyssée occupent une place à part dans la littérature en général. Ce sont les premières oeuvres écrites qu'ait produites la Grèce. D'emblée, elles se sont imposées à l'admiration de tous. Les poètes lyriques grecs, les tragiques, les historiens en ont été nourris et les ont imitées. Leur texte a servi de base à l'éducation en Grèce. Les héros des deux poèmes d'Homère sont passés dans le monde moderne [...]. Achille et Patrocle, Hector et Andromaque, Ulysse sont devenus des êtres familiers à tous et capables d'incarner, selon les cas, telle ou telle idée de l'homme. » Cet ouvrage interroge la place si particulière que l'oeuvre d'Homère occupe dans notre histoire en analysant les conditions de sa genèse ainsi que les raisons d'ordre littéraire d'un plaisir de lecture sans cesse renouvelé.
"Créditée d'une origine divine par les Anciens, la poésie a le pouvoir d'émouvoir et de charmer. Les fondateurs de la rhétorique l'avaient bien compris, utilisant les rythmes et les styles poétiques pour conférer à leurs discours le pouvoir d'envoûter l'auditoire à la manière des magiciens. Dans ces quatre conférences prononcées à l'université de Harvard en 1974, inédites en français, Jacqueline de Romilly analyse la relation liant l'enchantement par les mots à l'inspiration divine et à la magie. Depuis l'audace des procédés oratoires de Gorgias et leur condamnation platonicienne, à travers la volonté de définition d'un art du discours par Isocrate et Aristote, jusqu'à la réintroduction du sublime et de l'irrationnel en littérature par les auteurs plus tardifs, Jacqueline de Romilly met en valeur l'aptitude des anciens Grecs à entretenir un dialogue à travers les siècles, dans lequel chacun répond avec précision et subtilité à son prédécesseur."
Paris, 1830-1870 : plongez dans l’âge d’or des boulevards, où Nestor Roqueplan, dandy flamboyant, régnait en maître sur la vie mondaine.
Contrairement à nos modernes romans, dans la tragédie grecque, le spectateur connaît la fin de l'histoire. Celle-ci est même, parfois, annoncée par le choeur ou, comme chez Homère, par l'auteur lui-même. Pourtant, les tragiques grecs ont introduit une large part de suspense dans leurs oeuvres. Comment procédaient-ils ? C'est la réponse à cet étrange paradoxe que Jacqueline de Romilly, helléniste et membre de l'Académie française, nous propose de découvrir dans une passionnante étude des grands tragiques grecs : Euripide, Sophocle, Eschyle...
« Je voulais rencontrer des hommes et des femmes heureux d'avoir été fidèles à eux-mêmes, fidèles à des valeurs, à la parole vraie. Qu'ils m'expliquent à la fois leur monde et notre monde. » Jeune journaliste confrontée aux hypocrisies et aux lâchetés de la vie moderne, Sabine Carion a voulu aller à la rencontre de grands témoins du siècle, de ceux qui ont montré par leur courage et leur persévérance qu'une vie digne est toujours possible et que la grandeur de l'Homme mérite d'être défendue. Ces rencontres l'ont bouleversée, au-delà de ce qu'elle imaginait. Grâce à ces témoins lumineux, elle a retrouvé la confiance et la joie de s'engager. Cet enthousiasme, cette sagesse puisée à la source de l'expérience vécue par ces combattants de la liberté, elle a voulu la partager avec le plus grand nombre dans ce livre en forme de trésor, un trésor pour chacun d'entre nous. Hélie de Saint-Marc a 92 ans. Résistant, déporté, il est avant tout un officier de la Légion étrangère. Jacqueline de Romilly, 97 ans, est académicienne et l'une des plus grandes spécialistes de la Grèce antique. Jan Mojto est né en 1948 dans la Tchécoslovaquie communiste. Fervent chrétien et passionné de cinéma, il s'en échappera pour vivre libre et produire des films. Il a, entre autres, produit « La vie des autres », récompensé par un Oscar. Wladiszlaw Bartoszewski est âgé de 88 ans. Résistant polonais, déporté à Auschwitz, de nouveau résistant et emprisonné par la dictature communiste, il sera ensuite ambassadeur et ministre des affaires étrangères. N'Guyen Ky Suong est un officier sud-vietnamien. Après s'être battu héroïquement contre les communistes d'Ho-Chi-Minh, il a tout perdu ; famille, travail et liberté. Il a fuit son pays par la mer et habite aujourd'hui en Allemagne.
Peggy, c’est l’histoire d’une amitié adolescente où la beauté devient une arme et la rivalité un poison. Nelly Arcan y explore avec justesse la cruauté des relations, la quête d’identité et le poids du regard des autres.
Durant des siècles, on a parlé grec autour de la Méditerranée. Le premier fait qui a contribué à la diffusion de la langue est le grand mouvement de « colonisation » des VIIIe et VIIe siècles av. J.-C. : des petits groupes de Grecs quittent leur cité - Athènes, Corinthe... - pour s'installer dans d'autres contrées, souvent lointaines - Sicile, Grande Grèce, Massalia (Marseille) ou Antibes, et autour de la mer Noire, en Égypte, Cyrénaïque et jusqu'à Gibraltar. L'attrait de leur culture et de leur mode de vie, exerçant un rayonnement autour de chacun de ces centres fort modestes à l'origine, a facilité la diffusion de leur langue. Ainsi, le grec apparaît d'emblée comme l'instrument d'une civilisation. Après avoir rapidement retracé les étapes de la diffusion de cette langue que les conquêtes d'Alexandre menèrent jusqu'aux confins de l'Inde et qui est restée vivante dans tout l'empire romain, ce petit livre, qui s'adresse à tous les publics et en particulier aux non-spécialistes, en multipliant les comparaisons avec le français, s'attache à analyser les traits propres à une langue alliant rigueur et souplesse. C'est donc à des exercices d'admiration que le lecteur est convié, et ce dès la présentation des outils grammaticaux (l'existence de trois genres, de trois voix, le système des temps, le mode optatif...), mais aussi lorsque est évoquée la force concrète des images et le halo sacré où baignent certains mots comme érôs ou hadès.
Les couleurs, la lumière du soleil, la flore, le vent, autant d'images, de sensations que l'auteur a pu vivre et voir lors de ses promenades dans les paysages du massif de la Sainte-Victoire et qu'elle partage ici avec le lecteur. "Je sais de quoi je parle quand j'évoque, avec ferveur, les auteurs de la Grèce classique ; mais je le sais mieux encore quand il s'agit de ces collines. Je ne suis heureuse que là, et par elles. Je sais chaque amorce de sentier, et ceux qui aboutiront ou finiront perdus dans une broussaille impraticable. Je sais où soufflera le vent, où donnera le soleil, où chaque fleur aura des chances d'être déjà ou encore épanouie. Je connais jusqu'aux cicatrices du paysage : j'ai vu les sentiers devenir des chemins et parfois des routes. Il n'y a que la permanence de la beauté et son renouvellement qui chaque fois me surprennent." Jacqueline de Romilly Durée : 05H10