Jacques Barou
Jacques Barou
L'auteur revient sur sa vie en Pologne de 1930 à 1945, dans laquelle il mêle la grande Histoire et l'histoire quotidienne de tous ceux qui ont partagé son quotidien; les membres de sa famille, les amis, les compagnons d'infortune. Il décrit sa vie à Janowo, localité de Pologne à majorité chrétienne, la tension croissante jusqu'en 1939. Puis, le ghetto de Lodz, la vie d'une famille nombreuse où se côtoient tous les courants; religieux, bundistes, sionistes, communistes et son incessant combat pour rester en communication avec le monde extérieur. Mais bientôt le ghetto est liquidé et les survivants sont expédiés vers les camps.
Au prisme d'une conception chrétienne de la religion, la relation que les Anciens entretenaient avec leurs dieux et la place qu'ils leur accordaient dans la cité paraissent déroutantes. Dans la religion de la Rome antique, il n'était question ni de Révélation ni de dogmes, pas même de transcendance. À tel point que les philosophes et les théologiens de l'époque romantique ont dénié à la piété romaine son caractère de " vraie foi ". Aux yeux de ses détracteurs, cette religion civique, indifférente à la relation émotionnelle et spirituelle qui se nouerait entre Dieu et l'homme, ne pouvait qu'occulter le " véritable sacré ". Chose étonnante, bien que des décennies de recherches historiques aient documenté les cultes antiques au plus près de la manière dont les Anciens les pratiquaient, certains travaux contemporains continuent de voir en eux une " non-religion ", par opposition à une " religiosité " supposée universelle. En s'attachant à réfuter ces théories, ce livre offre une réflexion sur le phénomène religieux et son inclusion dans la société dont la résonance avec les débats contemporains sur la laïcité n'est peut-être pas fortuite. C'est pourquoi la controverse ne met pas seulement aux prises une approche confessionnelle et une approche historique de la question ; elle met en jeu le droit à l'altérité en matière de religion. Historien, spécialiste de l'Antiquité romaine, John Scheid est professeur au Collège de France. Il a notamment publié Quand faire c'est croire : les rites sacrificiels des Romains (Aubier, 2005 ; 2011) et Pouvoir et religion à Rome (Pluriel, 2011).
L'amplification des mouvements migratoires depuis la révolution industrielle a apporté aux sociétés occidentales une dimension multiculturelle qui a complexifié la compréhension des processus éducatifs et du fonctionnement de la cellule familiale. Jacques Barou, sociologue et anthropologue, propose une approche transculturelle de ce qui fait le cours d'une vie humaine, de l'arrivée de l'enfant à la vieillesse. Il s'agit de saisir, dans son dynamisme, la dimension culturelle des phénomènes éducatifs, au sein d'un monde en mutation, mais aussi de pointer qu'ils ont au fond tous la même finalité : permettre à l'enfant puis à l'adolescent et au jeune adulte de grandir en harmonie avec lui-même et avec son environnement. Les professionnels, engagés dans l'éducation ou dans la relation avec des familles issues d'une autre culture que la leur, se doivent de dépasser les incompréhensions et d'éviter d'entrer dans la logique du malentendu. En mobilisant des concepts issus de l'histoire des mentalités, de l'anthropologie de la parenté ou de la religion, à partir de cas concrets, cet ouvrage apporte des connaissances et des outils d'analyse des situations qui peuvent leur être utiles.
En dépit de son importance croissante, l'immigration venue d'Afrique subsaharienne est encore peu connue et fait toujours l'objet de nombreux stéréotypes. Cet ouvrage en apporte un éclairage nouveau à partir d'une enquête originale menée auprès de deux générations - les immigrés et leurs enfants nés ou arrivés très jeunes en France -, afin de mieux comprendre la dynamique de leurs destins respectifs. Cette enquête, première du genre, a porté sur tous les aspects de la vie familiale et sociale, la place de l'éducation scolaire et celle de la vie professionnelle ou encore la forme et l'évolution des liens intergénérationnels. Elle prend notamment en compte le sentiment d'identité, entre la France et le pays d'origine, la question des discriminations, les différences d'héritage culturel et social, ses transmissions et mutations. L'ouvrage révèle ainsi une réalité bien éloignée des clichés et apporte un regard neuf, objectif et riche en enseignements sur une immigration complexe, aux trajectoires singulières.