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Jacques-Étienne Bovard

Jacques-Étienne Bovard

3 livres
Couverture ebook de La Cour des grands, de Jacques-etienne Bovard
Bernard Campiche Editeur | 3 juillet 2016

Une compétition littéraire s'organise et malgré son élitisme des auteurs de romans de gare comptent bien y participer Xavier le jeune judoka, Charlène la belle voyageuse, Borloz le motard pornographe. Points communs : auteurs de romans de gare, apparemment aussi contents de leur vie que sans arrière-pensées. Or, les voici précipités dans « L'Escapade » de Francophones sans frontières, qui cette année-ci invite la fine fleur des écrivains de Suisse romande, parmi lesquels le fameux Pierre Montavon, apôtre de l'écriture « sacrée » et papable sérieux pour le Prix Nobel. Ce qui devait être une villégiature se transforme en poudrière. Les « pitres » n'ont pas leur place dans cette cour-là. Ils s'incrustent, pourtant. « Après tout, écrire, lire, pourquoi faudrait-il que ce soit réservé ? » Ce n'est peut-être pas réservé, mais certes jamais innocent... Strasbourg, Verdun, Reims, Château-Thierry, Paris jalonnent les péripéties de cette initiation à la fois farcesque et grave, entre vanités et vérités. Personne ne sortira indemne de l'affrontement, avec les autres ou avec soi-même. Un roman enthousiasmant et dynamique qui nous prouve la force de l'adage "Quand on veut on peut !" EXTRAIT Cela faisait un moment que cette histoire me mijotait dans le fond de la tête, et que d'autre part j'épluchais les tourniquets à bouquins du supermarché voisin. Une maison d'édition nommée Weekend, en particulier, présentait une ribambelle de petits volumes souples, aux couvertures pimpantes, deux cents pages aérées, qu'un public divers jetait souvent par deux ou trois dans son caddie, parmi les légumes et les boîtes. Les titres se renouvelaient sans cesse. Il fallait bien des gens pour les écrire, qui évidemment n'étaient pas des écrivains : des amateurs, des débutants, des refusés, des modestes, enfin des gens, quoi, pareils à mes Aînés qui mouillaient vaillamment leur kimono pour obtenir la ceinture jaune. Nom de Dieu, alors pourquoi pas moi ? CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE "Cette Cour des grands est un chant merveilleux à la gloire du travail pénible, assidu et toujours recommencé de celui qui veut, avec courage et honnêteté, trouver les mots pour s'exprimer. On sent que l'auteur parle de choses qu'il connaît bien et avec un art tel qu'il vous laisse de quoi réfléchir même après avoir fermé le livre." - Juliette David, Suisse Magazine "Jacques-Étienne Bovard a le sens de la scène. Il organise avec une belle férocité le choc entre la littérature de bas étage et les règles de la comédie littéraire. Il possède un savoir-faire remarquable, travaillant à la fois dans la vigueur de la farce et la nuance psychologique: il arrive que les plus risibles de ses personnages, à la faveur d'un détail qui déchire le voile, se révèlent tout à coup étrangement touchants." - Michel Audétat, Passage du Livre "Sa langue est sensuelle, la bouffe dans ses romans souvent gargantuesque et il excelle dans l'art de la scène. Lorsque Bovard donne à voir, c'est souvent vertigineux, parfois carrément cinématographique." - Catherine Riva, Femina A PROPOS DE L'AUTEUR Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une oeuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu'il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue. Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.

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Couverture ebook de Les Beaux Sentiments, de Jacques-etienne Bovard
Bernard Campiche Editeur | 3 juillet 2016

Un professeur confronté au suicide d'un de ses élèves va voir sa perception du monde changer ...Au nombre de ses dons, Jacques-Étienne Bovard possède celui du monologue intérieur. Huis clos de la conscience dans lequel le personnage démarque ses lâchetés intimes, avec une sorte de joie féroce à piétiner sa propre image. Nausée de l'âme qui le fait descendre dans ses ténèbres, mais qui lui donne aussi une chance de reprendre possession de lui-même. Dans ses nouvelles, Bovard décrit des existences clouées au sol, retenues par la peur, la convention, la prudence helvétique qui est une variété de nanisme moral (lire Nains de jardin, Campiche, 1996). Dans ses romans, il montre en revanche une métamorphose possible : un chemin pour s'élever un peu au-dessus de soi-même, à hauteur d'homme, rien de plus. Demi-sang suisse (Campiche, 1994) faisait passer cette initiation par la médiation du cheval. Dans Les Beaux Sentiments, elle s'opère au contact des élèves, personnage collectif, avec ses voix multiples, qui donne au jeune Aubort la volonté de « ne plus jamais se rasseoir dans sa médiocrité ». Un roman qui montre l'impact d'un choc émotionnel, l'importance d'un déclic qui peut changer un homme du tout au tout EXTRAIT Il a eu beau s'y attendre, respirer aussi calmement que possible en montant l'escalier, dès les premières marches son estomac s'est crispé, et sa bouche, au moment de pousser la porte, manque de salive. Angoisse de remplaçant, de stagiaire au matin de sa première journée, par trop ridicule après cinq ans de métier, enfin comme si la Salle des maîtres pouvait avoir quelque chose de menaçant, comme si tout n'allait pas se passer aussi bien, aussi naturellement qu'à l'ordinaire... Demi-heure d'avance, mais beaucoup de collègues déjà, pressés autour des armoires, des ordinateurs, de la photocopieuse qui tourne sans discontinuer... Facile, dans cette effervescence, d'aller inaperçu jusqu'aux tables du fond poser sa serviette, et de vérifier que rien n'y manque : agenda, bloc-notes, Tartuffe, Le Horla, En attendant Godot, relus et annotés encore pendant les vacances, sur lesquels il pourrait sur-le-champ repasser sa licence... CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE "Avec Les Beaux Sentiments, Jacques-Étienne Bovard a écrit son meilleur roman." - Michel Audétat, L'Hebdo "On retrouve ici les qualités de Jacques-Étienne Bovard. La netteté du style. L'observation clinique (la salle des maîtres, la société des « collègues »...). La faculté d'émouvoir sans jamais mettre le pied dans la mélasse. [... ] Ce n'est pas un roman sur le blues professoral. Ni sur la jeunesse désabusée. Encore moins sur les « beaux sentiments » : mais sur un homme qui se bat avec cette idée, et par là même s'élève." - Michel Audétat, L'Hebdo A PROPOS DE L'AUTEUR Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une oeuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu'il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue. Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.

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Couverture ebook de Nains de jardin, de Jacques-etienne Bovard
Bernard Campiche Editeur | 3 juillet 2016

Avec ces sept nouvelles, l'auteur revisite l'art de la mesquinerie... Recueil de sept nouvelles, Nains de jardin nous emmène au coeur de la Suisse romande et nous fait rencontrer des personnages drôles et attachants. Dans ce recueil, vous trouverez les nouvelles suivantes : - La fondue crée la bonne humeur - L'art de la paix - Les oisillons - Une pinte de bon sang - Jardin secret - Un moment de honte est vite passé - Le nombril et la loupe Un recueil délicieusement satirique dans lequel on se plonge avec délectation. EXTRAIT Le premier leur était pour ainsi dire tombé du ciel, le lendemain de la « pendaison de crémaillère ». Bien qu'il se fût couché fort tard, Jean-Baptiste Blochard s'était réveillé avec le jour et n'avait pu se rendormir au côté de sa femme. Descendu dans sa cuisine, tandis que le café se mettait à couler dans la tasse, il était allé à la fenêtre pour observer, comme il faisait depuis douze jours, la croissance du gazon neuf sur l'étendue de sa propriété, dont les six cent cinquante mètres carrés s'étalaient vides jusqu'à l'embryon de haie livrée avec la villa. Et comme du bord de la terrasse son regard se haussait vers les tiges de noisetier, il y avait eu, plantée à quelques mètres, cette espèce de petite bombe hilare tombée du ciel, stupéfiante, semblant prête à exploser de joie rouge et bleue dans le vert timide. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE Exemplaire. C'est sans doute le qualificatif qui correspond le mieux au recueil de nouvelles que vient de publier l'auteur de La Griffe et de Demi-sang suisse. Exemplaire, parce qu'il nous montre avec brio ce que devrait être le rôle de l'écrivain romand d'aujourd'hui: quelqu'un qui observe, dissèque, montre la société dans laquelle il vit, en en faisant ressortir les signes les plus distinctifs. L'écriture doit s'impliquer et s'engager. Exemplaire encore par le choix du genre littéraire. Démonstration est faite ici que la nouvelle n'est pas un genre mineur. Prenons celle qui inaugure le livre. Intitulée « La fondue crée la bonne humeur », elle justifie à elle seule l'achat du livre. - Henri-Charles Dahlem, Coopération Avec Jacques-Étienne Bovard, le jeune romancier vaudois qui a notamment signé La Griffe et Demi-sang suisse, voici revenu l'air de la satire. Elle court, venimeuse, dans ces Nains de jardin : sept récits rigoureusement fielleux, où l'on mord dans les vies troublées d'une petite troupe de personnages que l'on suit dans leurs exemplaires aventures... - Jean-Dominique Humbert, La Liberté À PROPOS DE L'AUTEUR Jacques-Étienne Bovard est né à Morges en 1961. Parallèlement à son métier de maître de français, il bâtit une oeuvre composée essentiellement de romans et de nouvelles, la plupart ancrés dans les paysages et les mentalités de Suisse romande, qu'il considère comme un terreau hautement romanesque à maints points de vue. Couronné de nombreux prix, Jacques-Étienne Bovard fait partie des auteurs suisses romands les plus réguliers et les plus largement reconnus par le public.

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