Jacques Jaubert
Jacques Jaubert
Découvrez le quotidien trépidant d’un couple parisien confronté à l’arrivée de trois filles, dont deux jumelles, dans ce roman drôle et tendre.
Se dégageant progressivement d'un vieux fonds acheuléen, les cultures du Paléolithique moyen vont, sans rupture, occuper tout l'espace européen laissé libre par les différentes avancées glaciaires entre 250 000 et 30 000 ans. S'il s'est étendu jusqu'en Eurasie et au Proche-Orient, le Moustérien est vraisemblablement le premier ensemble de cultures paléolithiques d'origine européenne et reste associé à l'homme de Néandertal. Il est marqué d'une indiscutable stabilité économique et technique pendant plus de 200 000 ans. Paradoxalement, cette homogénéité se double d'une grande variété culturelle dans l'espace et le temps qui rend cette période si passionnante. Peuples nomades de chasseurs-collecteurs, les Moustériens, qu'ils soient Néandertaliens ou hommes modernes, sont également les premiers à manifester un intérêt pour l'Au-delà en introduisant, dès 100 000 ans, la notion de pratiques funéraires.
Acadie, 1680. Jean-Vincent d'Abadie, officier gascon, épouse une Indienne abénakise et devient le chef redouté des colons anglais.
Depuis l'émergence du genre Homo, vers 2,6 millions d'années, jusqu'au seuil du Néolithique européen, vers 6 000-5 000 ans avant notre ère, les auteurs relèvent le défi de brosser un panorama complet de la Préhistoire grâce à une approche géochronologique : o Depuis les origines africaines de l'humanité et les plus anciens peuplements, le rôle des Australopithèques, puis des premiers grands outils bifaciaux, les premières sorties d'Afrique. o L'émergence de la lignée néandertalienne et leurs contemporains, les premiers Homo sapiens, qui évoluent et coexistent de part et d'autre de la Méditerranée entre 250 000 ans et 45 000 ans. o L'avènement et la domination sans partage de l'Homme moderne, qui naît entre 310 000 et 260 000 ans, accompagnés d'importants changements culturels et technologiques et de la multiplication des supports de production technique, symbolique et artistique. o La place grandissante de l'Asie, où la recherche monte en puissance. S'y rencontrent de nouvelles humanités et de nouvelles cultures. o Enfin, la conquête plus tardive, par voie maritime, de nouveaux mondes en Asie de l'Est et du Sud-Est pour atteindre l'Australie, le Japon puis l'Amérique. Les quelque 70 cartes et documents entièrement inédits illustrent cet ouvrage pionnier et sans équivalent pour découvrir cette période si riche et passionnante.
Depuis l'émergence du genre Homo, vers 2,6 millions d'années, jusqu'au seuil du Néolithique européen, vers 6 000-5 000 ans avant notre ère, les auteurs relèvent le défi de brosser un panorama complet de la Préhistoire grâce à une approche géochronologique : o Depuis les origines africaines de l'humanité et les plus anciens peuplements, le rôle des Australopithèques, puis des premiers grands outils bifaciaux, les premières sorties d'Afrique. o L'émergence de la lignée néandertalienne et leurs contemporains, les premiers Homo sapiens, qui évoluent et coexistent de part et d'autre de la Méditerranée entre 250 000 ans et 45 000 ans. o L'avènement et la domination sans partage de l'Homme moderne, qui naît entre 310 000 et 260 000 ans, accompagnés d'importants changements culturels et technologiques et de la multiplication des supports de production technique, symbolique et artistique. o La place grandissante de l'Asie, où la recherche monte en puissance. S'y rencontrent de nouvelles humanités et de nouvelles cultures. o Enfin, la conquête plus tardive, par voie maritime, de nouveaux mondes en Asie de l'Est et du Sud-Est pour atteindre l'Australie, le Japon puis l'Amérique. Les quelque 70 cartes et documents entièrement inédits illustrent cet ouvrage pionnier et sans équivalent pour découvrir cette période si riche et passionnante.
"Claude Lévi-Strauss expliquerait très aisément et très bien qu'il n'est pas bon de secouer les coutumes des vieilles tribus. Qu'est-ce que les membres de l'Académie française, sinon les derniers survivants d'une très ancienne tribu à qui l'État-providence permet encore de se promener le long de la Seine avec des plumes sur la tête ?" écrivait le 8 mars 1980, dans le Figaro-Magazine, Jean d'Ormesson, académicien lui-même. Accrédité au quai Conti par un grand quotidien du matin, Jacques Jaubert a étudié pendant de longues années les moeurs et coutumes étranges des survivants de la "très ancienne tribu". Défenseurs du français, ils travaillent - une heure par semaine - à un dictionnaire que l'on ne voit jamais. Voués à l'immortalité, ils ne cessent de faire l'éloge de leurs morts. "Sirènes à queue verte" selon Jean Cocteau, ils n'attirent les candidats que pour mieux les faire lanterner. À moins qu'ils ne soient ducs, hommes politiques, à la rigueur cardinaux. Des "mots" cruels et des anecdotes significatives illustrent cette satire d'une compagnie à laquelle pourrait s'appliquer cette définition de Mme de Linauge : "Les académies sont des sociétés comiques où l'on garde son sérieux".
Paris, 1735. Une gamine de douze ans rêve en voyant, de sa mansarde, une belle comédienne répéter un rôle dans le salon d'en face. Cet instant fixe son destin. La jeune Claire Leris, bientôt devenue Clairon, s'initie à la scène, à la danse, au chant. Elle apprend en province, de Rouen à Lille, à concilier succès et plaisirs avec les hautes protections, indispensables à une débutante sans défense et sans le sou. A vingt ans, elle débute à la Comédie-Française dans Phèdre. Sa voix profonde envoûte le parterre, son rayonnement sensuel fait dire à un spectateur : « On gagne à l'examiner un plaisir que les autres sens seraient jaloux de partager avec la vue. » Bien des ducs et des princes, les Richelieu, les Choiseul seront du partage, avec quelques amants de coeur dont le comte de Valbelle, l'homme de sa vie. Mais sa passion et sa liberté passeront avant tout. Clairon s'abstrait des amours et des cabales pour étudier. Elle approfondit ses personnages, simplifie le costume, revient à une diction naturelle. Diderot lui donne raison. Voltaire la querelle, il voudrait voir déclamer ses vers avec plus de « pompe ». La tragédienne est bientôt emprisonnée pour avoir résisté aux caprices des « gentilshommes de la Chambre », les tyrans de la Comédie-Française. Profondément croyante, elle quittera la scène en pleine gloire, lorsque ni l'Eglise ni le Roi n'accepteront de relever les comédiens de l'excommunication qui les menace. Elle quittera la France pour régner sur « l'Europe des lumières ». Le margrave de Bayreuth et d'Ansbach, prince tolérant, l'autorisera même à recréer en terre protestante une communauté catholique. De retour d'exil, sous la Révolution, elle fera une dernière conquête, le mari - délaissé - de Mme de Staël. Dans cette biographie très documentée, Jacques Jaubert, ancien courriériste dramatique et littéraire, retrace la vie de Mlle Clairon, qui a attendu la fin d'un siècle tumultueux pour quitter la scène, octogénaire, le 29 janvier 1803. Il y a deux cents ans.