Jacques Lacarrière
Jacques Lacarrière
À l'occasion des 20 ans de la disparition de Jacques Lacarrière, cet ouvrage réunit ses chroniques de presse consacrées à la Grèce, publiées entre 1963 et 2003. Témoin privilégié, il explore une Grèce en mutation. Il nous plonge dans la dictature des colonels, la guerre civile occultée, les crises et renaissances du pays, tout en mettant en lumière les écrivains et poètes grecs qu'il a contribué à faire connaître en France. À travers son regard vif, érudit et engagé, il offre une Grèce du quotidien, loin des clichés. À mi-chemin entre journalisme, récit et essai, D'une Grèce l'autre est un document essentiel pour comprendre l'histoire récente du pays et (re)découvrir une facette méconnue du travail de Lacarrière. Écrivain, essayiste et journaliste, Jacques Lacarrière est le plus grand passeur de la culture grecque au XX siècle. Dès les années 1940, il explore la Grèce, dont il devient un fin observateur, mêlant érudition et sensibilité. À travers des récits de voyage, des essais et des chroniques journalistiques, il éclaire les mutations du pays tout en s'engageant contre la dictature des colonels. Vingt ans après sa disparition, son regard sur la Grèce et le monde demeure essentiel.
À l'occasion du centenaire de sa naissance, les OEuvres poétiques complètes de Jacques Lacarrière paraissent dans une édition revue et augmentée.Renommé pour ses essais et ses récits de voyage, Jacques Lacarrière est aussi l'auteur d'une importante oeuvre poétique née de la confrontation avec le surréalisme d'André Breton, le lyrisme d'Aimé Césaire et les grands auteurs de la Grèce antique. Cette anthologie, qu'il a lui-même composée et commentée, rassemble toutes les étapes d'un parcours poétique nourri de traversées, de rencontres, habité par les figures mythologiques et où la contemplation des paysages et l'observation de la nature le disputent aux récits sur la mort d'Empédocle ou l'enfance d'Icare. " Jacques Lacarrière ne cessa de "butiner dans le champ des poèmes'. Poèmes écrits sur une table de Patmos, une terrasse d'Hydra, en mer Égée, entre Ios et Siphnos, comme l'indiquent les manuscrits, ou encore au sommet d'un belvédère turc. Et bien sûr dans son amer de Sacy, " hune " de la maison où son grand-oncle menuisier entreposait le bois [et d'où il] contemplait les toits du village bourguignon étagés dans le ciel. Quels que soient l'ouvrage et l'empreinte du lieu, son écriture rencontre la poésie, l'un des trois bords du triangle absolu de sa vie, avec l'amour et le voyage. " Extrait de la préface de Valérie Marin La Meslée
Le destin hors du commun de Marie d'Egypte, prostituée devenue sainte dans les premiers siècles de la chrétienté. Ce roman bref et envoutant de Jacques Lacarrière - dont on célèbrera en décembre le centenaire de la naissance - explore l'ardeur du corps et de l'âme.
Trente ans après sa première parution, L'Envol d'Icare est réédité, de quoi redécouvrir l'oeuvre de Jacques Lacarrière.Grand amoureux de la civilisation grecque, Jacques Lacarrière est l'inventeur d'un genre tenant autant du carnet de route que de la promenade à travers l'histoire, l'art et les mythes, de la réflexion philosophique que du poème en prose. L'Envol d'Icare, l'un de ses plus beaux textes, séduit ainsi par une écriture dont l'humour, la malice et la liberté illuminent la rigoureuse quête de savoir. Avec une passionnante minutie, Lacarrière examine chaque étape du projet d'Icare et de son père Dédale pour fuir le Labyrinthe ; la fabrication d'ailes, le plan de vol, le vol proprement dit, la chute. Puis s'attache à répondre à cette question : d'où vient notre fascination pour le mythe d'Icare, ce rêve de devenir homme-oiseau qui est aussi un refus de la condition limitée de terrien ? " Jacques Lacarrière ajoute au plaisir de la connaissance la liberté de la rêverie poétique. Preuves à l'appui, il nous dévoile que les mythes ne meurent jamais, chaque interprétation nouvelle ne faisant qu'étendre une toile tissée par les songes et les désirs des hommes. " Extrait de la préface de Jean-Pierre Luminet
Un inventaire personnel et passionné de lieux, thèmes, objets, personnages réels ou légendaires de la Grèce.
" J'approchai l'arbre vers le soir et d'emblée je le reconnus, inchangé malgré les années. Si les arbres vieillissent autrement que les hommes, c'est qu'ils ont autre chose à nous dire. Sur son tronc, la peau s'écaillait par endroits livrant à l'air la chair à vif. Dans le canal, depuis longtemps désaffecté, lentisques et nénuphars couvaient un monde d'hydromètres, d'araignées d'eau, d'élytres bleus. J'écoutai longtemps ce silence. Puis je fermai les yeux et me glissai sous l'écorce. " Qui n'a pas rêvé au moins une fois de se glisser un soir sous l'écorce d'un platane et de devenir tour à tour loir, criquet, hibou, anguille, boa, escargot, grue cendrée, ou ver luisant ? Dans cette première œuvre de fiction parue en 1980, Jacques Lacarrière nous offre une incursion (on pensera à Lewis Carroll, à Michelet, à Calvino, à Fabre) dans le monde des sensations animales.
Un roman initiatique contemporain porté par une écriture rare. Dans la forêt d'Orient, située en Champagne à proximité de la ville de Troyes, un chevalier sans cheval, sans armure, sans épée, sans tournoi ? du nom d'Ancelot ? accompagné d'un perroquet ara du nom de Thoustra croisent les plus improbables personnages issus de différentes époques. On y verra à tour de rôle et dans des circonstances à chaque fois différentes un stylite perché sur sa couronne, une grue cendrée et bégayante (la forêt d'Orient est une des plus importantes réserves nationales d'oiseaux migrateurs), le Grand-Veneur d'une chasse fantôme et fantastique, une mère Lusine s'ébattant dans une vasque d'eau, un transsexuel béat et androgyne, deux jeunes troubadours de retour d'un voyage mouvementé en Orient ? Aucalette et Nicolin ?, un ermite écologiste qui ne parle qu'avec les vents, deux soeurs et deux frères siamois accolés par couples et qui parlent toutes et tous en même temps.Ici, les thèmes abordés, aussi contemporains soient-ils, sont traités dans un climat et un mode essentiellement fabuleux, comme une chantefable, et dans une écriture délibérément humoristique.
Sourates est le résultat de l'écoute du monde environnant, menée sans aucun préalable, a priori, interdit ni censure. L'auteur propose ici une version très enrichie de son texte, à l'occasion de l'hommage qui lui sera rendu tout au long du mois de février 2005 dans le cadre de la Très Grande Bibliothèque.
Beauté sensuelle d'un texte flamboyant, impudique, brutal, qui dit avec un plaisir égal les voluptés des sens et les ardeurs de l'âme. Michèle Gazier, Télérama Ce roman, ce conte-histoire débute aux temps où finissait un monde. Au IVe siècle, les dieux anciens quittaient l'Egypte. A Alexandrie, capitale de la volupté, vivait Marie, la plus belle et la plus libre de toutes les prostituées de la ville. Près du port, elle se donnait aux hommes jour et nuit, dans l'ivresse du plaisir partagé. Mais tandis que l'histoire inverse son sens et que le dieu des chrétiens pénètre le coeur des hommes, Marie elle aussi ressent une force mystérieuse, un appel fulgurant : elle quitte tout et part au désert à la recherche de l'Infini qui la délivrera de ses remords et de toute vie humaine. Marie la prostituée devient Marie des Sables et rentre dans la légende. A travers le roman de cette extraordinaire existence, Jacques Lacarrière nous entraîne au coeur de ce monde qui bascule en devenant chrétien; Alexandrie, le désert, un dieu nouveau, Marie d'Egypte, prostituée des hommes et amante de Dieu. Jacques Lacarrière,auteur de Chemin Faizant, de l'Eté Grecet de En cheminant avec Hérodote, aborde ici sous une forme entièrement nouvelle une malédiction qui l'avait déjà mené à Alexandrie et au désert d'Egypte, avec Les Gnostiques et Les Hommes ivres de Dieu. Marie d'Egypte est son premier roman.
L'histoire d'un éternel promeneur solitaire, Jacques Laccarière : une liaison heureuse de plus de vingt ans avec la Grèce : une terre, un peuple et une histoire. Préface inédite d'Andrea Marcolongo. C'est sous les portiques de l'Agora d'Athènes où la foule de ses auditeurs, abritée du soleil, venait écouter Hérodote relater ses voyages, que l'on aimerait lire, ou mieux encore entendre lire, L'été grec. Car ce livre est une approche vivante, un témoignage passionné, l'histoire d'une liaison heureuse de plus de vingt ans avec une terre, un peuple et une histoire. L'originalité de l'approche de Jacques Lacarrière réside, littéralement, dans sa démarche. Tels ces ascètes en quête d'un "homme différent', vivant - ivres de Dieu - aux frontières de la mort. Et il devient alors évident que ce que cherche sans relâche sur la terre hellène ce promeneur solitaire, il l'a déjà trouvé en lui-même. A travers le quotidien, les gestes et la langue populaires, dans un style impressionniste où se retrouvent l'harmonie de Sophocle, les chants médiévaux de Digenis, les mémoires du général Makryannis et les Kleftika, ces chants épiques de la guerre d'indépendance, nous passons tout naturellement de l'autre côté du miroir pour retrouver le fil qui relie Eschyle à Séféris, Homère à Elytis et Pindare à Ritsos. A la manière enfin dont on a dit du printemps 68 français qu'il fut "chaud', on peut parler de la chaleur et du souffle libertaire de L'été grec. Mais le plus rare peut-être en ce beau livre est que l'exceptionnelle érudition de l'auteur n'ait en rien entamé l'étonnement, la jeunesse et l'acuité de son regard.
"Helléniste, connaisseur des anciens, Jacques Lacarrière était l'homme idéal pour mettre ses pas dans ceux d'Hérodote, voyageur infatigable et premier "grand reporter" de l'Histoire. Cheminant à ses côtés, l'interrompant à la pause d'utiles commentaires et de lumineux rapprochements, il propose de ce Grec illustre et mal connu une traduction coulante, plus fidèle qu'aucune autre à l'esprit d'un conteur dont la tradition prétend qu'il aimait à lire son oeuvre en public sur l'agora." Matthieu Galey, L'Express.
Un portrait sensible de Jacques Lacarrière, voyageur insatiable, épris de nature, curieux du monde et des hommes. Et une promenade sur les itinéraires personnels de ce merveilleux humaniste. « On insiste peu sur la dimension spirituelle de Jacques Lacarrière ; aussi, j'apprécie particulièrement que ce beau portrait, qui paraît dix ans après qu'il nous a quittés, en souligne l'importance : elle est capitale et sous-tend toute son oeuvre, en ce qu'elle implique une idée très forte de la littérature, de ses pouvoirs et de ce qu'elle révèle de nous-mêmes. » - Michel Le Bris Écrivain, voyageur, poète, traducteur et arpenteur de chemins de connaissance, Jacques Lacarrière occupe une place singulière dans la littérature du XXe siècle. Esprit libre, n'appartenant à aucun courant de pensée mais les appréhendant tous avec une curiosité insatiable, il s'est lancé dans une quête, en solitaire et sans préjugés, s'interrogeant sur la place de l'homme dans l'Univers et dans son rapport à Dieu et aux dieux. En nous faisant découvrir ses questionnements, son parcours personnel et engagé, Florence M.-Forsythe fait revivre le grand voyageur amoureux de la Grèce, le chercheur de vérité parcourant les ruelles d'Alexandrie et les déserts, reliant les civilisations du passé à celles du présent au travers de figures mythiques telles que Marie d'Égypte, Icare ou OEdipe. Dans ce portrait où la vie et l'oeuvre se confondent, Florence M.-Forsythe, qui a bien connu l'écrivain, nous fait découvrir, à partir d'entretiens inédits, un être secret, attentif et généreux qui cherche à concilier l'homme, la nature et l'Univers par une approche éminemment spirituelle, joyeuse et vivante.
L'itinéraire intellectuel de l'un de nos plus grands hellénistes. Chemins d'écriture est avant tout l'itinéraire autobiographique et littéraire de quelques-uns de mes voyages et des livres auxquels ils donnèrent naissance. Les uns comme les autres ont jalonné ma vie au point d'en être le plus souvent indissociables. Voyages à travers la France avec Chemin faisant, années grecques avec L'Eté grec, séjours dans les déserts d'Egypte.avec Les Hommes ivres de Dieu et Marie d'Egypte, en Tunisie avec Sourates et en Turquie avec La Poussière du monde. Errance et écriture ont été - et sont toujours pour moi - les deux voies majeures menant vers toute rencontre avec les autres et vers toute connaissance de soi-même. Si errer, comme je le dis quelque part dans ce livre, c'est d'une certaine façon s'enraciner dans l'éphémère, écrire, c'est essayer de capturer cet éphémère afin de le fixer et l'enfermer dans la durée, c'est se vouloir et devenir oiseleur du Temps. Chemins d'écriture est le journal de cette fragile et hasardeuse alliance.
L'histoire d'un éternel promeneur solitaire, Jacques Laccarière : une liaison heureuse de plus de vingt ans avec une terre, un peuple et une histoire. C'est sous les portiques de l'Agora d'Athènes où la foule de ses auditeurs, abritée du soleil, venait écouter Hérodote relater ses voyages, que l'on aimerait lire, ou mieux encore entendre lire, L'été grec. Car ce livre est une approche vivante, un témoignage passionné, l'histoire d'une liaison heureuse de plus de vingt ans avec une terre, un peuple et une histoire. L'originalité de l'approche de Jacques Lacarrière réside, littéralement, dans sa démarche. Tels ces ascètes en quête d'un "homme différent", vivant - ivres de Dieu - aux frontières de la mort. Et il devient alors évident que ce que cherche sans relâche sur la terre hellène ce promeneur solitaire, il l'a déjà trouvé en lui-même. A travers le quotidien, les gestes et la langue populaires, dans un style impressionniste où se retrouvent l'harmonie de Sophocle, les chants médiévaux de Digenis, les mémoires du général Makryannis et les Kleftika, ces chants épiques de la guerre d'indépendance, nous passons tout naturellement de l'autre côté du miroir pour retrouver le fil qui relie Eschyle à Séféris, Homère à Elytis et Pindare à Ritsos. A la manière enfin dont on a dit du printemps 68 français qu'il fut "chaud", on peut parler de la chaleur et du souffle libertaire de L'été grec. Mais le plus rare peut-être en ce beau livre est que l'exceptionnelle érudition de l'auteur n'ait en rien entamé l'étonnement, la jeunesse et l'acuité de son regard. Grand Prix de Littérature de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre.
" Il n'est de manque véritable que le vide d'un monde privé de poésie. "Dans cette anthologie qu'il avait lui-même composée, Jacques Lacarrière nous livre plus de cinquante ans de voyage dans l'intimité de sa poésie, une poésie nourrie de paysages, de rencontres et de mythes. " Être, à chaque mot, contemporain du premier homme : Adam des mots " : telle aurait pu être la devise de celui qui partagea sa vie entre son amour de l'écriture et sa passion des civilisations anciennes. Plus célèbre pour ses romans et ses récits de voyages, il a toutefois eu un véritable parcours poétique, plus discret mais issu de rencontres déterminantes, parmi lesquelles le surréalisme avec André Breton, la négritude avec Aimé Césaire, les grands classiques de la Grèce antique, avec la traduction de Sophocle ou d'Hérodote ou la peinture de Giorgio de Chirico. S'ajoute à cette liste celle des voyages, des traversées : Patmos, l'archipel des Cyclades, le Mont Athos, mais aussi la France, entre campagne et ville.Celui qui chemine au creux de cette anthologie le comprend aussitôt : le tempérament nomade de son auteur imprime à cette poésie le caractère de l'éphémère, du fugitif. Les figures mythologiques, qu'elles soient argonautes, centaures, néréides ou gorgones, affluent sous la bannière de l'Immémorial Orphée - figure éternelle du poète. La contemplation des paysages, qui offre au langage ses états singuliers, cède devant le récit épique des batailles de l'Aurige, ce conducteur de char dont on retrouva la statue à Delphes. Le cri d'Icare tombant dans la mer résonne comme le cri originel de tout être humain. Cette poésie se situe entre un monde de nature et un monde par-delà la nature, empreint de mythe. De chaque mot, de chaque image, se dégage une sagesse infinie, loin de la contingence des époques, légère comme le nuage et solide comme le minéral. Car les éléments - eau, vent, feu, terre - sont partout présents, seules forces à l'épreuve du temps. Ces poèmes apparaissent donc, selon les termes de l'auteur lui-même, " bucoliques, agraires, forestiers, telluriques, aériens, nébuleux ou céréaliers. " Ils font parvenir jusqu'à nous la voix tout à fait singulière d'un bel esprit, généreux et rêveur.Le livre paraîtra à l'occasion de la 13e édition du Printemps des poètes (7 au 21 mars 2011), dont le thème, fort opportun, est " Infinis paysages ".
Nous sommes en Anatolie, au XIIIe siècle, au temps des sultans seldjoukides et des invasions mongoles. Yunus Emré, derviche errant et poète troubadour, est la figure exemplaire d'un être à la recherche de la vérité. Ce roman, étourdissant voyage au coeur de l'Homme, prend des allures de conte quand il relate les pouvoirs miraculeux et les incroyables prodiges accomplis par les saints errants, sans pour autant nous éloigner du monde actuel par ses constantes réflexions sur les chemins et interrogations de notre époque.
"Oui, forts et denses, éclairants, lumineux furent finalement ces jours de l'été 1944. Ces jours qui contribièrent si fortement à hâter la fin de mon adolescence. Quand les parents furent de retour, une fois la ville libérée, ils pensaient nous trouver intacts, je veux dire tels que nous étions auparavant. Mais nous avions grandi, mûri, et tant changé que s'ils avaient eu ne fût-ce qu'une once d'intuition, ils n'auraient même pas dû nous reconnaître. C'est à ce moment-là, quand tout autour de nous n'était que ruines, que la ville presque entière était à reconstruire et l'avenir à repenser, que je décidai seul, absolument seul (mais avec la complicité du tilleul) de ce que je ferais de ma vie : être cigale et jamais fourmi." Récit, roman, journal, pages d'une autobiographie réduite à quelques mois, ce texte retrace les jours tragiques et cruciaux d'août 1944 où l'auteur fut témoin des combats qui libérèrent la ville d'Orléans. Mais par ses continuelles échappées vers le passé et le futur, ses fréquentes rêveries, réflexions, diversions, Jacques Laccarière nous entraîne bien au-delà des faits décrits, dans l'engagement d'une vie qui se confond avec l'écriture.
" Rien ne me paraît plus nécessaire aujourd'hui que de découvrir ou redécouvrir nos paysages et nos villages en prenant le temps de le faire. Savoir retrouver les saisons, les aubes et les crépuscules, l'amitié des animaux et même des insectes, le regard d'un inconnu qui vous reconnaît sur le seuil de son rêve. La marche seule permet cela. Cheminer, musarder, s'arrêter où l'on veut, écouter, attendre, observer. Alors, chaque jour est différent du précédent, comme l'est chaque visage, chaque chemin. " Ce livre n'est pas un guide pédestre de la France, mais une invitation au vrai voyage, le journal d'un errant heureux, des Vosges jusqu'aux Corbières, au coeur d'un temps retrouvé. Car marcher, c'est aussi rencontrer d'autres personnes et réapprendre une autre façon de vivre. C'est découvrir notre histoire sur le grand portulan des chemins. Je ne souhaite rien d'autre, par ce livre, que de redonner le goût des herbes et des sentiers, le besoin de musarder dans l'imprévu, pour retrouver nos racines perdues dans le grand message des horizons. " J. L.